Sélectionneur des aigles du Mali : qui pour succéder à tom saintfiet ?

Fin d’un cycle pour les Aigles du Mali : qui prendra la relève de Tom Saintfiet ?

Le Mali entre dans une nouvelle phase avec le départ de Tom Saintfiet de son poste de sélectionneur national. Cette décision, officialisée par la Fédération malienne, marque la fin d’une collaboration entamée en août 2024. Le technicien belge a mené l’équipe jusqu’en quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), malgré un parcours marqué par trois matchs nuls en phase de groupes et une victoire en prolongation face à la Tunisie en huitièmes de finale. L’aventure s’est finalement achevée face au Sénégal, avec une défaite 0-1.

Selon les échanges publics entre la Fédération malienne et Tom Saintfiet, la séparation s’est déroulée dans un climat apaisé. Bien que des rumeurs évoquaient des salaires impayés, le technicien belge a tenu à saluer le travail du nouveau président de la Fédération, Mahazou Baba Cisset, suggérant que les désaccords financiers ont été résolus.

Une recherche ciblée pour le prochain sélectionneur

Le départ de Tom Saintfiet n’a rien d’imprévisible. Dès son arrivée à la tête de la Fédération, Mahazou Baba Cisset avait clairement exprimé son souhait de recruter un nouveau sélectionneur. Ses critères sont précis : il cherche un entraîneur africain ayant déjà dirigé une finale de CAN. Cette exigence réduit considérablement le vivier de candidats potentiels.

Des profils de haut niveau à l’étude

Parmi les noms évoqués, trois entraîneurs se distinguent particulièrement :

  • Aliou Cissé (Sénégal) : déjà vainqueur de la CAN en 2021 avec l’équipe sénégalaise, il incarne l’expérience et le succès.
  • Djamel Belmadi (Algérie) : ancien sélectionneur des Fennecs, il a mené l’Algérie à des performances remarquables en compétitions internationales.
  • Walid Regragui (Maroc) : son passage au Maroc a été marqué par une finale de CAN en 2022, prouvant sa capacité à gérer des équipes de haut niveau.

Ces trois techniciens pourraient prochainement recevoir un appel de la Fédération malienne, alors que la recherche d’un nouveau sélectionneur s’intensifie.

Le Mali, en quête d’une nouvelle dynamique, mise sur un profil expérimenté pour poursuivre son ambition sportive sur la scène africaine.

Rôle de la Russie dans la sécurité du Mali et du Sahel

Quel impact la Russie a-t-elle eu sur la sécurité au Mali et dans le Sahel ?

La Russie étend progressivement son influence dans le Sahel grâce à des partenariats militaires, notamment au Mali. Ces accords, désormais sous le feu des projecteurs, soulèvent des questions sur leur efficacité face à la montée des violences dans la région.

Une présence militaire russe en mutation

Après le retrait des forces françaises en 2022, le Mali a sollicité l’appui de Moscou. Les combattants russes, initialement intégrés au groupe Wagner, ont été remplacés par les unités de l’Afrique Corps, placées sous le contrôle direct du ministère russe de la Défense. Cette transition s’est accompagnée d’un changement de stratégie : moins offensive que Wagner, l’Afrique Corps a adopté une approche plus prudente.

Malgré leur présence, les récentes attaques coordonnées dans plusieurs villes maliennes, dont Bamako, ont révélé des faiblesses. Les groupes armés, comme le Front de Libération de l’Azawad (FLA) et Jama’at Nusrat al Islam wal Muslimin (JNIM), ont réussi à s’emparer de Kidal, un bastion stratégique, forçant les forces russes à se retirer.

Les conséquences des attaques du week-end dernier

Les assauts du 26 avril ont été d’une ampleur inédite : des villes comme Gao, Sevare et Kati, abritant des bases militaires majeures, ont été ciblées. Le bilan est lourd : le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, a trouvé la mort, et des centaines de combattants ont été neutralisés. Les forces de l’Afrique Corps, présentes à Kidal, ont quitté la ville après des négociations impliquant l’Algérie.

Les analystes s’interrogent sur la réaction russe. Selon des sources locales, les autorités maliennes avaient prévenu les mercenaires trois jours avant les attaques, mais aucune mesure préventive n’a été prise. L’Afrique Corps affirme avoir soutenu les troupes maliennes par des frappes aériennes, tout en évacuant du matériel et des blessés.

L’image de la Russie dans le Sahel : un bilan mitigé

Lors du départ des Français, Moscou s’est présentée comme un partenaire non colonial, promettant stabilité et sécurité. Pourtant, les récents événements remettent en cause cette image. En 2023, Wagner avait joué un rôle clé dans la reprise de Kidal, mais l’échec actuel de l’Afrique Corps pourrait nuire à sa crédibilité.

La Russie déploie également des effectifs réduits au Niger et au Burkina Faso, où elle agit davantage en tant que conseiller. Cependant, la perte de Kidal et l’incapacité à protéger Bamako d’une potentielle offensive des groupes armés fragilisent sa position.

Les réactions des autorités russes et maliennes

L’Afrique Corps a justifié son retrait de Kidal par une décision conjointe avec Bamako, soulignant l’évacuation des blessés et du matériel. Le ministère russe de la Défense a également affirmé avoir soutenu les opérations militaires, sans fournir de preuves tangibles.

Du côté malien, le chef de la junte, Assimi Goita, a rassuré sur la situation, sans mentionner explicitement l’implication russe. Les doutes persistent quant à l’efficacité réelle des forces russes dans la région.

Quelles perspectives pour l’avenir ?

Les experts estiment que cette crise pourrait dissuader d’autres pays africains de solliciter l’aide de l’Afrique Corps. Ulf Laessing, spécialiste au sein de la Fondation Konrad-Adenauer, souligne que la perte de crédibilité est un revers majeur pour Moscou : « Ils n’ont pas tenu leur promesse de stabilité. »

Alors que les groupes armés maintiennent la pression, notamment avec une menace de siège sur Bamako, l’avenir des partenariats militaires russes dans le Sahel reste incertain. Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer la capacité de la Russie à inverser la tendance.

Centrales thermiques Bénin autonomie énergétique maria-gléta 2

Maria-Gléta 2, le levier énergétique qui sauve le Bénin des coupures

Depuis quelques semaines, les coupures de courant se multiplient dans la communauté CEB. Cette instabilité s’explique principalement par la baisse du niveau d’eau dans les barrages, un phénomène naturel aggravé par un incendie dévastateur survenu le 23 avril au Ghana. Ce sinistre a paralysé une partie du réseau ghanéen, amputant la région d’une puissance cruciale de près de 1 000 MW. Sans une réponse adaptée, le Bénin aurait pu subir des black-outs généralisés.

Heureusement, grâce à une politique énergétique proactive et à la centrale Maria-Gléta 2, le pays maintient aujourd’hui son approvisionnement électrique et évite une crise majeure.

Le Ghana en crise, le Bénin en mode survie

L’incendie survenu au Ghana a créé un déficit énergétique sans précédent. Pour stabiliser son réseau national, Accra a dû suspendre ses exportations vers ses voisins, dont le Bénin. Une décision brutale qui aurait pu plonger le pays dans le noir, comme par le passé.

Pourtant, contrairement aux années précédentes, le Bénin a tenu le choc. Les abonnés de la SBEE ont certes ressenti des perturbations, mais l’impact a été limité. Une preuve que les stratégies d’anticipation mises en place portent leurs fruits.

Centrale électrique moderne

Maria-Gléta 2 : le bouclier énergétique du Bénin

Le Bénin doit aujourd’hui son stabilité électrique à des choix audacieux. La centrale thermique de Maria-Gléta 2, intégrée au Programme d’Action du Gouvernement (PAG), fonctionne à plein régime pour compenser le manque d’importations.

Ce poumon énergétique du pays joue un rôle clé : il transforme une crise potentielle en une simple difficulté maîtrisée. Sans lui, l’économie béninoise aurait subi un ralentissement sévère, et les ménages auraient enduredes coupures prolongées.

Comme le souligne un responsable : « Chaque mégawatt produit localement renforce notre souveraineté et garantit confort et sécurité à la population. »

Infrastructure énergétique du Bénin

Vers une indépendance énergétique totale

Le gouvernement de Patrice Talon ne compte pas s’arrêter là. Conscient que la souveraineté énergétique est un pilier du développement, il accélère les réformes. Modernisation des réseaux, diversification des sources (notamment solaires), et renforcement des capacités thermiques locales : l’objectif est clair.

Le Bénin vise l’autonomie totale. En réduisant sa dépendance aux importations, le pays sécurise son avenir industriel et assure un accès continu à l’électricité pour ses citoyens.

Une résilience qui valide l’action gouvernementale

Bien que la dépendance régionale persiste, les récents événements prouvent l’efficacité des investissements réalisés depuis 2016. La construction de Maria-Gléta a offert au Bénin une résilience énergétique inédite.

Le chemin vers l’indépendance complète est tracé. Ce qui semblait autrefois un rêve lointain est aujourd’hui une réalité en construction.

  • Stabilité électrique : grâce à Maria-Gléta 2 et à une gestion proactive.
  • Souveraineté énergétique : un objectif en passe d’être atteint.
  • Développement durable : des infrastructures modernes et une production locale accrue.

Le départ de Tom Saintfiet du Mali : un adieu sous tension pour les Aigles

Le coach belge Tom Saintfiet a officialisé son départ de la tête de la sélection nationale du Mali, une décision prise alors que le pays traverse une période de vives tensions politiques. Arrivé en août 2024, son mandat s’achève brusquement. Cette annonce intervient dans un climat de forte instabilité, marqué par des offensives répétées de groupes jihadistes et de rebelles touaregs, rendant la situation nationale particulièrement délicate.

C’est via un message publié sur son compte Facebook, daté du 27 avril 2026, que Tom Saintfiet a confirmé la « fin de sa mission » à la tête des Aigles. Il a exprimé sa fierté et son engagement, même face aux « conditions parfois difficiles », tout en affirmant sa volonté de relever un « nouveau challenge » professionnel.

Un bilan solide pour Tom Saintfiet à la tête du Mali : seulement deux défaites en 17 matchs

Le technicien, successeur d’Éric Chelle, a également tenu à adresser un message poignant au peuple malien. « Dans ces circonstances particulièrement difficiles que traverse le Mali, mes pensées les plus sincères accompagnent évidemment le peuple malien et la nation tout entière », a-t-il déclaré, insistant sur l’importance de la « compassion, de la solidarité et de l’unité ». Il a rappelé que « le football reste avant tout un sport, un vecteur de rassemblement », et a formulé l’espoir qu’il « continuera à porter des valeurs de paix et d’espoir pour le Mali ».

Durant son mandat, malgré une situation délicate dans les qualifications pour la Coupe du monde, Tom Saintfiet a mené les Aigles à un parcours notable, avec seulement deux défaites en 17 rencontres. L’une de ces défaites marquantes fut celle concédée en quarts de finale de la dernière CAN, où le Mali s’est incliné 1-0 face au Sénégal. Le coach de 53 ans, un temps pressenti pour prendre les rênes du Ghana avant que Carlos Queiroz ne soit choisi, a conclu son message par des vœux de paix et de stabilité pour le Mali : « Que la paix, la stabilité et l’espoir reviennent durablement au Mali. Je souhaite bonne chance au Mali ! Allez les Aigles ! ». La Fédération malienne de football, par la voix de son président Mahazou dit Baba Cissé, a d’ores et déjà salué le travail de Tom Saintfiet et a lancé un processus de recrutement pour désigner son successeur.

Le Mali remercie son sélectionneur belge après un parcours difficile

le Mali remercie son sélectionneur belge après un parcours difficile

le Mali remercie son sélectionneur belge après un parcours difficile

La Fédération malienne de football a mis fin aux fonctions de Tom Saintfiet, sélectionneur de l’équipe nationale du Mali. L’entraîneur belge, en poste depuis août 2024, n’a pas réussi à qualifier les Aigles pour la Coupe du monde 2026 et s’est incliné en quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 face au Sénégal.

Un hommage mérité pour Tom Saintfiet

Mahazou Cisset, le nouveau président de la Femafoot, a salué la contribution de Tom Saintfiet dans un communiqué officiel publié sur les réseaux sociaux. Il a souligné son engagement constant, son professionnalisme et sa détermination malgré un contexte parfois complexe. «Vous avez su maintenir la cohésion du groupe et structurer le travail technique, tout en portant avec sérieux les couleurs du Mali», a-t-il déclaré.

La Femafoot a lancé un appel à candidatures pour recruter le prochain sélectionneur de l’équipe nationale. Les candidats disposent d’un délai jusqu’au 10 mai pour soumettre leur dossier.

Le football malien se dote d’un nouveau président

Fin de mission pour Tom Saintfiet à la tête des Aigles du Mali

Le technicien belge Tom Saintfiet a officiellement mis un terme à son aventure avec la sélection nationale du Mali.

C’est par le biais d’un courrier daté du lundi 27 avril, relayé ce mercredi sur son compte Instagram, que Tom Saintfiet a annoncé son départ. La Fédération malienne de football (FEMAFOOT) n’a pas tardé à réagir. Par la voix de son président, Mahazou Cisset, l’instance a publié un communiqué pour témoigner sa reconnaissance envers l’entraîneur de 53 ans, qualifié de « véritable gentleman » pour son professionnalisme et son sens de l’écoute.

Dans son message d’adieu, l’ancien sélectionneur a insisté sur la fierté d’avoir servi le Mali, soulignant un engagement total malgré un contexte parfois complexe. Tom Saintfiet a tenu à remercier chaleureusement ses joueurs, les membres de son encadrement technique, ainsi que les autorités du pays. Il a également adressé ses remerciements au peuple malien pour sa ferveur constante.

Un bilan sportif solide et une présence remarquée

Depuis sa nomination en août 2024, le tacticien a dirigé les Aigles lors de 17 rencontres officielles. Son bilan comptable est flatteur avec 9 succès, 6 matchs nuls et seulement 2 revers. Ce parcours inclut les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations, les qualifications pour le Mondial, ainsi que la phase finale de la CAN. Lors de cette dernière, le Mali s’était hissé jusqu’en quarts de finale avant de s’incliner face au Sénégal.

Au-delà de l’aspect purement sportif, Tom Saintfiet a tenu à avoir une pensée pour la situation sécuritaire du pays, touché par des tensions liées notamment au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Il a profité de son départ pour lancer un appel à la solidarité et à la cohésion nationale, exprimant toute sa compassion envers la population malienne.

Véritable spécialiste du football sur le continent, Tom Saintfiet ajoute une nouvelle expérience à son CV déjà bien rempli, après avoir officié sur les bancs de la Gambie, du Togo, du Malawi, de l’Éthiopie, du Zimbabwe et de la Namibie.

Règles fifa 2026 : ce qui change après la finale can Maroc-Sénégal

Règles fifa 2026 : ce qui change après la finale can Maroc-Sénégal

Arbitre et joueurs sur un terrain de football lors d'une finale

À l’aube de la Coupe du monde fifa 2026, l’instance dirigeante du football mondial durcit son arsenal disciplinaire pour éviter les dérives en compétition. Cette initiative survient dans un contexte marqué par les tumultes de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025.

Les incidents de la finale can 2025 à l’origine des nouvelles mesures

Le 18 janvier 2025 à Rabat, lors du choc final entre le Maroc et le Sénégal, l’expulsion des joueurs sénégalais du terrain en pleine rencontre avait provoqué une vive polémique. Des scènes de désordre avaient suivi cette décision, alimentant les débats au sein de la communauté sportive.

Face à cette situation, la fifa a accéléré l’adoption de nouvelles directives via l’International Football Association Board (IFAB). Ces ajustements entreront en vigueur dès le Mondial 2026, qui se déroulera du 11 juin au 19 juillet dans trois pays hôtes : les États-Unis, le Canada et le Mexique.

Des sanctions immédiates pour les contestations arbitrales

Parmi les innovations majeures, la fifa instaure une tolérance zéro envers les joueurs quittant le terrain pour protester contre une décision de l’arbitre. Désormais, tout joueur effectuant ce geste s’expose à une expulsion immédiate. Cette règle s’étend également aux membres du staff technique incitant à ce type de comportement.

Le communiqué officiel précise : « À la discrétion de l’organisateur, l’arbitre peut exclure tout joueur quittant la pelouse pour contester une décision arbitrale. Cette mesure s’applique également aux officiels encourageant une telle attitude. »

Fin des arrêts de match volontaires : la fifa frappe fort

Autre bouleversement : toute équipe provoquant l’interruption définitive d’un match sera sanctionnée d’une défaite par forfait. L’objectif ? Mettre un terme aux arrêts de jeu intentionnels qui nuisent à l’intégrité des compétitions.

Lors de la finale can 2025, le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, avait ordonné à ses joueurs de quitter la pelouse après un penalty accordé au Maroc et un but refusé aux Lions. Ces événements avaient plongé le match dans le chaos avant le retour des joueurs sur le terrain.

Une politique de tolérance zéro pour préserver l’intégrité du football

Avec ces nouvelles dispositions, la fifa cherche à garantir un déroulement serein des compétitions internationales. L’instance vise à éviter les contestations excessives et à maintenir l’ordre sur les terrains, tout en protégeant la crédibilité des tournois majeurs.

Que retenir des nouvelles règles fifa 2026 ?

  • Expulsion immédiate pour les joueurs quittant le terrain en signe de protestation
  • Sanction par forfait pour les équipes interrompant volontairement un match
  • Application étendue aux membres du staff technique
  • Renforcement de la discipline pour préserver l’image du football

Ces mesures marquent un tournant dans la gestion des conflits en compétition, avec une volonté affichée de moderniser les réglementations pour l’ère du football professionnel.

Crise au Mali : quel avenir pour la junte après l’offensive surprise des rebelles ?

Crise au Mali : quel avenir pour la junte militaire après l’offensive surprise des rebelles ?

Des combattants en tenue de camouflage autour d'un pick-up sur une route poussiéreuse au Mali

Une vague de violence sans précédent a secoué le Mali ces derniers jours, après une offensive coordonnée d’une ampleur inédite menée par des groupes armés dans plusieurs villes du pays. Des assaillants ont pénétré jusqu’à Bamako, la capitale, où le ministre de la Défense a été assassiné. Parallèlement, des zones entières du nord du pays, notamment la ville de Kidal, ont été prises par les rebelles. Ces événements ont immédiatement suscité des interrogations sur la stabilité du gouvernement dirigé par le colonel Assimi Goïta, au pouvoir depuis le coup d’État d’août 2020.

Les habitants de Bamako, Gao, Mopti et d’autres grandes villes se sont réveillés samedi au son des détonations et des échanges de tirs. Une coalition de deux groupes, le Front de libération de l’Azawad (FLA), un mouvement séparatiste, et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), lié à Al-Qaïda, a revendiqué ces attaques. Ces événements marquent un tournant dans le conflit malien, déjà marqué par des années d’insécurité.

Pourquoi cette offensive rebelle inquiète-t-elle autant ?

L’ampleur des attaques et le retrait des forces maliennes, soutenues par des mercenaires russes, de la ville stratégique de Kidal, désormais sous contrôle du FLA, ont mis en lumière les faiblesses du gouvernement actuel. Le colonel Goïta, qui s’est rarement exprimé depuis le début de la crise, a finalement pris la parole à la télévision nationale pour tenter de rassurer la population. Il a affirmé que la situation était « sous contrôle » et promis de « neutraliser » les responsables des attaques.

Cependant, la mort du ministre de la Défense, Sadio Camara, lors de l’assaut, soulève des questions sur la capacité de l’armée à coordonner une contre-offensive efficace. Certains analystes soulignent que Camara était un pilier du régime, notamment en tant que principal interlocuteur de Moscou pour la gestion des mercenaires russes en Afrique. Sa disparition pourrait fragiliser les relations entre le Mali et la Russie, un partenariat clé depuis le départ des forces françaises en 2022.

Trois scénarios possibles pour l’avenir de la junte

Scénario 1 : la junte maintient son pouvoir et lance une contre-offensive

Les experts s’accordent à dire que c’est le scénario le plus probable à court terme. Bien que les rebelles aient pris le contrôle de plusieurs zones, le gouvernement contrôle encore les principales villes et les institutions étatiques. La réussite ou l’échec d’une contre-offensive militaire sera déterminante pour la survie de la junte.

Le colonel Goïta a tenté de montrer un visage rassurant en rencontrant l’ambassadeur russe Igor Gromyko et en se rendant dans un hôpital de Bamako pour saluer les blessés. Pourtant, la menace d’une avancée des rebelles vers le sud, notamment vers Gao et Timbuktu, reste une préoccupation majeure. Le porte-parole du FLA, Mohamed Elmaouloud Ramadane, a clairement indiqué que la conquête de Gao et Timbuktu était une priorité pour son mouvement.

Cependant, la perte du ministre de la Défense et la fragilité des alliances militaires pourraient compliquer cette stratégie. L’armée malienne, déjà affaiblie par des années de conflit, devra faire face à un ennemi déterminé et bien organisé.

Scénario 2 : la junte reste au pouvoir avec le soutien de la Russie mais cherche de nouveaux alliés

L’échec des forces russes à protéger des villes clés et à empêcher la chute de Kidal a sérieusement ébranlé leur réputation en tant que partenaire fiable pour la sécurité au Mali. Analystes et observateurs s’accordent à dire que ce revers pourrait pousser Bamako à diversifier ses alliances militaires.

Plusieurs pistes sont évoquées : un rapprochement avec la Turquie, qui a déjà fourni des drones au Mali et formé des unités de l’armée malienne, ou une réouverture du dialogue avec les États-Unis. Ces derniers ont récemment envoyé un haut responsable du département d’État à Bamako pour exprimer leur « respect pour la souveraineté du Mali » et proposer une nouvelle dynamique dans leurs relations.

Une autre option serait un renforcement des liens avec les pays voisins, notamment le Niger et le Burkina Faso, au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Ce bloc régional, composé des juntes militaires du Mali, du Niger et du Burkina Faso, a promis son soutien à Bamako, bien que son rôle concret en tant que force de combat reste limité.

Pour la Russie, cette situation représente un test pour sa stratégie africaine. Si Moscou est perçue comme incapable de protéger ses alliés, d’autres gouvernements de la région pourraient reconsidérer leur dépendance vis-à-vis de Moscou.

Scénario 3 : la junte est renversée sous la pression des attaques

Les attaques de samedi constituent la plus grave menace à laquelle le gouvernement militaire a été confronté depuis des années. Une intensification des violences pourrait exacerber le mécontentement populaire et affaiblir davantage la junte.

Plusieurs possibilités s’offrent alors : un nouveau coup d’État mené par une faction militaire différente, ou une prise de pouvoir par une alliance entre le FLA et le JNIM. Cependant, cette dernière hypothèse soulève des questions sur la viabilité d’un tel gouvernement, étant donné les profondes différences idéologiques entre les deux groupes.

Le FLA se présente comme un mouvement nationaliste et politique, tandis que le JNIM est un groupe armé islamiste. Bien que les deux mouvements aient collaboré par le passé, notamment lors de la rébellion touarègue de 2012, leurs objectifs à long terme divergent. Un porte-parole du FLA a d’ailleurs précisé qu’il n’y avait « pas de fusion » entre les deux groupes, soulignant que le JNIM devrait renoncer à ses liens avec Al-Qaïda pour envisager une alliance.

Les analystes craignent que cette situation ne débouche sur un scénario similaire à celui de la Syrie, où un groupe autrefois affilié à Al-Qaïda a fini par prendre le pouvoir, tout en étant critiqué par des islamistes plus radicaux pour son manque de rigorisme religieux. Une telle évolution au Mali pourrait déstabiliser davantage la région et compliquer les efforts de lutte contre le terrorisme.

Conclusion : une période critique pour le Mali et la junte

Les prochains jours seront décisifs pour le Mali. La capacité de la junte à riposter efficacement, à maintenir ses alliances et à éviter une escalade du conflit déterminera non seulement son avenir, mais aussi la stabilité de toute la région du Sahel.

Les habitants du Mali, déjà éprouvés par des années de crise sécuritaire, d’instabilité politique et de difficultés économiques, attendent avec anxiété de voir comment cette crise sera résolue. Une chose est sûre : le pays se trouve à un carrefour historique, et les choix faits aujourd’hui auront des répercussions durables sur son avenir.

Mali : les mercenaires russes d’Africa Corps en difficulté face aux offensives djihadistes

Un revers à la fois stratégique et symbolique majeur a secoué le nord-est du Mali. Le dimanche 26 avril, à Kidal, les forces russes d’Africa Corps, qui ont succédé au groupe Wagner en 2025 et sont alliées à la junte de Bamako, ont été contraintes à une défection. Des images circulant sur les réseaux sociaux témoignent de cette retraite précipitée et humiliante. Embarqués dans des camions, désarmés et sous la pression du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), également connu sous le nom de JNIM, ainsi que de leurs alliés rebelles touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA), les hommes d’Africa Corps ont quitté la zone en urgence. Leur départ a été si rapide que des dizaines de véhicules blindés et d’hélicoptères ont été abandonnés, tombant entre les mains des djihadistes et des rebelles touaregs. Par ailleurs, plusieurs soldats maliens ont été capturés après de brefs affrontements.

Depuis le samedi précédent, le pays sahélien est le théâtre d’une série d’attaques coordonnées menées par des djihadistes du GSIM, affiliés à Al-Qaïda, en collaboration avec la rébellion indépendantiste touareg du FLA. Ces offensives ont ciblé des positions stratégiques de la junte à travers tout le territoire malien, y compris en périphérie de la capitale, Bamako.

Un tournant à Kidal : la revanche des rebelles

Le groupe paramilitaire Africa Corps, désormais sous le contrôle direct du ministère russe de la Défense, a confirmé lundi le retrait de ses troupes de Kidal, ville emblématique du nord du Mali. Cette évacuation représente une véritable revanche pour les rebelles du FLA. Dix-huit mois auparavant, en novembre 2023, ils avaient vu les mercenaires russes du groupe Wagner s’emparer de la ville et y hisser fièrement leur étendard. Pour les alliés russes de la junte malienne, il s’agit d’un échec cuisant. Djenabou Cissé, chercheuse associée à la Fondation pour la recherche stratégique, souligne que « le seul véritable succès stratégique que les Russes avaient permis depuis leur arrivée au Mali en 2021, c’était justement la prise de Kidal, bastion touareg historique ». Sa chute actuelle est perçue comme un désaveu manifeste de leur capacité.

LIRE AUSSI : Ce que l’on sait des attaques au Mali menées par des « groupes terroristes » à Bamako et d’autres villes

Les attaques coordonnées du GSIM ont également visé la capitale Bamako, ainsi que la ville de Kati, où se trouve la principale base militaire du pays, et Gao, une ancienne base des Nations unies. Au total, au moins six villes maliennes ont été ciblées par ces offensives.

Depuis 2021, le Mali est sous la direction d’une junte militaire, issue d’un coup d’État la même année. Parallèlement, le pays est en proie depuis des années aux assauts du groupe djihadiste affilié à Al-Qaïda, qui a contribué à faire de la région l’épicentre mondial du terrorisme en 2025, selon un rapport de l’Institute for Economics and Peace. Depuis l’été 2025, les djihadistes ont infligé de nombreuses défaites aux forces armées maliennes et à leurs alliés russes, instaurant notamment des blocus autour de la capitale, dans une tentative d’asphyxie économique.

L’inefficacité des mercenaires russes face aux défis maliens

Pour contrer l’avancée djihadiste, les dirigeants militaires maliens ont fait appel à des mercenaires russes, d’abord avec Wagner à partir de 2021, puis avec Africa Corps depuis 2025. Cependant, cette présence n’a pas enrayé la violence, qui n’a fait qu’empirer. Il est à noter que certaines des pires attaques contre des civils ont été perpétrées par ces mercenaires russes et des éléments de l’armée malienne. Depuis 2021, des rapports d’organisations internationales ont mis en évidence une recrudescence des violences sexuelles liées au conflit, attribuées aux forces de défense et de sécurité maliennes et à leurs supplétifs russes.

Selon Wassim Nasr, expert des mouvements djihadistes, « il était clair depuis longtemps que les mercenaires russes étaient inefficaces en tant que partenaires de lutte contre le terrorisme, que ce soit au sein du groupe Wagner ou maintenant au sein d’Africa Corps. Les attaques de samedi n’ont fait que confirmer ces difficultés ».

LIRE AUSSI : Au Mali, l’étau djihadiste se resserre : Bamako ne tient plus qu’à un fil

Ce week-end, des vidéos provenant de tout le Mali ont illustré l’ampleur des attaques. À Kidal, les djihadistes ont pris d’assaut le bureau du gouverneur. À Bamako, des résidents ont observé les combattants du GSIM pénétrer dans la ville sans rencontrer de résistance significative. En périphérie de la capitale, à Kati, quartier général de la junte, une attaque à la bombe a détruit la résidence du ministre de la Défense, Sadio Camara, qui a péri dans cette offensive.

Réactions officielles et sentiment de trahison à Kidal

Lundi, le Premier ministre Abdoulaye Maïga s’est exprimé devant la presse, rendant hommage au ministre de la Défense Sadio Camara et cherchant à apaiser la population. Le président de la junte, Assimi Goïta, lors de sa première apparition télévisée depuis le début de l’offensive djihadiste samedi, a affirmé mardi soir que la situation était « sous contrôle » et que les opérations se poursuivraient jusqu’à la « neutralisation complète des groupes impliqués ».

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Malgré les déclarations officielles, l’échec des forces armées maliennes (Famas) et des soldats d’Africa Corps est déjà remis en question au Mali, en dépit des restrictions sur la liberté d’expression. Un officier malien a confié que « les Russes nous ont trahis à Kidal ». Selon lui, le gouverneur de la région aurait alerté les mercenaires russes « trois jours avant l’attaque, et ils n’ont rien fait. En réalité, ils avaient déjà négocié leur départ ». Si les Russes ont quitté Kidal, des indications suggèrent qu’ils pourraient également se retirer d’autres localités du nord, ce qui risquerait d’affaiblir davantage l’armée régulière malienne.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a refusé de commenter la capacité d’Africa Corps à maîtriser la situation lors de son briefing quotidien ce mardi 28 avril. Il a néanmoins assuré que ses forces avaient empêché les combattants du FLA et du GSIM de mener une tentative de coup d’État au Mali.

Can 2025 : le Maroc sous pression judiciaire avant la date limite du tas

L’affaire judiciaire autour de la CAN 2025 prend une nouvelle dimension avec une échéance cruciale fixée par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS). Les responsables de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) disposent jusqu’au 7 mai 2026 pour soumettre leur mémoire de défense dans le cadre de l’appel lancé par le Sénégal. Cette décision place la FRMF sous une pression intense et relance le suspense autour du titre continental.

Maroc : un délai serré pour défendre son titre de la CAN 2025

La finale de la CAN 2025, initialement remportée par le Sénégal, avait été marquée par des tensions majeures au stade Prince Moulay Abdellah à Rabat. Un penalty litigieux accordé au Maroc en fin de match avait provoqué le départ des joueurs sénégalais, avant leur retour et une victoire en prolongation (1-0) grâce à Pape Gueye. Pourtant, le Jury d’appel de la CAF avait annulé ce résultat le 17 mars, déclarant le Sénégal forfait et octroyant un score de 3-0 en faveur du Maroc.

Cette décision, contestée par la Fédération Sénégalaise de Football, a été portée devant le TAS dès le 25 mars. Les Lions de la Teranga réclament désormais la restitution de leur titre, plongeant le football africain dans une attente angoissante.

Procédure au ralenti : le Maroc refuse l’accélération demandée par le Sénégal

Le Sénégal avait sollicité une procédure accélérée, mais le Maroc a opposé son veto, imposant ainsi des délais classiques. Après le dépôt du mémoire marocain prévu pour le 7 mai, la CAF et le Sénégal disposeront d’un délai pour répondre. Une audience orale au siège du TAS à Lausanne est fortement probable, avec la possibilité d’entendre des témoins clés.

Cette confrontation juridique mobilise des cabinets d’avocats internationaux spécialisés en droit du sport, transformant l’affaire en un enjeu à la fois sportif, diplomatique et légal. Les deux fédérations s’affrontent dans une bataille où chaque détail compte.

Une décision qui pourrait tout changer pour le football africain

Le délai de traitement d’un dossier au TAS varie généralement entre six et douze mois. Par conséquent, la désignation du véritable champion d’Afrique 2025 pourrait être repoussée jusqu’à la fin de l’année 2026. Quelle que soit l’issue, la sentence sera sans appel et s’imposera à toutes les parties concernées.

Si le TAS venait à infirmer la décision de la CAF, ce serait un véritable séisme pour la gouvernance du football en Afrique. Une incertitude qui plane désormais sur l’avenir de la compétition et qui attise les débats parmi les supporters et les experts.

Maroc et Mali : une solidarité ferme face aux menaces terroristes et séparatistes

Le Maroc réaffirme son soutien indéfectible au Mali devant le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine

Lors d’une session dédiée à la situation au Mali, une délégation marocaine a réitéré, avec force, sa solidarité envers le pays face aux attaques terroristes et séparatistes qui ont frappé plusieurs villes maliennes le week-end dernier. Dans un communiqué diffusé depuis Marrakech, la représentation du Royaume a « condamné avec la plus grande fermeté les agressions ciblant les zones civiles et militaires », tout en exprimant sa profonde compassion envers les familles des victimes et le peuple malien.

Le Maroc a également réaffirmé son engagement total en faveur de la souveraineté, de la sécurité, de la stabilité et de l’intégrité territoriale du Mali. Les autorités marocaines ont appelé à une mobilisation rapide des ressources nécessaires pour une réponse adaptée, en coordination étroite avec les autorités maliennes.

Une condamnation immédiate et un soutien constant

Dès les premières heures suivant les attaques, le Maroc a exprimé sa condamnation sans équivoque. Une source diplomatique marocaine a déclaré samedi que « le Royaume du Maroc condamne avec la plus grande fermeté ces actes lâches et criminels », réaffirmant l’appui de Rabat aux autorités maliennes dans leur lutte contre le terrorisme et le séparatisme au Mali et dans toute la région du Sahel.

Les attaques, d’une ampleur inédite, ont été menées par des groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda, en coordination avec des séparatistes touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA). Sept villes, dont Bamako, Kati, Kidal et Gao, ont été prises pour cible. Parmi les victimes figure le ministre malien de la Défense, le général Sadio Camara, tué dans un attentat-suicide à son domicile. Le chef de la junte, le général Assimi Goita, reste introuvable depuis ces événements. La ville stratégique de Kidal est tombée sous le contrôle des rebelles, tandis que des mercenaires du Corps africain russe se sont retirés sous un accord avec les groupes armés.

L’ombre d’une guerre secrète menée par l’Algérie ?

Alors que le Maroc se positionne en allié du Mali, des observateurs et analystes s’interrogent sur le rôle de l’Algérie. Selon eux, les attaques du 25 avril ne seraient pas survenues dans un vide géopolitique, mais constitueraient une forme de représailles après la décision souveraine de Bamako, prise deux semaines plus tôt, de retirer sa reconnaissance du « SADR » autoproclamé et de soutenir officiellement le plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental.

Une réponse algérienne à la rupture stratégique du Mali

Le gouvernement algérien, dont la diplomatie africaine repose en grande partie sur la question du Sahara occidental, a perçu cette décision comme une insubordination stratégique. Des analystes spécialisés dans les dynamiques sécuritaires du Sahel estiment que les attaques coordonnées du 25 avril s’inscrivent dans une campagne de déstabilisation systématique menée par l’Algérie depuis que Bamako a rompu avec son influence.

Le Mali a à plusieurs reprises accusé Alger de soutenir des factions séparatistes et d’interférer dans ses affaires internes. Ces allégations ne sont pas infondées : l’Algérie est régulièrement pointée du doigt pour son soutien logistique, financier et diplomatique aux groupes séparatistes dans la région. Le Front Polisario reste l’exemple le plus flagrant de cette stratégie, mais des observateurs craignent que le même schéma ne soit désormais appliqué contre le Mali.

Une guerre de l’information et une stratégie de déni

Dans les heures qui ont suivi les attaques, les médias algériens ont lancé une offensive d’information coordonnée. Des médias semi-officiels et des réseaux numériques proches de l’État ont amplifié les récits séparatistes, gonflé les chiffres des victimes militaires maliennes et diffusé des informations non vérifiées sur le sort des hauts responsables. Le message sous-jacent était clair : quitter l’orbite algérienne a un prix.

Cette campagne de désinformation s’est déroulée en parallèle du silence imposé par Alger sur les incidents terroristes survenus sur son propre territoire. Malgré les rapports de surveillance internationale signalant des menaces sécuritaires dans la région de Blida et les conseils aux voyageurs émis par plusieurs ambassades occidentales, les médias algériens ont maintenu un black-out total. Cette contradiction révèle une dualité cynique au cœur de la politique algérienne : étouffer le terrorisme à l’intérieur des frontières tout en l’exploitant à l’extérieur comme un outil de pression géopolitique.

La dénonciation de l’accord d’Alger de 2015 par le conseil militaire transitionnel malien, en raison des actions hostiles répétées de l’Algérie, a privé Alger de son principal levier d’influence sur Bamako. Ce texte, utilisé pendant des années pour maintenir une menace permanente contre le gouvernement malien, a été neutralisé. En réponse, Alger a intensifié ses actions via des proxys armés, des opérations d’information et une déstabilisation territoriale.

Le Maroc, un partenaire basé sur la confiance et la souveraineté

Contrairement à la posture coercitive de l’Algérie, le Maroc adopte une approche fondée sur la confiance dans la capacité des pays du Sahel à gérer leurs propres crises. En juin 2024, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue burkinabè à Rabat, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a rappelé cette doctrine : « Le Maroc s’oppose fermement à la logique de ceux qui donnent des leçons et font du chantage aux pays du Sahel ».

Le chef de la diplomatie marocaine a ajouté : « Même dans le voisinage du Sahel, certains pays préfèrent gérer la situation par le chantage et régler leurs propres problèmes au détriment de la stabilité régionale ». Selon lui, Rabat offre une expertise et un accompagnement sans condition, ni subordination politique. « Ils n’ont pas besoin de tuteurs, mais de partenaires », a-t-il souligné. Une approche où la souveraineté est respectée, à l’opposé de la stratégie algérienne perçue comme une forme de domination déguisée en fraternité.

Litige CAN 2025: le TAS fixe une échéance cruciale au Maroc pour sa défense

CAN 2025 : le TAS, arbitre décisif du bras de fer Maroc–Sénégal

L’intense affaire de la finale de la CAN 2025, désormais soumise à l’arbitrage du Tribunal Arbitral du Sport (TAS), s’apprête à franchir une étape cruciale. La Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) a été informée de la date butoir pour déposer son mémoire de défense.

La rencontre finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 entre le Maroc et le Sénégal, déjà riche en rebondissements, a engendré un litige majeur. Ce dossier, pris en charge par le TAS, entre à présent dans sa phase la plus déterminante. La plus haute instance sportive a en effet communiqué au Maroc, via sa fédération, la date limite du 7 mai 2026 pour la soumission de son argumentaire de défense.

L’accélération du processus judiciaire fait suite à la réception par le TAS du recours déposé par la Fédération Sénégalaise de Football (FSF). Il convient de rappeler que le Sénégal avait vivement contesté la décision de la Confédération Africaine de Football (CAF), rendue en appel le 17 mars, qui avait attribué la victoire de la CAN 2025 au Maroc sur tapis vert, sur le score de 3 à 0.

Un échéancier rigoureux a été mis en place par le TAS pour cette affaire sensible. La FRMF a donc jusqu’au 7 mai 2026 pour présenter officiellement son dossier de défense. Le président de la fédération marocaine, Fouzi Lekjaa, avait déjà exprimé sa pleine confiance dans la robustesse des arguments marocains, mentionnant des preuves « irréfutables et étayées », notamment des rapports d’arbitres, des documents officiels et des supports vidéo.

Cependant, le dénouement de cette affaire de la finale de la CAN 2025 n’est pas imminent. Contrairement à la demande du Sénégal d’accélérer la procédure, le TAS maintiendra un calendrier standard. Cette requête a été refusée par les autres parties impliquées, le Maroc et la CAF, qui ont privilégié un déroulement classique pour permettre une élaboration approfondie de leurs argumentaires respectifs.

Le Tribunal Arbitral du Sport devrait donc s’en tenir à son calendrier habituel. Alors que le Sénégal espérait une décision avant la Coupe du Monde 2026, les estimations actuelles prévoient un délai de 9 à 12 mois pour le prononcé du verdict final. Il est donc fort probable que l’épilogue de ce litige survienne vers la fin de l’année en cours.