Can 2025 : le Sénégal déchu de son titre — quel impact pour le football africain ?

Une décision controversée de la CAF

La Confédération africaine de football (CAF) a retiré au Sénégal son titre de champion d’Afrique remporté lors de la CAN 2025, pour l’attribuer au Maroc, pays hôte de la compétition. Cette annulation, intervenue après appel, soulève des interrogations majeures : comment une instance sportive peut-elle revenir sur le résultat d’un match déjà joué, et quelles répercussions cette décision aura-t-elle sur l’avenir du football africain ?

Terrain de football avec des joueurs en action lors d'un match

Les faits marquants de la finale

Le 18 janvier 2026, la finale de la CAN 2025 opposait le Sénégal au Maroc, dans un contexte déjà tendu en raison d’allégations de partialité envers les arbitres et d’une gouvernance controversée de la CAF. Plusieurs incidents ont émaillé le match : un but refusé aux Lions de la Téranga à la 92e minute, puis un pénalty accordé au Maroc à la 98e minute, déclenchant une réaction vive de l’équipe sénégalaise. Protestataires, les joueurs et le staff ont quitté le terrain avant de revenir pour disputer les prolongations, où le Sénégal a finalement marqué et remporté la victoire.

Les arguments de la CAF

Selon les Règlements de la CAN, toute équipe refusant de jouer ou quittant le terrain sans autorisation arbitrale est déclarée perdante sur tapis vert (3-0). La Fédération royale marocaine de football (FRMF) a saisi le Jury disciplinaire de la CAF, qui a initialement rejeté le recours. Cependant, le Jury d’Appel a estimé que le Sénégal avait enfreint l’article 82 des Règlements, le déclarant forfait et attribuant la victoire au Maroc. Face à cette décision, le Sénégal a décidé de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Le recours du Sénégal devant le TAS : enjeux et perspectives

Le recours introduit par le Sénégal s’appuie sur les Statuts de la CAF et le Code de l’Arbitrage en matière de sport, avec une possible application du droit suisse en cas de lacune. Le TAS devra examiner si la décision du Jury d’Appel est conforme aux textes en vigueur, en tenant compte de précédentes jurisprudences similaires. Les arguments sénégalais pourraient porter sur deux axes :

  • L’interprétation des faits : le Sénégal conteste la qualification de son action comme un « refus de jouer » ou un abandon, soulignant le caractère temporaire de la protestation.
  • La légitimité des sanctions : l’équipe pourrait invoquer le principe selon lequel l’arbitre est seul compétent pour gérer les incidents en temps réel, remettant en cause la requalification *a posteriori* du Jury d’Appel.

Ce que l’on peut attendre du TAS

Le recours n’a pas d’effet suspensif, ce qui signifie que la décision de la CAF reste en vigueur jusqu’à celle du TAS. Le Sénégal pourrait obtenir gain de cause si le Tribunal estime que la sanction est disproportionnée ou mal fondée. Historiquement, le TAS a déjà annulé des décisions de la CAF (ex. : CAS 2019/A/6483) ou les a confirmées (ex. : CAS 2020/A/6907). La décision finale, attendue dans les prochaines semaines, déterminera l’issue de ce litige et ses répercussions sur le football africain.

Un tournant pour le football africain ?

Cette affaire met en lumière les tensions entre les principes de justice sportive et les réalités du terrain. La décision du TAS pourrait influencer la gouvernance future des compétitions africaines, tout en soulignant l’importance d’un arbitrage transparent et équitable. Pour les supporters, cette situation rappelle les enjeux cruciaux du football en Afrique : équité, respect des règles et passion du jeu.

Can 2025 : le Sénégal conteste la décision de la caf devant le tas

CAN 2025 : pourquoi le Sénégal conteste-t-il la décision de la CAF devant le TAS ?

La Confédération africaine de football (CAF) a retiré le titre de champion d’Afrique 2025 au Sénégal, pour le confier au Maroc après un appel déposé par la Fédération royale marocaine de football. Cette décision, qui survient après une finale controversée, soulève des questions sur la légitimité des sanctions disciplinaires et les recours possibles devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Équipe du Sénégal et du Maroc en finale de la CAN 2025

Les raisons de la décision de la CAF contre le Sénégal

La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, opposant le Sénégal au Maroc, a été marquée par une série d’incidents. Le Sénégal a d’abord vu un but refusé en fin de match pour une prétendue irrégularité, avant qu’un penalty controversé ne soit accordé au Maroc à la 98ème minute. Face à ces décisions arbitrales, l’équipe sénégalaise a quitté le terrain en signe de protestation, entraînant une interruption de 15 minutes. Le match a finalement été remporté par le Sénégal en prolongations.

Cependant, selon les Règlements de la CAN 2025, une équipe quittant le terrain sans l’autorisation de l’arbitre est considérée comme perdante par forfait (score de 3-0). C’est sur cette base que la Fédération royale marocaine de football a saisi le Jury disciplinaire de la CAF, qui a initialement rejeté la réclamation. Un recours a ensuite été déposé devant le Jury d’appel, aboutissant à la décision de déclarer le Sénégal forfait et d’attribuer le titre au Maroc.

Les fondements du recours du Sénégal devant le TAS

Le Sénégal a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour contester la décision de la CAF. Ce recours s’appuie sur les Statuts de la CAF et le Code de l’arbitrage sportif, qui prévoient que le TAS doit appliquer en priorité les règles de la CAF et, subsidiairement, le droit suisse. L’enjeu principal réside dans l’interprétation des articles 82 et 84 des Règlements de la CAN, qui définissent les conséquences d’un abandon de match.

Le TAS pourrait également se référer aux Lois du Jeu de la FIFA ou au Code disciplinaire de la FIFA, notamment pour évaluer si l’attitude de l’équipe sénégalaise peut être qualifiée de « refus de jouer ». Le Sénégal pourrait aussi invoquer le principe selon lequel les décisions arbitrales sont définitives, remettant en cause la sanction imposée par la CAF.

Quelles suites attendre du recours sénégalais ?

Le recours du Sénégal devant le TAS ne suspend pas l’exécution de la décision de la CAF, qui reste en vigueur jusqu’à un verdict définitif. Le contentieux en est encore à ses débuts, avec des questions de recevabilité à trancher, comme le délai de dépôt du mémoire d’appel. Sur le fond, le Sénégal pourrait contester deux points :

  • L’interprétation des articles 82 et 84 par le Jury d’appel, arguant qu’une interruption temporaire ne constitue pas un abandon définitif ;
  • L’ingérence des instances disciplinaires de la CAF dans les prérogatives de l’arbitre, seul compétent pour gérer les incidents en temps réel.

Le TAS, qui dispose d’une expertise reconnue dans les litiges sportifs, pourrait soit annuler la décision de la CAF, soit la confirmer. La décision sera définitive et aura un impact majeur sur le sport africain.

Massacre de seize civils au Niger près de la frontière malienne

L’ouest du Niger frappé par une attaque meurtrière

Un massacre de seize civils a été perpétré vendredi dans la localité de Banibangou, située dans la région de Tillabéri, à l’ouest du Niger. Cette zone frontalière avec le Mali, habituellement en proie à l’insécurité, avait connu une relative accalmie ces derniers mois avant ce drame.

Selon les informations disponibles, des hommes armés non identifiés ont pris pour cible des habitants, plongeant la région dans l’effroi. Banibangou, considérée comme un point stratégique, est régulièrement affectée par les activités djihadistes qui sévissent dans cette partie du Sahel.

Des groupes terroristes actifs dans la zone

La région de Tillabéri, notamment près de la frontière avec le Mali, est sous la menace constante de plusieurs organisations terroristes. Parmi elles figurent l’État islamique au Sahel (EIS) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda. Ces groupes multiplient les attaques meurtrières contre les populations civiles et les forces de sécurité.

Les autorités locales et les populations civiles appellent à une mobilisation renforcée pour éradiquer cette menace et garantir la sécurité des habitants.

Qui est sacré champion de la can 2025-2026 ?

La Coupe d’Afrique des Nations 2025-2026 a réservé son lot de rebondissements, mais c’est finalement le Sénégal qui a soulevé le trophée continental après une finale haletante face au Maroc, pays hôte. Une victoire 1-0 en prolongation qui marque l’histoire du football africain.

À suivre sur cette page Calendrier, résultats, parcours des équipes et analyse de la finale.

Une finale sous haute tension entre le Sénégal et le Maroc

Le Stade Prince Moulay Abdellah à Rabat a vibré au rythme d’une finale intense, où les deux nations ont livré un combat acharné. Après un match équilibré en temps réglementaire, marqué par des polémiques arbitrales et un penalty contesté accordé au Maroc, c’est finalement le Sénégal qui a fait la différence en prolongation grâce à un but de Pape Gueye. Une victoire qui consacre les Lions de la Teranga comme champions d’Afrique pour la deuxième fois de leur histoire.

Le Maroc, malgré un public en délire et une équipe solide, s’incline dans les arrêts de jeu prolongés. Une finale qui restera dans les mémoires pour son suspense et ses controverses.

Le parcours du Sénégal vers le titre

Le Sénégal a dominé la compétition avec une régularité exemplaire. Voici les étapes clés de son parcours :

  • Phase de groupes : 3 victoires en 3 matchs, première du groupe A.
  • Huitièmes de finale : Victoire 3-1 contre le Soudan.
  • Quarts de finale : 1-0 face au Mali, grâce à un but de Sadio Mané.
  • Demi-finales : 1-0 contre l’Égypte, avec une nouvelle réalisation de Mané.
  • Finale : 1-0 après prolongations contre le Maroc.

Une campagne marquée par une défense solide, une attaque efficace et une cohésion collective remarquable.

Le Maroc, finaliste malgré les polémiques

Le pays hôte a impressionné par son jeu et son engagement, malgré les controverses autour de la finale. Voici les faits marquants de leur parcours :

  • Phase de groupes : 2 victoires et 1 nul, deuxième du groupe D.
  • Huitièmes de finale : 1-0 contre la Tanzanie.
  • Quarts de finale : 2-0 face au Cameroun.
  • Demi-finales : Match nul 0-0, victoire aux tirs au but contre le Nigeria (4-3).
  • Finale : Défaite 0-1 après prolongations face au Sénégal.

Malgré la déception de la finale, le Maroc a confirmé son statut de grande nation du football africain.

Les réformes de la CAF après les tensions de la finale

Le litige entre le Maroc et le Sénégal a poussé la Confédération Africaine de Football (CAF) à engager des réformes majeures pour renforcer l’intégrité de l’arbitrage et du football africain. Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a annoncé une refonte des statuts et une politique de tolérance zéro contre la corruption. Ces mesures visent à restaurer la crédibilité de la VAR et des organes disciplinaires avant la Coupe du Monde FIFA 2026.

Les équipes qualifiées pour la CAN 2025-2026

La 35ᵉ édition de la CAN a réuni 24 nations issues de toutes les régions d’Afrique. Voici la répartition des équipes qualifiées :

  • Afrique du Nord : Maroc (hôte), Algérie, Égypte, Tunisie
  • Afrique de l’Ouest : Sénégal, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Mali, Nigeria, Bénin, Guinée équatoriale
  • Afrique centrale : Cameroun, RD Congo, Gabon
  • Afrique australe : Afrique du Sud, Zambie, Zimbabwe, Mozambique
  • Afrique de l’Est : Ouganda, Tanzanie, Comores
  • Afrique centrale et orientale : Angola, Botswana, Soudan

Les affiches des phases finales

Voici les résultats des phases finales de la CAN 2025-2026 :

Huitièmes de finale :

  • Sénégal 3-1 Soudan
  • Mali 1-1 Tunisie (3-2 aux tirs au but)
  • Maroc 1-0 Tanzanie
  • Afrique du Sud 1-2 Cameroun
  • Égypte 3-1 Bénin
  • Nigeria 4-0 Mozambique
  • Algérie 1-0 RD Congo
  • Côte d’Ivoire 2-0 Burkina Faso

Quarts de finale :

  • Sénégal 1-0 Mali
  • Maroc 2-0 Cameroun
  • Nigeria 2-0 Algérie
  • Égypte 3-2 Côte d’Ivoire

Demi-finales :

  • Sénégal 1-0 Égypte
  • Maroc 0-0 Nigeria (4-3 aux tirs au but)

Finale :

  • Sénégal 1-0 Maroc (après prolongations)

Le calendrier et les stades de la CAN 2025-2026

La compétition s’est déroulée du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026 dans neuf stades répartis dans six villes marocaines :

  • Rabat : Complexe Sportif Prince Moulay Abdellah (69 500 places)
  • Casablanca : Stade Mohammed V
  • Marrakech : Grand Stade de Marrakech
  • Agadir : Stade Adrar
  • Fès : Stade de Fès
  • Tanger : Stade Ibn Batouta

La CAN 2027 déjà en préparation

La 36ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations sera organisée conjointement par le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie, du 19 juin au 18 juillet 2027. 48 nations participeront aux qualifications, dont le Sénégal, champion en titre.

Les matchs du tour préliminaire se dérouleront entre le 31 mars 2026 et les dates des journées de la phase de groupes sont prévues entre septembre 2026 et novembre 2026.

FAQ – Tout savoir sur la CAN 2025-2026

Qui a remporté la CAN 2025-2026 ?

Le Sénégal a remporté la CAN 2025-2026 en s’imposant 1-0 en finale face au Maroc. Les Lions de la Teranga décrochent ainsi leur deuxième titre continental.

Quel a été le parcours du Sénégal ?

Le Sénégal a dominé la compétition avec trois victoires en phase de groupes, puis des succès contre le Soudan, le Mali, l’Égypte et enfin le Maroc en finale.

Où s’est jouée la finale ?

La finale a eu lieu au Stade Prince Moulay Abdellah à Rabat, devant un public marocain nombreux.

Le Maroc a-t-il été victime d’injustices en finale ?

Plusieurs polémiques arbitrales ont émaillé la finale, notamment un penalty accordé au Maroc en fin de temps réglementaire, mais le Sénégal a su profiter des arrêts de jeu pour marquer le but décisif en prolongation.

Quelles sont les conséquences pour la CAF ?

La CAF a annoncé des réformes majeures pour renforcer l’intégrité de l’arbitrage et du football africain, avec une politique de tolérance zéro contre la corruption et une refonte des statuts de l’instance.

Où trouver les résultats complets ?

L’ensemble des résultats, classements et parcours des équipes est disponible sur cette page, régulièrement mise à jour.

Pour aller plus loin

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Incidents meurtriers à la frontière mauritanienne : nouakchott alerte sur une crise sécuritaire régionale

Les autorités mauritaniennes ont exprimé une vive préoccupation face à une série d’affrontements meurtriers signalés ces derniers jours, qu’elles attribuent à des tensions transfrontalières impliquant des groupes armés non identifiés.

une escalade sécuritaire alarmante pour la mauritanie

Dans une communication officielle, le gouvernement deNouakchott a confirmé avoir enregistré plusieurs attaques armées perpétrées à proximité de la frontière avec le Mali. Ces épisodes, décrits comme des agressions ciblées, auraient causé des pertes humaines parmi les forces de sécurité locales ainsi que chez les populations civiles.

des preuves accablantes ou des allégations à confirmer ?

Bien que les autorités mauritaniennes évoquent des preuves tangibles de ces incidents, notamment des victimes et des impacts matériels, certains observateurs internationaux restent prudents. Ces derniers appellent à une enquête indépendante pour établir la responsabilité exacte des événements et écarter toute manipulation politique.

réactions et mesures immédiates prises par nouakchott

Face à cette menace grandissante, la Mauritanie a adopté une posture ferme en activant des dispositifs militaires renforcés le long de sa frontière. Des renforts sécuritaires ont été déployés pour sécuriser les zones à risque et prévenir d’éventuelles incursions. Par ailleurs, les autorités ont engagé des consultations diplomatiques urgentes avec les pays voisins, notamment le Mali et le Burkina Faso, afin de coordonner une réponse régionale.

Dans le même temps, Nouakchott a saisi le Conseil de sécurité des Nations unies pour demander une médiation internationale. L’objectif ? Obtenir une condamnation unanime des attaques et une mobilisation collective pour contrer la propagation de l’instabilité.

impacts et enjeux pour la région sahélienne

Ces incidents interviennent dans un contexte où la menace terroriste reste particulièrement prégnante dans le Sahel. La Mauritanie, bien que moins exposée que d’autres pays de la zone, se trouve désormais en première ligne face à une possible déstabilisation généralisée. Les spécialistes s’interrogent sur les motivations des groupes armés impliqués et sur les risques d’une insécurité durable si les mesures préventives s’avèrent insuffisantes.

conséquences humanitaires et économiques

Les répercussions de ces tensions dépassent le cadre militaire. Les populations frontalières subissent des perturbations économiques croissantes, avec des restrictions à la libre circulation et une baisse des échanges commerciaux. Les ONG alertent sur un risque d’urgence humanitaire, notamment pour les communautés isolées qui dépendent de l’aide extérieure.

perspectives d’avenir : entre coopération et méfiance

Alors que la Mauritanie renforce ses alliances régionales, notamment au sein du G5 Sahel, la question d’une réponse coordonnée se pose avec acuité. Les experts soulignent l’importance d’une stratégie commune pour lutter contre les trafics illicites et le financement du terrorisme, souvent alimentés par des zones grises transfrontalières. Pourtant, les tensions actuelles menacent de saper la confiance entre les États voisins, compliquant toute action concertée.

En conclusion, l’escalade sécuritaire à la frontière mauritano-malienne représente un test crucial pour la stabilité du Sahel. Entre réponses militaires, dialogues diplomatiques et défis humanitaires, la Mauritanie se trouve à un carrefour stratégique pour éviter une dégradation supplémentaire de la situation.

Carte des tensions frontalières en Mauritanie

Projets d’attentats et coup d’État : Les confessions explosives de l’homme de main de Kemi Seba

Kemi Seba, proche du pouvoir nigérien et figure controversée du panafricanisme, éclaboussé par des fuites audio explosives au Bénin

L’affaire secoue le clan Kémi Séba et risque de faire des vagues jusqu’à Niamey. Kemi Seba, Conseiller Spécial du Général Abdourahamane Tiani, Président de la transition au Niger, et président de l’ONG Urgences Panafricanistes, se retrouve au cœur d’une polémique d’une gravité inédite. Des échanges audio fuités sur internet révèlent ses conversations avec un individu présenté comme son « homme de main », un criminel notoire béninois surnommé Agbaza. Ces enregistrements, rendus publics ces derniers jours, l’accusent d’avoir orchestré des actes de vandalisme et, plus grave encore, d’avoir évoqué des projets de déstabilisation violente du Bénin, allant jusqu’à des actes terroristes et un éventuel second coup d’État.

Tout commence avec les événements du 21 octobre 2025. Ce jour-là, des actes de vandalisme, incendies de pneus, de véhicules et de motos, jets de pierres et déploiement de banderoles provocatrices, avaient secoué plusieurs villes béninoises. Kemi Seba, depuis le Niger, avait alors salué ces troubles comme l’expression légitime du « mécontentement de la jeunesse béninoise » et de la « Génération Z » en révolte contre le pouvoir de Patrice Talon. Ce qu’il présentait comme un mouvement populaire spontané s’avère, selon les enquêteurs de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), avoir été minutieusement organisé.

L’arrestation d’Agbaza, le 24 mars 2026 à Cotonou, a tout fait basculer. Présenté au procureur spécial Mario Mètonou ce même jour, cet individu au lourd passé judiciaire , qualifié de « bandit de grand chemin » et de cybercriminel par les autorités, aurait agi sur instructions directes de Kemi Seba. Son téléphone portable, saisi par les enquêteurs, aurait livré des notes vocales compromettantes. Dans ces échanges, l’activiste panafricain et son interlocuteur discutent sans détour d’opérations de terrain : recrutement de jeunes pour semer le chaos, financement d’actions destructrices et coordination logistique.

Les enregistrements font état d’actes bien plus graves que de simples dégradations. Selon des sources proches du dossier, les deux hommes évoquent des « éliminations physiques » de personnalités politiques, des attaques ciblées contre des commissariats et des projets d’incendies de bâtiments publics visant à créer un climat d’insécurité généralisé. Des termes comme « terroristes » ou « kamikaze » reviennent dans les descriptions de la mission confiée à Agbaza. Ces révélations jettent une lumière crue sur une stratégie supposée de déstabilisation de l’État béninois, orchestrée depuis l’étranger.

Plus inquiétant encore : les audios font allusion aux « contours » d’un deuxième projet de coup d’État. Kemi Seba y aurait échangé des informations précises provenant de militaires putschistes réfugiés au Niger, proches des cercles du pouvoir nigérien. Ces échanges détailleraient des plans de coordination entre éléments internes au Bénin et soutiens extérieurs, dans la continuité de la tentative avortée du 7 décembre 2025, celle-là même que Kemi Seba avait publiquement qualifiée de « jour de la libération » avant d’être visé par un mandat d’arrêt international pour apologie de crime contre la sûreté de l’État.

Face à ces fuites, la défense habituelle de l’activiste, qui a déjà réagi dans des vidéos en dénonçant des « manipulations » et des « calomnies » du gouvernement Talon, risque d’être mise à rude épreuve. Ses partisans parlent de montages ou de piège judiciaire. Mais les faits sont là : Agbaza, présenté comme son bras armé, est désormais entre les mains de la justice béninoise. Les enquêteurs parlent de « projets funestes » et d’une bande criminelle agissant sous la houlette d’un « dieu » ou « idole » désigné comme Kemi Seba.

Quelle que soit la ligne de défense qu’adoptera l’intéressé, comme il en a l’habitude dans ses prises de parole virulentes, une chose apparaît désormais claire aux yeux de nombreux Béninois : l’homme qui se réclame du panafricanisme et qui prétend aimer son pays semble prêt à y mettre le feu et à faire couler le sang pour servir ses intérêts personnels et idéologiques. Des voix de plus en plus nombreuses, y compris parmi d’anciens sympathisants, expriment un rejet total. Sur les réseaux sociaux et dans les rues de Cotonou, Porto-Novo ou Parakou, le mot d’ordre est le même : « Kemi Seba n’est plus le bienvenu au Bénin.»

Reste la question qui brûle les lèvres de l’opinion publique régionale : le Général Abdourahamane Tiani, chef de l’État nigérien, approuve-t-il les pratiques et les fréquentations de son Conseiller Spécial ? Kemi Seba, qui bénéficie d’un passeport diplomatique nigérien, incarne-t-il la ligne officielle de Niamey ou agit-il en franc-tireur ? Le silence du pouvoir nigérien, pour l’heure, alimente les spéculations. Dans un contexte de tensions sous-régionales déjà vives, cette affaire pourrait bien devenir le nouvel épicentre d’une crise diplomatique et politique majeure.

L’enquête de la CRIET suit son cours. Agbaza continue de livrer ses aveux, et d’autres interpellations sont attendues. Pour Kemi Seba, l’heure est à la tourmente. Pour le Bénin, c’est un avertissement : derrière les beaux discours panafricains, certains jeux de pouvoir cachent parfois les plus sombres desseins.
Il convient de rappeler qu’il y a quelques jours, l’opinion publique a été secouée par une vague de plaintes de femmes accusant l’activiste de dérives et d’abus sexuels.La justice dira le reste.

Coopération sanitaire : l’Algérie et le Niger scellent une alliance stratégique

L’Algérie et le Niger ont profité de la deuxième session de leur Grande Commission mixte pour réaffirmer un engagement mutuel fort. Cette rencontre diplomatique vise à instaurer une collaboration pérenne et structurée dans le secteur médical, selon les informations communiquées par le ministère de la Santé.

En marge des travaux tenus à Niamey, le ministre algérien de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, s’est entretenu avec son homologue nigérien, Garba Hakimi. Les deux responsables ont exprimé une volonté commune de bâtir un partenariat solide, illustrant les liens fraternels profonds qui unissent les deux nations. Cette entrevue a permis d’évaluer les projets actuels et de tracer de nouvelles perspectives pour le bien-être des populations algérienne et nigérienne.

Des axes techniques et des spécialités de pointe

Les discussions ont mis l’accent sur plusieurs priorités techniques, notamment :

  • Le renforcement des compétences des professionnels de santé (médicaux et paramédicaux).
  • Le déploiement de programmes de formation spécialisés.
  • Le développement de la chirurgie de pointe, avec un focus sur la transplantation rénale.
  • L’expansion des services de télémédecine pour faciliter l’accès aux soins spécialisés.

Vers une modernisation des infrastructures et des services

Afin de concrétiser cette vision, les deux pays prévoient de multiplier les initiatives de jumelage entre les centres hospitaliers. L’accent sera également mis sur la modernisation des infrastructures sanitaires et la surveillance épidémiologique. Un point majeur de cet accord concerne la création d’un centre dédié aux maladies tropicales dans la wilaya de Tamanrasset.

Enfin, la transformation numérique a été placée au cœur des échanges. Les ministres ont insisté sur l’importance d’intégrer des outils digitaux performants pour optimiser la gestion des systèmes de soins et améliorer l’efficacité de la gouvernance sanitaire globale.

Cinquantenaire de la coopération médicale sino-nigérienne : un partenariat historique célébré à Niamey

cinquantenaire de la mission médicale chinoise au Niger : une célébration d’amitié et de solidarité

Le Niger et la Chine ont marqué un jalon historique en célébrant, à l’Hôpital Général de Référence de Niamey, les cinquante ans de présence continue de l’équipe médicale chinoise sur le territoire nigérien. Cet événement, présidé par le Médecin Colonel-major Garba Hakimi, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, a mis en lumière l’engagement indéfectible des professionnels de santé chinois au service des populations nigériennes.

Lors de cette cérémonie, le ministre a rendu hommage à la rigueur, au dévouement et au professionnalisme des membres de cette équipe, dont la collaboration a permis de renforcer significativement les capacités du système sanitaire national. Un don d’une valeur de 99 244 000 francs, comprenant des médicaments et des consommables médicaux, a été officiellement réceptionné pour soutenir l’Hôpital Général de Référence. Pour le Médecin Colonel-major Garba Hakimi, cette coopération illustre la volonté commune des deux nations d’améliorer les conditions de vie des citoyens et de consolider les liens d’amitié et de solidarité.

une contribution majeure dans plusieurs domaines clés

La présence des missions médicales chinoises au Niger s’est traduite par des avancées concrètes dans plusieurs secteurs essentiels :

  • prise en charge des patients : des milliers de Nigériens ont bénéficié de soins de qualité grâce à ces missions ;
  • formation des professionnels de santé : transfert de compétences et introduction de techniques médicales innovantes ;
  • soutien logistique et médical : renforcement des infrastructures et amélioration de l’accès aux soins pour les populations les plus vulnérables.

Le ministre a également salué le rôle de la République populaire de Chine comme partenaire stratégique de longue date, toujours prêt à accompagner le Niger dans ses priorités de développement sanitaire. « Cette coopération doit continuer à prospérer pour offrir des résultats encore plus tangibles aux populations », a-t-il déclaré.

l’ambassadeur de Chine au Niger souligne fifty ans de succès sanitaires

L’ambassadeur de Chine au Niger, S.E. Lyu Guinjun, a rappelé que, depuis cinquante ans, la région autonome du Guangxi a envoyé près de 800 médecins et infirmiers nigériens, tous sélectionnés pour leur excellence professionnelle. Ensemble avec leurs homologues nigériens, ces experts ont traité près de 1,8 million de patients, incarnant ainsi l’image d’une amitié sino-nigérienne en blouse blanche.

Le diplomate a également évoqué la vision du Président Xi Jinping sur la construction d’une communauté de santé pour l’humanité, une initiative largement saluée à l’échelle internationale. De plus, l’adoption récente du quinzième plan quinquennal par l’Assemblée populaire nationale de Chine ouvre de nouvelles perspectives pour approfondir la coordination sanitaire entre les deux pays.

un héritage d’amitié et de développement durable

M. Du Zhenzong, chef de la délégation de la Commission de la santé de la région autonome du Guangxi, a rappelé que les équipes médicales chinoises ne sont pas seulement des soignants, mais aussi des ambassadeurs de l’amitié sino-africaine. En cinquante ans de coopération, elles ont prodigué des soins à plus de 2,3 millions de personnes, formé plus de 45 000 professionnels de santé, et tissé des liens profonds avec les communautés locales.

Cette collaboration a également contribué à renforcer durablement le système de santé nigérien et à améliorer le bien-être des populations. Pour le directeur général de l’Hôpital Général de Référence de Niamey, M. Daou Mamane, ces cinq décennies de soutien chinois représentent un pilier essentiel dans l’amélioration des conditions de vie au Niger.

un partenariat renforcé pour l’avenir

À l’issue de la cérémonie, le Médecin Colonel-major Garba Hakimi a symboliquement remis des cadeaux à l’équipe médicale chinoise, marquant ainsi la reconnaissance du Niger envers ses partenaires. Une convention de partenariat a également été signée entre les deux pays, réaffirmant leur engagement mutuel pour des années de coopération fructueuse.

Cette célébration des cinquante ans de coopération médicale sino-nigérienne souligne non seulement l’impact tangible sur le terrain, mais aussi l’importance des liens d’amitié et de solidarité qui unissent les deux nations.

Can 2025 : le Sénégal perd son titre face au Maroc, une décision historique qui interroge

Deux mois après la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025, opposant le Sénégal au Maroc, le Jury d’appel de la CAF a infligé une défaite technique au Sénégal (3-0) en sa faveur. Cette décision, basée sur le retrait temporaire de l’équipe sénégalaise du terrain pendant une dizaine de minutes, marque un tournant dans l’histoire du football africain. Mais comment expliquer ce revirement juridique alors que le match avait repris et s’était conclu sur le score de 1-0 ?

Cette affaire soulève des questions essentielles sur l’application des règlements sportifs et les pouvoirs des instances dirigeantes. Pourquoi la CAF a-t-elle choisi d’écarter la décision initiale de l’arbitre, qui avait préféré suspendre puis reprendre le match plutôt que de le déclarer abandonné ? Quelles sont les implications de cette décision pour le football africain et pour les équipes concernées ?


Pour quelles raisons la CAF a-t-elle invalidé le résultat du terrain ?

La décision du Jury d’appel de la CAF repose sur les articles 82 et 84 du règlement de la CAN, qui encadrent les cas de retrait d’une équipe. Selon ces textes, le Sénégal a été déclaré forfait, et le Maroc a été déclaré vainqueur sur le score de 3-0. Cette qualification juridique diffère de celle d’abandon, car elle s’appuie sur la notion de retrait telle que définie par le règlement.

En droit du sport, comme en droit général, la qualification d’un fait est déterminante : elle influence directement l’issue du litige. Dans cette affaire, le Jury d’appel a choisi une interprétation stricte des règles, même si l’arbitre avait opté pour une reprise du match. Cette divergence entre la réalité du terrain et la décision administrative interroge sur la marge de manœuvre des instances sportives.

Pourquoi la CAF a-t-elle ignoré la décision de l’arbitre ?

Le Jury d’appel de la CAF a agi en toute souveraineté, en tant qu’organe indépendant. Cependant, sa décision de ne pas retenir la reprise du match par l’arbitre reste difficile à comprendre. En effet, l’arbitre dispose d’un pouvoir discrétionnaire lui permettant de suspendre, reprendre ou arrêter définitivement un match, selon les Lois du Jeu de l’IFAB.

Dans ce cas précis, l’arbitre avait choisi de suspendre le match pendant une dizaine de minutes, puis de le reprendre. Aucune règle n’impose un délai maximal pour une suspension, ce qui renforce l’autorité de l’arbitre sur le terrain. Pourtant, le Jury d’appel a estimé que ce retrait temporaire équivalait à un forfait, malgré la reprise du match.

Cette décision soulève un paradoxe : comment justifier que la souveraineté de l’arbitre sur le terrain ait été écartée au profit d’une interprétation administrative ?

Un précédent existe-t-il dans l’histoire du football africain ?

Cette situation est inédite dans une finale de CAN. Cependant, le football africain a déjà connu des cas similaires, notamment lors d’éliminatoires ou de finales de compétitions continentales. Par exemple, en 2017, un match entre l’Afrique du Sud et le Sénégal avait été rejoué après une preuve de corruption de l’arbitre.

Un autre cas marquant est la finale de la Ligue des champions africaine 2019 entre le Wydad Casablanca et l’Espérance de Tunis. Les joueurs marocains avaient refusé de reprendre le match après un but refusé et une panne de la VAR. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) avait finalement retenu l’abandon et déclaré l’Espérance de Tunis vainqueur.

La différence majeure avec la finale de la CAN 2025 est que le Sénégal avait repris le match, qui s’est conclu sur le terrain. Le Wydad, en revanche, n’avait jamais repris le jeu, ce qui a conduit à une disqualification immédiate.

Quelles sont les options restantes pour le Sénégal ?

Le Sénégal a déjà fait appel de la décision devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Ce recours est possible après une décision définitive d’une autorité sportive, comme celle du Jury d’appel de la CAF. Le processus implique un échange de mémoires et une plaidoirie, avant qu’une sentence ne soit rendue dans les mois à venir.

En parallèle, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a demandé une suspension de la décision de la CAF. Cette mesure permet au Sénégal de conserver son titre jusqu’à la sentence définitive du TAS.

Cette affaire est un véritable cas d’école pour le droit du sport, abordant des questions complexes comme l’interprétation des règlements, les pouvoirs de l’arbitre, la composition des organes juridictionnels et les principes d’estoppel en procédure juridique.

Mali : un financement de la Banque mondiale pour des services vitaux en santé et éducation

Un soutien financier majeur a été validé par la Banque mondiale, via un crédit de l’Association Internationale de Développement (IDA) s’élevant à 150 millions de dollars. Cette initiative cruciale vise à garantir la pérennité des services essentiels de santé et d’éducation au Mali, un pays confronté à des enjeux complexes, notamment climatiques, sécuritaires et économiques, au cours des dernières années.

Un projet multisectoriel pour le Mali

Dénommé « Projet d’accès d’urgence aux services essentiels au Mali », cette opération stratégique est conçue pour maintenir l’activité des infrastructures sanitaires à l’échelle nationale et régionale. Elle prévoit la couverture de leurs frais de fonctionnement, l’approvisionnement régulier en vaccins et en médicaments vitaux, ainsi que la gratuité des soins pour les femmes en âge de procréer et les jeunes enfants de moins de cinq ans. De plus, le programme mettra l’accent sur le renforcement des compétences du personnel médical face aux menaces sanitaires grandissantes liées aux évolutions climatiques.

En parallèle, dans le domaine de l’éducation, le projet accompagnera les élèves à toutes les étapes de leur scolarité. Il comprendra la distribution de ressources pédagogiques, l’attribution de bourses scolaires aux étudiants les plus défavorisés, et l’organisation rigoureuse des épreuves nationales.

Préserver le capital humain malien

Cette intervention s’inscrit pleinement dans la feuille de route du Groupe de la Banque mondiale en matière d’emploi, en garantissant la sauvegarde du capital humain malien.

Clara de Sousa, directrice de division du Groupe Banque mondiale pour le Mali, a souligné l’importance de cette initiative : « En assurant l’accès aux services de santé et d’éducation malgré les contraintes budgétaires importantes, ce projet préserve le potentiel des futurs actifs et leur aptitude à produire. Des enfants bien éduqués et en bonne santé, aux côtés de mères en bonne santé, sont les piliers d’une force de travail pérenne et efficace. »

Des millions de bénéficiaires attendus

Ce projet est destiné à impacter positivement 2,3 millions de personnes, qui bénéficieront d’un accès amélioré aux services de santé fondamentaux. Une attention particulière sera accordée à 1,4 million de femmes et à 391 395 enfants de moins de cinq ans. Concernant le secteur éducatif, 1,1 million d’élèves recevront un accompagnement pour leur scolarité et pourront passer les examens nationaux dans des conditions optimales, ce qui garantira la continuité de leur apprentissage et le renforcement du capital humain.

Cette démarche stratégique consolide les actions des partenaires de développement. Elle repose sur des consultations approfondies et des dispositifs de coordination spécifiques, assurant ainsi une exécution efficiente et cohérente.

Feature: The information frontline — Press freedom and the security crisis in the Sahel – ipi.media

Executive summary

Following a series of military coups in Burkina Faso, Mali and Niger, press freedom in the three Sahel countries has witnessed an increasingly downward trend. Independent journalism faces threats from both regime authorities as well as broader insecurity in the region from terrorist groups. Under the guise of countering terrorism and safeguarding national sovereignty, the military regimes have carried out arbitrary arrests of journalists, blocked or suspended media outlets, and even enacted forced military conscription of critics and dissidents. Journalists who report critically on the region’s security situation — which includes human-rights violations and the failure of the military regimes to bring the security situation under control — are especially targeted. The result is widespread self-censorship among the media and a vacuum of independent information on security and human-rights developments with regional and global consequences, which is instead being filled by state propaganda. 

Introduction and key findings

In the years since a series of military coups overthrew governments across Africa’s Sahel, the modest democratic progress the region had previously achieved has undergone a significant reversal, with serious implications for regional and global stability. Violent extremist groups have taken advantage of the political uncertainty and weakened governance that has come in the wake of coups in Mali, Burkina Faso, and Niger to gain new footholds.

Major geopolitical upheavals and realignments have also contributed to regional insecurity, as the Sahel’s newly installed military leaders moved to terminate defense agreements with the U.S. and European partners and withdrew from regional forums for cooperation, including ECOWAS and the G5 Sahel in favor of a new regional bloc, the Alliance of Sahel States (AES). 

Amid a vacuum of international involvement, Wagner Group, a Russian paramilitary organization, has entrenched itself, advancing the Kremlin’s interests across the region. The Sahel’s military rulers have used the pretexts of sovereignty and the fight against terrorism to justify increasingly authoritarian rule, with dire outcomes for press freedom. Journalists who report critically on the region’s security situation — which includes human rights violations and the failure of the military regimes to bring the security situation under control — have faced a wide range of repressive attacks at the hands of both state and non-state actors.

According to IPI’s monitoring, state actors tend to be the primary perpetrators of violations of press freedom, often weaponizing cybercrime and national security laws to arrest, harass, and jail journalists who report on politically sensitive topics. IPI has also identified cases of terrorist groups kidnapping journalists and, in some cases, killing them.  

Foreign journalists have also come under increased threat as rising anti-Western sentiment in the region and growing ties with Russia and China have fueled a backlash against international reporting. Journalists affiliated with Western outlets that have reported critically on the region’s military regimes have been subjected to sudden deportations, and entire media houses have faced suspensions by state media regulatory bodies. Local media outlets and press associations have also faced crackdowns, with numerous local media houses ceasing their activities. 

As the space for independent reporting has narrowed among the Sahel countries, many journalists IPI spoke to for this report have turned to self-censorship to avoid provoking reprisals. Some have chosen to live and work in exile for their own safety. Others are forced into silence, circumventing sensitive issues – including the regimes’ claims about the security situation in the region and the fight against terrorism – to avoid detention and harassment. As one journalist from Mali told IPI, “We live in a police state where people are very wary of strangers and of expressing our opinions openly”.

The chilling effect created by this pervasive atmosphere of fear has resulted in a dangerous information gap in the Sahel, with both regional and global consequences. As the flow of critical news slows, an information blackout is created, enabling regime actors and violent extremist groups to carry out repression with few consequences. The crackdown also makes it difficult to assess the security situation in the region, with the military regimes repeatedly targeting journalists who report on attacks by terrorist groups or who question authorities’ handling and claims related to security developments. 

Civilians will be left increasingly isolated and vulnerable, with few channels for accessing lifesaving information, while local and international watchdogs will struggle to document human rights abuses and hold perpetrators accountable. Outside actors, principally Russia and China, have already taken advantage of the information vacuum – as well as growing anti-Western sentiment – to further their own interests in the region via disinformation and propaganda. 

With this report, IPI hopes to raise awareness among the international community about the increasingly dire conditions for independent journalism in the Sahel. Unless urgent action is taken to address the state of press freedom in the region, the loss of independent reporting risks plunging the region into deeper insecurity, authoritarianism, and unchecked repression as millions are left without access to independent, quality news and information. 

The data highlighted in this report is the result of IPI monitoring on attacks and threats to press freedom across the Sub-Saharan region, including the Alliance of Sahel States – Burkina Faso, Mali, and Niger. IPI also spoke directly with individual journalists across the region as well as sources within local and regional press groups, who described the risks and dangers they have personally faced in conducting critical journalism. Due to the threats these journalists face, their names have been kept anonymous in this report.

Arrests and jailings: Abuse of cybercrime laws

The military regimes in the Sahel region have weaponized the law to arrest, harass, and jail journalists who report on politically sensitive topics. Cybercrime laws in particular have emerged as a potent weapon to target unwanted reporting, mirroring a global trend. IPI research has previously shown that governments worldwide are abusing overly broad cybercrime laws – which are often enacted under the guise of protecting national security or combating harmful speech such as disinformation and hate speech – to target and censor the press.

Among the Sahel countries, Niger has emerged as the leading jailer of journalists in recent times. Authorities in Niger have frequently invoked the country’s cybersecurity law to harass and imprison journalists, especially those reporting on security-related topics. Prior to the coup, the government of President Mohamed Bazoum amended the cybercrime law to remove prison sentences for offences such as defamation. However, under the military regime, these fragile gains were scrapped and replaced with newer, harsher penalties. 

Examples include:

  • In January 2026, DW journalist Gazali Abdou was arrested and charged with “dissemination of reports that could disturb public order” under Niger’s cybercrime law. His arrest followed his reporting on the deplorable conditions in which Nigerian refugees are living in the capital of Niamey.
  • Journalists Ibro Chaibou, Youssouf Seriba, and Oumarou Abou Kané have been jailed since last November on accusations of “attempting to disturb the public order” under Niger’s cybercrime law.
  • In May, Hamid Mahmoud, Massaouda Jaharou, and Mahaman Sani – journalists with Sahara FM in Agadez – were arrested and detained for broadcasting an article on the termination of cooperation between the Russian paramilitary group Wagner and the Nigerien authorities. Massouda Jaharou was released, but the two others were charged with “undermining national defence” and “conspiracy against state authority”.

This trend has extended to the rest of the region. Mali’s cybercrime law has frequently been weaponized to target journalists and critics on accusations of undermining state credibility, defamation, and false news. Those targeted can face up to 10 years in prison.

Mali’s cybercrime enforcement unit targeted journalists Alfousseni Togo, Issiaka Tamboura, Youssou Traoré, and Kassim Traoré over online publications that were critical of Mali’s judicial system, including questioning a minister’s claim about public trust in the judiciary. Togo was arrested on charges of defamation, insult, and undermining the state’s reputation and sentenced to a fine and an eight-month suspended prison sentence. In July 2025, Tamboura, Traoré and Kassim were charged with online defamation by the authorities’ cybercrime unit following a complaint by a local magistrate, who objected to their social media coverage of an altercation between the magistrate and a prosecutor. While Youssouf Traoré and Tamboura were acquitted, Kassim Traoré was given a six- month suspended sentence and a fine.

In another case, journalist Boubacar Traoré of the newspaper L’Empire was detained on defamation charges under Mali’s cybercrime law after writing about a land dispute involving the owner of the Petro-Bama company. 

Journalists in Burkina Faso have also faced legal retaliation. In 2025, several journalists were detained and interrogated by the security forces in connection with a leaked interview with military leader Ibrahim Traore to commemorate the third anniversary of the military coup.

Media blackout: Blocking and suspension of foreign and local media outlets

Following the military takeovers, authorities in the three countries have sharply curtailed the independence of media regulatory bodies, which have in turn been used to critical media coverage, including around security issues and human rights violations.

In Burkina Faso, authorities modified the law to allow the head of state to directly appoint the president of the Higher Council for Communication (CSC), scrapping the previous system by which the CSC president had been elected by his peers. The law ended a period of relative independence of the CSC. In January 2026, authorities merged the CSC with the Data Protection Authority (FIL), setting the stage for tighter control over the new combined institution. 

Last September, the military authorities in Niger created a new, state-controlled media regulatory body, the Observatoire Nationale de la Communication (ONC), replacing the previous Conseil Supérieur de la Communication (CSC), an independent body. 

In Mali, in February 2025, the authorities adopted two decrees that sharply increased media license fees by 900%, which was seen as an attempt to coerce local media to toe the line of state-controlled media narratives. 

In parallel, regulatory authorities in the three countries have suspended both local and foreign media, especially French and other Western media outlets. In most cases, the media were targeted for critical coverage of the military regimes as well as security challenges and reports on alleged human rights violations.

Mali:

  • Radio France Internationale (RFI) and France 24 were suspended in 2022 for reporting on alleged killings of civilians by the armed forces.
  • LCI (La Chaîne Info) has faced several suspensions, including a two-month ban in 2024 after authorities accused it of broadcasting “false accusations” of alleged atrocities committed by the Malian armed forces and Russian partners. Both it and TF1 were blocked over their coverage of a fuel blockade imposed by an al-Qaeda-linked armed group in 2025. Both channels are still blocked.
  • France 2 was banned for four months in 2024 over its reporting on the security situation after authorities accused it of “glorifying terrorism” by comparing the strength of armed terrorist groups to Mali’s armed forces.
  • TV5Monde has faced multiple sanctions as well. In September 2024, the channel was suspended for three months following a report on civilian deaths from drone strikes in northeast Mali. In May 2025, authorities suspended the outlet until further notice for “flagrant manipulation” of public opinion following coverage of a political party demonstration.
  • In January 2026, authorities banned the sale and distribution of Jeune Afrique, which followed the pan-African magazine’s coverage of jihadist activity as well as the recent fuel crisis.
  • Authorities in Mali also suspended local outlet Joliba TV for six months in 2024, following a complaint filed on November 12 by the media regulatory body in Burkina Faso against the outlet. Burkina Faso authorities objected to comments made by Issa Kaou N’Djim, a Malian political figure who had previously supported Mali’s leader, Colonel Assimi Goïta, before distancing himself.  D’Djim had called into question “the umpteenth attempt to destabilize Burkina Faso,” claiming that it was “nothing more than a fabrication”.

Burkina Faso:

Access to several foreign broadcasters (radio and television) was blocked over those broadcasters’ critical coverage:

  • As in Mali, multiple French media outlets have been suspended. Radio France Internationale (RFI) has been suspended since December 2022 for its coverage of terrorist activity in the country. France 24 was suspended in March 2023 for reporting on an interview with the head of a local al-Qaeda affiliate. Authorities accused RFI of being a “mouthpiece” of terror groups, an accusation that the outlet rejected. LCI (La Chaîne Info) was suspended in July 2023 for broadcasting “false information” for its reporting on the volatile security situation in the country. All three media outlets remain inaccessible in Burkina Faso.
  • Authorities blocked access to Jeune Afrique in 2023, accusing the publication of attempting to discredit the armed forces after reporting on tensions within the military.
  • Multiple international news outlets were indefinitely blocked in April 2024 after covering a report by Human Rights Watch that alleged mass civilian killings by the country’s armed forces. The outlets blocked included BBC, Voice of America, Deutsche Welle, The Guardian, and Le Monde. Many of these outlets remain blocked. 
  • Local radio broadcaster Omega FM was suspended twice, in August 2023 for hosting a critic of the military coup in Niger and again in August 2025 after a publication on Facebook, deemed to be ‘’malicious and discourteous remarks directed at the Burkinabe authorities’’ by the regulatory body, following the death of a pro-military regime supporter in Cote d’Ivoire.

Niger:

  • Authorities blocked Radio France Internationale and France 24 following the 2023 military coup.
  • The BBC was suspended for three months in December 2024 for “spreading fake news” after the outlet reported on attacks by jihadist groups that reportedly killed soldiers and civilians.

In addition to media bans, the authorities have also expelled individual foreign journalists. Burkina Faso expelled French journalists  Sophie Douce and Agnès Faivre from Le Monde and Libération, respectively. Libération tied the expulsion to its investigation into a video showing the killing of children at a military barracks. In Mali, Benjamin Roger, a French reporter for Jeune Afrique, was expelled in February 2022, less than 24 hours after arriving in Bamako. Authorities cited a lack of proper accreditation, despite his holding a valid visa. 

Cross-border repression

Notably, the Sahel region has also seen a cross-border crackdown, with journalists targeted for their reporting or commentary on friendly neighbouring military regimes. This has included charging journalists with “insulting” foreign heads of state. Examples include:

  • In March 2026, Malian journalist Youssouf Sissoko and the editor of the newspaper L’Alternance was sentenced to two years in prison and a fine for criticising Niger’s military leader, General Abdourahamane Tiani. 
  • In May 2025, Malian journalist Seydou Oumar Traore was sentenced to one year in prison after criticising Guinean military leader Mamadou Doumboya.
  • In November 2024, Joliba TV in Mali was suspended after a complaint by Burkina Faso authorities.

Journalist safety under threat: Kidnappings and forced conscription

The security threat for journalists working in the Sahel region from non-state actors – primarily jihadist groups operating in the area – continued to deteriorate following the military coups.

The kidnapping of journalists remains a strong concern, especially in Mali, though the concern is not new. In 2013, French journalists Ghislain Dupont and Claude Verlon of RFI were kidnapped and killed in northern Mali. The full circumstances surrounding their killing are still not clear, and IPI recently called on French authorities to declassify remaining documents to advance justice for Dupont and Verlon.

In November 2023, the Islamic State in the Sahel group abducted two journalists of Radio Coton d’Ansongo, Saleck Ag Jiddou and Moustaph Koné, while a third journalist, Abdoul Aziz Djibrilla, was killed in the attack. The two journalists are still believed to be in captivity. In October 2025, a terrorist group, believed to be the al-Qaeda-linked jihadist group JNIM, kidnapped two journalists, Daouda Koné and Salif Sangaré, of the Malian state broadcaster ORTM, in northern Mali. They were freed at the end of December. In another case, journalist El Bachir Thiam was kidnapped in May and later released in September. State security forces are suspected of having been responsible for his forced disappearance.

In Burkina Faso, journalists have also been subject to enforced military conscription. In 2023, the military regime issued a decree in response to intensifying attacks by terrorist groups, allowing the state to forcibly conscript civilians. Authorities have used the decree to target journalists and critics of the military government. 

At least seven journalists have been forcibly conscripted and sent to fight terrorist groups after reporting critically on the military authorities’ handling of the insecurity challenges. In July 2025, several journalists, including the president of the Burkina Faso Journalists Association, returned home after having been forcibly conscripted. The fate of two journalists believed to have been conscripted – Serge Oulon and Moussa Serab – remains unknown, underscoring the risks involved.

Pressure on civil society: Shuttering of press associations

Military authorities in all three countries have ramped up pressure on civil society groups that defend press freedom and freedom of expression.

In Niger, authorities suspended Maison de la Presse, a local press association that represents over 30 media organizations, from conducting all forms of activities.

In Burkina Faso, authorities dissolved the Burkina Faso Journalists Association in March 2025, accusing it of failing to comply with the 2015 law governing associations. Early this year, Burkina Faso also dissolved all political parties.

In Mali, the Maison de la Presse (Press House) came under extensive government pressure after criticizing a directive by the media regulatory body ordering media outlets not to report on the activities of political parties. While Maison de la Presse remains operational, its capacity to act as a press freedom watchdog has been severely weakened.

Call to action

Amid this deteriorating situation for journalism in the Sahel countries, international pressure is urgently needed to ensure that the authorities in Niger, Mali, and Burkina Faso take steps to respect media freedom and uphold their obligations to protect journalist safety. 

These steps must include:

  • Ending all harassment – including arrests and jailing – of journalists in response to their reporting.
  • Reforming existing legislation – especially cybercrime laws – to implement safeguards against abuse.
  • Allowing both local and international media to freely report on developments of public and international concern without fear of retaliation.
  • Rescinding bans on local and foreign media outlets and journalists.
  • Restoring the independence of media regulatory bodies.
  • Investigating all forms of attacks on journalists and holding those responsible to account. 
  • Allowing civil-society organisations, including those working to protect the press, to operate freely.

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