L’Algérie face au chaos sahélien : la dégradation de la sécurité au Mali

L’offensive coordonnée lancée au Mali le 25 avril dernier ne constitue pas un simple épisode de la décennie d’instabilité que connaît le pays. Il s’agit d’un véritable tournant stratégique. Des groupes militants islamistes et des séparatistes Touareg ont frappé simultanément des installations militaires et des centres de population clés, forçant les troupes gouvernementales maliennes, soutenues par la Russie, à se retirer de Kidal, ville stratégique du nord. Cette démonstration de leur portée opérationnelle menace désormais la capitale, Bamako. Pour l’ensemble du Sahel, et l’Algérie en particulier, la question n’est plus de savoir si la région se déstabilise, mais si quiconque est en mesure d’enrayer ce processus.

L’échec de la stratégie de la junte malienne

Pour comprendre la genèse de cette situation critique au Mali, il est essentiel de revenir sur les décisions politiques prises après le coup d’État de 2021. La junte militaire, dirigée par le Colonel Assimi Goïta, a ordonné le départ des forces françaises, mis fin à la mission de maintien de la paix de l’ONU (MINUSMA) et invité le groupe Wagner (désormais sous contrôle étatique russe) comme garant principal de sa sécurité. Les critiques occidentales avaient alors alerté sur la création d’un vide sécuritaire, mais la junte avait balayé ces avertissements, les qualifiant de pressions néocoloniales. L’offensive d’avril a malheureusement validé chacune de ces prévisions.

Les successeurs russes de Wagner, loin d’être la force décisive de contre-insurrection promise, ont été chassés de Kidal, une localité d’une importance symbolique et stratégique considérable, cœur historique de la résistance Touareg. Les militants n’ont pas seulement survécu à la puissance de feu russe ; ils ont su s’adapter, se coordonner et avancer. Ce que la junte a échangé contre la logistique française et la connaissance institutionnelle sahélienne s’avère insuffisant face à une menace qui n’a fait que se complexifier.

La coalition islamo-Touareg à l’origine de cette offensive est en soi un développement révélateur. Ces deux forces ont historiquement opéré sous tension, se disputant les mêmes espaces non gouvernés du nord du Mali. Leur alignement tactique suggère une conviction partagée que la junte est suffisamment affaiblie pour être pressurisée simultanément. Et il est probable qu’ils aient raison.

Les dilemmes de l’Algérie face à la crise

Aucun acteur extérieur n’observe la détérioration du Mali avec autant d’inquiétude que l’Algérie. Alger partage une longue frontière sud poreuse avec le Mali, une zone qui a servi pendant des décennies de corridor de transit pour les armes, les stupéfiants, les migrants et les filières de recrutement de militants. Les responsables algériens savent par une expérience amère que les crises sécuritaires non résolues ne restent pas circonscrites. Elles franchissent les frontières et se métastasent.

L’ironie de la position actuelle de l’Algérie est considérable. Alger a passé des années à se positionner comme le médiateur régional indispensable, notamment en orchestrant l’Accord de paix d’Alger de 2015 entre Bamako et les factions Touareg. Cet accord s’est effondré lorsque Goïta s’en est formellement retiré début 2024, une décision qu’Alger a interprétée comme un affront délibéré. Les relations se sont encore détériorées en mars 2025 lorsque les forces algériennes ont abattu un drone malien opérant près de la frontière commune, provoquant une rupture diplomatique avec Bamako et ses alliés du Burkina Faso et du Niger, tous trois membres de l’Alliance des États du Sahel, alignée sur la Russie.

L’Algérie se retrouve aujourd’hui diplomatiquement isolée de la crise même à laquelle elle est la plus exposée. Elle ne peut pas imposer de solution au Mali. Elle ne peut pas coordonner de manière fiable avec une junte qui la considère avec hostilité. Et elle ne peut ignorer ce qui va suivre, car les alternatives, y compris l’établissement de sanctuaires permanents par des groupes armés le long de son flanc sud, constituent des menaces existentielles pour la sécurité intérieure algérienne.

Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a adopté cette semaine un ton public ferme, s’engageant à soutenir l’intégrité territoriale du Mali et condamnant le terrorisme en termes catégoriques. Mais les déclarations de principe ne sauraient remplacer un canal diplomatique qui n’existe plus.

Le rôle effacé des États-Unis

L’effondrement du Sahel est également le résultat d’une absence américaine. Les États-Unis ont réduit leur empreinte antiterroriste en Afrique de l’Ouest sous la pression de gouvernements régionaux alignés sur Moscou, sans remplacer cette présence par une stratégie cohérente. Il en résulte un vide de pouvoir que la Russie comble partiellement par des contrats militaires, et que les réseaux islamistes remplissent plus globalement en offrant des services de gouvernance, de taxation et de recrutement dans les territoires abandonnés par l’État.

La leçon qui s’écrit en temps réel au Mali est une leçon que Washington devrait lire attentivement. Les partenariats militaires, le partage de renseignements et une pression antiterroriste soutenue ne sont pas des accessoires facultatifs à la stabilité régionale. Ils en sont les conditions préalables. Lorsqu’ils disparaissent, le vide ne reste pas neutre. Il est occupé.

Quels scénarios pour l’avenir ?

Trois trajectoires sont désormais plausibles. La junte malienne pourrait négocier un accommodement politique avec les factions Touareg, stoppant ainsi la dérive militaire au prix de concessions territoriales importantes. Elle pourrait également redoubler d’efforts militaires, s’appuyant sur le soutien aérien et terrestre russe pour contester le nord, avec des perspectives incertaines. Ou elle pourrait poursuivre son schéma actuel de repli tactique tout en insistant publiquement sur sa propre légitimité, jusqu’à ce que Bamako elle-même devienne un terrain contesté.

L’Algérie observe ces trois scénarios avec une profonde appréhension. L’implosion du Sahel n’est plus une préoccupation humanitaire lointaine. Elle frappe désormais à sa frontière.

La crise au Sahel : enjeux majeurs pour la sécurité européenne et les flux migratoires

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Analyse approfondie

Le gouvernement militaire du Mali, soutenu par Moscou, est engagé dans une lutte pour sa survie suite à une offensive coordonnée des groupes jihadistes et touaregs. Cette attaque a coûté la vie au ministre de la Défense et a contraint les mercenaires russes à se retirer du nord du pays. Cette situation alarmante fait craindre une recrudescence de l’instabilité, potentiellement génératrice de nouvelles vagues de migration vers l’Europe et d’une détérioration accélérée de la sécurité dans toute la région du Sahel.

Les récentes agressions ont mis en lumière la fragilité extrême de la junte au pouvoir, dont l’avenir demeure incertain. Cependant, les répercussions d’un Mali déstabilisé, aggravées par les conséquences plus larges du conflit en Iran, ne se limiteront probablement pas à ses frontières. Elles risquent d’exacerber une crise sécuritaire déjà précaire dans l’une des zones les plus instables de la planète.

Le risque d’une propagation de l’insécurité à travers les frontières poreuses de l’Afrique de l’Ouest, menaçant même des démocraties stables comme le Sénégal et le Ghana, est bien réel. La détresse causée par les insurgés dans des zones largement non gouvernées poussera inévitablement les populations à fuir.

Cette dynamique ne se produit pas en vase clos : les chocs sur les prix du carburant liés au conflit en Iran aggraveront la crise économique du Mali, rendant la vie insupportable pour de nombreux habitants, car le gouvernement de ce pays enclavé sera incapable de financer ses importations. Beaucoup choisiront alors de s’expatrier. Les nations européennes doivent se préparer à une augmentation des flux migratoires en provenance du Sahel, à un moment où le conflit au Moyen-Orient pousse la zone euro vers une combinaison toxique de faible croissance et d’inflation élevée.

Il est crucial de comprendre que le Sahel, malgré son éloignement géographique, n’est pas isolé : des millions de Maliens et de Burkinabè travaillent déjà au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Davantage de personnes se déplaceront vers ces anciennes colonies françaises dans les mois à venir pour échapper à l’enfer chez eux, intensifiant la concurrence pour l’emploi. Les Maliens figurent déjà parmi les trois principales nationalités arrivant aux îles Canaries en Espagne, un point de transit essentiel pour les migrants africains se dirigeant vers l’Europe, selon l’agence européenne des frontières Frontex.

Le Mali est plongé dans un état de crise depuis plus d’une décennie : il a été confronté à l’insurrection jihadiste, aux ravages du changement climatique sur les terres agricoles et à l’effondrement quasi total des institutions étatiques suite aux coups d’État de 2020 et 2021. L’instabilité de ces dernières années, combinée à l’échec des forces russes déployées après le rejet par le Mali des troupes françaises et européennes, assombrit considérablement les perspectives à court terme.

Le départ des forces russes d’une grande partie du nord du Mali permettra aux groupes jihadistes d’établir des camps d’entraînement dans les vastes espaces laissés vacants, ouvrant la voie à une expansion future, un scénario particulièrement redouté par l’Algérie.

Un vide gouvernemental dans le nord profiterait aux trafiquants d’armes, de drogues et d’êtres humains, qui transitent tous par le Mali et le Niger voisin sur leur chemin vers la Libye et la Mauritanie, empruntant les principales routes de l’Afrique subsaharienne vers l’Europe.

L’insurrection s’est propagée aux pays voisins, le Burkina Faso et le Niger, les jihadistes poussant désormais vers les pays du golfe de Guinée, le Bénin et le Togo, qui sont bien plus connectés au commerce mondial que les États enclavés du Sahel. Les insurgés, qui opèrent avec aisance, franchissant les frontières et dominant une grande partie des zones rurales au Mali et au Burkina Faso, se sentent désormais en position de cibler les capitales.

Les jihadistes ne sont pas encore en mesure de prendre Bamako. Il est incertain que le gouvernement militaire du Mali survive à ces attaques, mais son contrôle du pays est désormais limité à la capitale. Les gouvernements d’autres pays d’Afrique de l’Ouest et à des milliers de kilomètres en Europe devraient accorder une attention particulière à cette situation.

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Crise sécuritaire au Mali : l’offensive jihadiste ébranle le régime militaire

Dans la nuit du 24 avril 2026, des explosions et des tirs nourris ont retenti aux abords de Kati, ville garnison située à 15 km au nord-ouest de Bamako, capitale du Mali. En quelques heures, des attaques synchronisées ont été lancées simultanément dans plusieurs régions du pays. Menées conjointement par le groupe jihadiste JNIM (Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin) et le mouvement séparatiste touareg FLA (Front de Libération de l’Azawad), ces offensives ont révélé des failles majeures dans la stratégie de sécurité du régime militaire malien. Dès le lendemain, le ministre de la Défense, Sadio Camara, décédait de ses blessures après une attaque ciblant sa résidence. Les médias évoquent également la blessure grave ou le décès possible du chef des services de renseignement, Modibo Koné, dans cette même vague d’attaques. Pourtant, le régime militaire avait officiellement déclaré la situation « sous contrôle », illustrant ainsi l’écart persistant entre la communication officielle et la réalité opérationnelle.

Ces offensives représentent le défi le plus direct lancé à l’autorité du chef de la junte, Assimi Goïta, depuis son accession au pouvoir par un coup d’État en 2020. Elles surviennent alors que la position du régime est déjà affaiblie. Le blocus économique imposé par le JNIM depuis septembre 2025 a paralysé le pays en empêchant l’importation de denrées et de carburant depuis le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Les conséquences ont été dramatiques : fermetures d’écoles, pénuries généralisées et tensions sociales. En mars 2026, la junte a nié avoir libéré plus de 100 prisonniers du JNIM pour négocier une trêve temporaire, censée prendre fin à l’occasion de l’Eid al-Adha. Ces événements révèlent que la capacité du JNIM à asphyxier l’État malien dépasse désormais le cadre militaire pour s’étendre au domaine économique et politique.

Ces attaques testent la crédibilité de la junte, qui mise sur l’appui sécuritaire russe et la suspension des libertés civiles pour garantir la stabilité, là où les gouvernements démocratiques et les partenariats sécuritaires occidentaux (notamment avec la France et les États-Unis) avaient échoué par le passé. Cette stratégie est désormais observée avec attention par d’autres juntes régionales, comme celles du Burkina Faso et du Niger, qui ont elles aussi renversé leurs gouvernements alliés à l’Occident.

Une alliance jihadiste-séparatiste déjà testée en 2012

En 2012, une coalition similaire de groupes jihadistes et séparatistes avait balayé les forces armées maliennes dans le nord du pays. Les jihadistes visaient la création d’un émirat islamique, tandis que le MNLA (Mouvement National pour la Libération de l’Azawad) réclamait l’autonomie pour les populations touarègues. Cette alliance s’était formée à la suite du retour de combattants touaregs ayant servi dans les rangs de Mouammar Kadhafi en Libye. Leur retour avait été accompagné d’un afflux d’armes et d’une expérience militaire accrue. Ils avaient trouvé des alliés en la personne d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et d’Ansar Dine, un mouvement jihadiste malien soutenu par AQMI. Bien que cette alliance ait permis de conquérir une zone plus vaste que le Texas, elle s’est rapidement effritée en raison de divergences stratégiques, les factions jihadistes se retournant contre leurs partenaires touaregs une fois l’armée malienne chassée du nord.

Les attaques récentes marquent la première grande offensive coordonnée entre ces alliés improbables depuis plus de dix ans. Bien que le JNIM et le FLA partagent des objectifs communs avec leurs prédécesseurs, cette coordination reste tactique plutôt que stratégique. Leurs différences de vision à long terme rendent une fusion permanente improbable. Cependant, cette alliance permet aux deux groupes de démontrer la faiblesse structurelle de l’État malien, incapable de protéger ses symboles d’autorité. Pour le JNIM, cette démonstration s’inscrit dans une logique stratégique d’épuisement institutionnel, visant à saper la volonté et les ressources de la junte jusqu’à ce que le système s’effondre de l’intérieur.

Le général Sadio Camara, ministre de la Défense décédé, était le principal artisan de la relation entre le Mali et la Russie. Il avait supervisé le déploiement initial du groupe Wagner fin 2021, contribuant à l’expulsion des forces françaises en 2022 et au retrait de la mission de paix de l’ONU en 2023. Après la mort d’Evgueni Prigojine en août 2023, le groupe Wagner a été restructuré sous le nom d’Africa Corps, placé sous le contrôle direct du ministère russe de la Défense. Son mandat a évolué : contrairement à Wagner, qui se présentait comme une force de combat en première ligne, l’Africa Corps fonctionne désormais comme une mission de formation et de conseil, axée sur la préservation de l’influence russe.

Cette réorientation s’est faite au détriment de l’efficacité opérationnelle. Selon les données du projet ACLED (Armed Conflict Location and Event Data), les combats impliquant des mercenaires russes au Mali sont passés de 537 en 2024 à 402 en 2025, avec une moyenne de seulement 24 incidents par mois au début de 2026. La guerre en Ukraine a encore réduit les effectifs disponibles pour l’Africa Corps, limitant davantage sa capacité à maintenir ce rythme réduit.

Le fiasco de Kidal : un tournant pour le régime malien

La différence de mandat entre Wagner et l’Africa Corps éclaire ce qui s’est passé à Kidal. En novembre 2023, les forces maliennes, soutenues par Wagner, avaient repris la ville après plus d’une décennie de contrôle jihadiste. Cette victoire semblait valider la stratégie sécuritaire de la junte basée sur l’alliance avec la Russie. Pourtant, à la suite des attaques du 24 avril, l’Africa Corps a accepté une retraite escortée de Kidal, abandonnant ainsi cette conquête sans combat.

Cet épisode illustre la trajectoire du modèle de l’Alliance des États du Sahel (AES), composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Ces juntes ont expulsé leurs partenaires occidentaux, affirmant que ces alliances avaient échoué à garantir leur sécurité. Elles ont également quitté la CEDEAO pour créer leur propre alliance défensive. Aujourd’hui, elles présiden un environnement sécuritaire beaucoup plus dégradé que celui qu’elles avaient hérité. Leur légitimité repose sur ce choix, mais l’ampleur des attaques récentes a révélé les risques croissants de cette approche.

Depuis 2012, les militaires du Sahel ont utilisé l’insécurité comme prétexte pour justifier au moins cinq prises de pouvoir anticonstitutionnelles. Trois ont renversé des présidents élus démocratiquement : Amadou Toumani Touré au Mali en 2012, Ibrahim Boubacar Keïta également au Mali en 2020 dans un coup mené par Goïta, et Roch Marc Christian Kaboré au Burkina Faso en 2022. Un autre coup a ciblé le gouvernement de transition civil succédant à Keïta, consolidant le pouvoir de Goïta depuis son poste de vice-président de transition en 2021. Enfin, le cinquième coup — le plus révélateur — a renversé le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba au Burkina Faso en octobre 2022, neuf mois après qu’il ait lui-même destitué Kaboré, au motif qu’il n’avait pas amélioré la sécurité du pays.

Goïta se trouve aujourd’hui dans une position plus fragile que jamais. La mort de Camara élimine un rival potentiel, mais elle creuse aussi un vide dans l’architecture sécuritaire malienne, alors que la junte a progressivement sapé les dernières bribes de légitimité politique de l’État. En mai 2025, elle a dissous tous les partis politiques, puis accordé à Goïta un mandat présidentiel renouvelable de cinq ans, prolongeant son règne au moins jusqu’en 2030. Une tentative de coup d’État déjouée en août 2025 a révélé les fissures internes au sein de l’armée, avec l’arrestation de dizaines de soldats, dont deux généraux. Les récentes offensives pourraient accentuer ces tensions, alors que les officiers chercheront à rejeter la responsabilité de l’échec du renseignement ayant permis des attaques coordonnées d’une telle envergure.

Les risques d’un coup d’État ou d’une mutinerie au sein de l’armée, déjà élevés depuis le blocus des carburants, ont ainsi augmenté. Ce qui rendait l’alliance avec la Russie attractive pour la junte était la promesse que Wagner, puis l’Africa Corps, serviraient de police d’assurance pour le régime. Cette illusion s’est brisée le 24 avril, marquant un point de rupture où les dirigeants de la junte devront décider si cette relation sert encore leurs intérêts.

Le Mali, épicentre de la lutte antiterroriste américaine au Sahel

Pendant près d’une décennie, le Mali a été au cœur des efforts américains de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent au Sahel. Les coups d’État de 2012 et 2020 avaient entraîné la suspension de la plupart de l’aide étrangère en vertu de l’article 7008 de la loi américaine sur les crédits annuels, interdisant le financement de tout gouvernement issu d’un coup d’État militaire. Cependant, plusieurs signaux récents indiquent que l’administration américaine envisage de revoir cette position. En février 2026, le département du Trésor a levé les sanctions contre trois hauts responsables maliens, dont feu le ministre de la Défense, initialement imposées en 2023 pour leur rôle dans les activités malveillantes du groupe Wagner au Mali. Ces levées de sanctions ont suivi une visite d’un responsable du département d’État à Bamako pour explorer les conditions d’un nouveau partenariat bilatéral, avec pour objectif de « tracer une nouvelle voie » et de discuter de partage de renseignements, d’autorisations de survol par drones et d’accès à des ressources minières stratégiques comme le lithium et l’or.

Les récents événements augmentent paradoxalement le pouvoir de négociation des États-Unis au Mali. Non seulement le partenaire russe de la junte a été publiquement humilié par l’offensive jihadiste, mais la stratégie sécuritaire centrale du régime montre désormais des signes visibles de faiblesse. Washington explorait déjà, avant ces attaques, un accord minéraux contre sécurité avec Bamako, inspiré d’un modèle similaire conclu avec la République démocratique du Congo en décembre 2025. Cet accord offrait une coopération économique et sécuritaire en échange d’un accès privilégié aux réserves minières stratégiques du pays. Une telle formule pourrait être envisagée pour ramener les juntes du Sahel dans le giron américain, avec l’implication possible d’acteurs privés comme Erik Prince et sa société Vectus Global, déjà déployée en RDC.

L’offensive récente au Mali confirme ce que la trajectoire du JNIM suggérait depuis longtemps : l’approche de la junte est un échec. Les conditions structurelles rendent l’environnement actuel encore plus menaçant que lors de la crise de 2012. Le JNIM peut étendre son influence jusqu’à Bamako à volonté, même sans la capacité militaire de s’emparer et de tenir la capitale. Le groupe a également diversifié ses outils opérationnels, intégrant des capacités de drones, des attaques économiques (blocus et sabotage des chaînes d’approvisionnement) et un réseau multinational transcendant les frontières des États du Sahel. Pendant ce temps, l’État malien dispose de moins de ressources et de légitimité diminuée, et aucune architecture régionale crédible de sécurité n’est en place, surtout depuis le retrait des États de l’AES de la CEDEAO l’an dernier.

Les voisins observent : quel avenir pour le modèle russe au Sahel ?

Le Mali était la tête de pont de la Russie au Sahel, et le revers d’avril 2026 aura un écho auprès des gouvernements africains ayant recherché des garanties de sécurité à Moscou. L’Alliance des États du Sahel (AES) a présenté son modèle comme une alternative plus efficace aux partenariats sécuritaires occidentaux. Les autres membres de l’alliance observent attentivement, alors que la crédibilité du modèle de junte est mise à l’épreuve.

Plus largement, l’Africa Corps tente de s’implanter en République centrafricaine, où le président Faustin-Archange Touadéra a résisté à l’abandon de Wagner, dont les unités avaient été intégrées à sa garde personnelle pendant des années. Des instructeurs militaires russes de l’Africa Corps sont également arrivés à Madagascar après le coup d’État de fin 2025. Ces régimes ont tous recherché l’engagement russe pour leur protection, mais les derniers événements au Mali pourraient les inciter à reconsidérer cette alliance.

La crédibilité de la Russie était déjà fragilisée avant ces attaques, avec son incapacité à empêcher l’effondrement du régime de Bachar al-Assad en Syrie et l’opération américaine ayant permis le transfert de Nicolás Maduro au Venezuela en janvier 2026. Avec le départ humiliant de l’Africa Corps de Kidal, les régimes ayant courtisé la coopération sécuritaire russe peuvent désormais tirer leurs propres conclusions sur la valeur réelle de cette offre lorsque leurs partenaires sont confrontés à une pression soutenue.

Ligue des champions : atlético madrid et arsenal se quittent sur un match nul serré

Le rendez-vous tant espéré entre l’Atlético Madrid et Arsenal, lors de la deuxième manche aller des demi-finales de la Ligue des Champions, s’est soldé par un match nul (1-1) au Metropolitano. Une rencontre marquée par un scénario serré et des décisions arbitrales controversées, laissant planer le suspense jusqu’au match retour à Londres.

Un match verrouillé, des décisions clés

Les deux équipes, réputées pour leur rigueur défensive, ont livré une prestation peu spectaculaire mais riche en rebondissements. Entre des Espagnols organisés et des Anglais prudents, le match s’est joué dans un entre-deux peu propice aux grandes actions offensives. C’est finalement sur coups de pied arrêtés que le sort s’est dessiné.

Gyökeres brise la glace avant la pause

Le calme règne jusqu’au 44e minute, lorsqu’un incident dans la surface madrilène change la donne. Viktor Gyökeres, attaquant suédois de l’Atlético Madrid, est violemment stoppé par un défenseur après avoir récupéré le ballon. L’arbitre siffle le penalty sans hésiter. Gyökeres, maître dans l’art de la frappe puissante, ne laisse aucune chance à Jan Oblak et trompe le gardien madrilène d’une frappe imparable (0-1). Un but qui plonge les supporters du Metropolitano dans l’inquiétude avant la mi-temps.

Un penalty controversé relance le débat

La seconde période débute sous le signe de l’offensive pour l’Atlético Madrid, mais c’est une nouvelle décision arbitrale qui attire l’attention. Sur un centre anodin, le ballon frappe la main de Ben White avant de pénétrer dans la surface. Une situation qui rappelle étrangement le penalty accordé à Alphonso Davies lors du match face au PSG. Malgré les vives protestations des joueurs d’Arsenal, l’arbitre maintient son verdict. Julián Álvarez, froid comme un marbre, égalise d’un tir précis qui trompe David Raya (1-1).

La VAR sauve l’Atlético Madrid

Le scénario bascule à nouveau en fin de match lorsque l’arbitre siffle un deuxième penalty en faveur d’Arsenal, plongeant les joueurs madrilènes dans l’angoisse. Heureusement, après consultation de la VAR, la décision est annulée, préservant ainsi le score de parité. Une issue qui redonne de l’espoir aux Colchoneros avant le déplacement à Londres.

Un suspense intact avant le match retour

Avec ce résultat nul (1-1), aucune des deux équipes n’a pris une avance significative pour la qualification. Le match retour, programmé la semaine prochaine à l’Emirates Stadium, s’annonce décisif. Arsenal bénéficiera de l’avantage du terrain, mais l’Atlético Madrid, habitué aux déplacements périlleux, reste un adversaire redoutable. La place en finale n’est donc pas encore jouée, et tout peut basculer dans les dernières minutes.

Alliance Algérie imam dicko menace grand Sahel

Une crise sécuritaire profonde au Mali

Le Mali traverse une période d’instabilité marquée par des attaques répétées, causant des centaines de victimes civiles et militaires selon des sources sécuritaires fiables.

Le Nord malien : un enjeu stratégique pour la région

Les experts occidentaux soulignent que le contrôle du Nord malien pourrait redéfinir l’équilibre politique au Mali, ainsi qu’au Niger, au Burkina Faso, au Tchad et en Mauritanie.

L’Imam Mahmoud Dicko : d’une autorité morale à un leadership religieux centralisé

Depuis sa résidence en Algérie, au cœur des réseaux d’influence sahéliens, l’Imam Mahmoud Dicko dépasse désormais son rôle de guide spirituel. Ses partisans le décrivent comme une figure quasi « califale », combinant leadership moral et religieux, comparable au modèle iranien de gouvernance théocratique.

Les zones de Kidal, Gao et Tombouctou concentrent désormais son attention, avec des directives émanant des services de renseignement algériens.

Pourquoi contrôler ces territoires est crucial

Maîtriser ces villes ne se limite pas à occuper des espaces géographiques : cela permet de contrôler les axes routiers, les alliances locales et les équilibres régionaux.

L’implication présumée de l’Algérie dans le Sahel

Des sources locales à Tamanrasset rapportent des mouvements militaires algériens inquiétants. Une unité de la 4ᵉ région militaire aurait rejoint la 6ᵉ région, divisée en cinq détachements pour échapper à la surveillance par satellite.

Le régime algérien, dirigé par le général Saïd Chengriha et le président Abdelmadjid Tebboune, serait engagé dans un soutien actif aux milices de l’Imam Dicko ainsi qu’à des groupes jihadistes armés. L’objectif ? Occuper le Nord malien avant de menacer les dirigeants des pays du Sahel, profitant des tensions régionales exacerbées par les actions américaines et israéliennes contre les proxys iraniens.

Officiellement, Mahmoud Dicko vit en exil en Algérie, à l’image de l’ayatollah Khomeini en France. Dans les faits, il s’impose comme un acteur décisionnel majeur, étendant son influence là où l’État algérien peine à affirmer sa souveraineté, pour des raisons existentielles.

Réactions internationales et déclarations officielles

Après les attaques du 25 avril dans plusieurs localités, dont Bamako, le ministère français des Affaires étrangères a qualifié la situation de « très volatile ».

La France a recommandé à ses ressortissants présents au Mali de « quitter temporairement le pays dès que possible via les vols commerciaux disponibles », selon des consignes actualisées publiées par le Quai d’Orsay.

De son côté, le chef de l’État malien, le général Assimi Goïta, a affirmé lors d’une allocution nationale diffusée sur l’ORTM que la sécurité du pays était « sous contrôle », trois jours après des attaques sans précédent menées par des groupes armés.

Cette déclaration intervient après les assauts meurtriers perpétrés par des jihadistes du JNIM, alliés aux séparatistes touaregs du Front de Libération de l’Azawad.

Au Mali, le JNIM exhorte à un front uni contre la junte, la situation sécuritaire reste préoccupante

Le groupe jihadiste a diffusé un communiqué appelant à la mobilisation générale, quelques jours après des attaques coordonnées avec le FLA.

Une colonne de fumée s'échappe d'un quartier de Bamako (Mali), le 26 avril 2026. (AFP)

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), entité affiliée à Al-Qaïda, a lancé un appel vibrant pour la formation d’un vaste « front commun » afin de renverser la junte militaire au pouvoir au Mali depuis 2020. L’objectif déclaré est l’instauration d’une « transition pacifique et inclusive » menant à l’application de la charia. Dans un communiqué rédigé en français, le groupe a exhorté « tous les patriotes sincères, sans distinction aucune, à se lever et à unir nos forces ». Cet appel s’adresse spécifiquement aux partis politiques, aux forces armées nationales, aux autorités religieuses, aux chefs traditionnels et à toutes les composantes de la société malienne, soulignant l’urgence de cette mobilisation pour le peuple d’Afrique.

Cette déclaration intervient cinq jours après une série d’attaques coordonnées menées par le JNIM et le Front de libération de l’Azawad (FLA) contre des positions stratégiques de la junte. Des villes clés comme la capitale Bamako, son voisin Kati (bastion de la junte), Kidal, Gao et Sévaré ont été ciblées. Le JNIM a affirmé qu’il était « impératif de mettre fin, par tous les moyens légitimes, à la dictature de cette junte terroriste ». Cependant, pour éviter un « vide chaotique », le groupe propose une « transition pacifique, responsable et inclusive » visant à bâtir un nouveau Mali, avec l’établissement de la charia comme priorité essentielle. Cette actualité africaine citoyenne met en lumière les défis complexes de la politique africaine.

Le Mali face à une incertitude grandissante

Le groupe jihadiste a rendu hommage à ses « martyrs tombés sur le champ d’honneur », sans fournir de bilan précis. Il a précisé que « l’opération victorieuse de libération de la ville de Kidal » a été le fruit d’une « étroite et fructueuse collaboration » entre le JNIM et le FLA. En revanche, les « attaques simultanées et dévastatrices exécutées à Gao, Sévaré, Kati ainsi qu’aux abords de l’aéroport de Bamako et d’autres sites stratégiques du Sud sont, elles, l’œuvre exclusive et puissante du Jnim ». Le groupe a également manifesté son intention d’instaurer un blocus autour de Bamako, accentuant la pression sur la junte et la voix des peuples africains.

Le Mali est actuellement plongé dans une crise sécuritaire profonde, marquée par une incertitude et une fébrilité palpables suite à ces attaques. Celles-ci ont causé la mort d’au moins 23 personnes, civils et militaires, selon des sources hospitalières. Face à cette situation d’« extrême gravité », le chef de la junte malienne, Assimi Goïta, a néanmoins assuré mardi que la situation était désormais « maîtrisée ». De son côté, le Kremlin a réaffirmé son soutien aux autorités en place, refusant de retirer ses forces du pays, malgré les demandes des rebelles touareg.

La Fifa renforce son règlement après les incidents sur les terrains de football

L’attente est grande concernant la décision du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) sur la finale Sénégal-Maroc. Cette affaire a mis en lumière la nécessité d’une gestion plus efficace des litiges pour éviter des situations extrêmes, comme la modification d’un résultat sur tapis vert plusieurs mois après le coup de sifflet final.

Pour éviter de futurs imbroglios de cette nature, la Fifa a communiqué de nouvelles directives lors d’un récent congrès tenu cette semaine à Vancouver. Selon des informations relayées par le Times, l’instance dirigeante du football mondial exige désormais des arbitres qu’ils sanctionnent d’un carton rouge tout joueur quittant le terrain pour contester une décision arbitrale. Une expulsion immédiate sera également appliquée à tout membre du staff incitant des joueurs à de telles actions. De plus, si une équipe entière quitte le terrain pour regagner les vestiaires, à l’instar du Sénégal lors de la finale de la CAN, la défaite par forfait sera prononcée automatiquement. Ce règlement, déjà existant, avait d’ailleurs servi de base à la CAF pour déclarer le Maroc vainqueur sur tapis vert.

La Fifa agit également suite à l’affaire Vinicius

Dans un tout autre registre, l’instance mondiale du football a également réagi à l’affaire Vinicius-Prestianni, un incident qui a marqué l’actualité récente. Le joueur brésilien a accusé son homologue de Benfica de propos racistes. L’Argentin a finalement été sanctionné pour des insultes homophobes, qu’il a reconnues avoir proférées.

La riposte de la Fifa ? Une expulsion pour tout joueur qui, s’adressant à un adversaire, dissimulerait sa bouche avec la main. Cette mesure vise à faciliter la lecture labiale et à débusquer les éventuels propos racistes ou discriminatoires qui pourraient échapper à l’attention des officiels.

Éliminatoires JO 2028 : le Sénégal face à la Tunisie pour une place à Los Angeles

Un duel décisif entre les Lionnes et la Tunisie pour LA28

L’équipe nationale féminine du Sénégal est désormais fixée sur son prochain défi majeur. Dans le cadre du deuxième tour des qualifications pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028 (LA28), les Sénégalaises seront opposées à la Tunisie. Cette confrontation se jouera lors d’une double manche aller-retour programmée pour le mois d’octobre 2026.

Le tirage au sort de ce tournoi qualificatif de la zone Afrique s’est déroulé ce mercredi 29 avril. Il a permis d’établir le calendrier complet des épreuves, qui s’étireront du 1er juin 2026 jusqu’au 4 décembre 2027.

Le calendrier des tours éliminatoires

La compétition est organisée en cinq étapes distinctes. Le premier tour verra s’affronter les six nations les moins bien positionnées au classement FIFA :

  • Le Soudan sera aux prises avec les Comores ;
  • Le Soudan du Sud fera face à Madagascar ;
  • Maurice défiera Djibouti.

Les grandes affiches du deuxième tour

C’est en octobre 2026 que la majorité des sélections feront leur entrée en lice. Outre le choc entre le Sénégal et la Tunisie, le Maroc, récent finaliste de la CAN féminine, devra affronter le Congo. Le tableau laisse également entrevoir de possibles retrouvailles avec le Nigéria, champion d’Afrique en titre, dès le troisième tour de la compétition.

En cas de qualification face aux Tunisiennes, les joueuses du Sénégal devront ensuite se mesurer au vainqueur du duel entre le Mali et le Bénin. De son côté, l’Algérie entamera son parcours contre la République centrafricaine. Enfin, la Zambie, présente aux derniers Jeux de Paris, débutera contre l’Ouganda avant un éventuel affrontement contre le Ghana pour tenter de décrocher un troisième billet olympique consécutif.

Nouveaux centres de santé au Niger : Maradi et tessaoua renforcent l’accès aux soins

nouveaux centres de santé au Niger : Maradi et tessaoua renforcent l’accès aux soins

Dans le cadre de son ambition d’améliorer l’accès aux soins pour tous, le Niger franchit une étape majeure avec l’inauguration de trois nouveaux Centres de Santé Intégrés (CSI) de type II à Maradi et Tessaoua. Porté par le Projet Intégré de Développement Urbain et de Résilience Multisectorielle (PIDUREM), ce programme vise à décongestionner les structures hospitalières existantes tout en offrant aux populations un accès facilité aux soins de proximité.

Centre de santé intégré à Maradi

des infrastructures modernes pour une santé de proximité

Le quartier ADS à Maradi, dans le IIIe arrondissement, accueille désormais un nouveau centre de santé flambant neuf, symbole de modernité et d’innovation. À Tessaoua, c’est le quartier Toudou qui bénéficie de cette avancée sanitaire. Ces deux premiers centres, réceptionnés entre mars et octobre 2025, sont désormais pleinement opérationnels grâce à l’installation d’équipements médicaux de dernière génération.

« Désormais, chaque citoyen peut accéder à des soins de qualité à proximité de son domicile, sans avoir à parcourir de longues distances. Cette initiative concrétise notre engagement en faveur d’une santé pour tous. »

— Un représentant de la Direction Régionale de la Santé Publique

une dotation complète et un suivi rigoureux

Le projet ne se limite pas à la construction des bâtiments. Une dotation complète en équipements médicaux spécifiques aux CSI de type II a été distribuée en présence des plus hautes autorités locales : le Secrétaire général de la Région, l’Administrateur délégué de la Ville, et le Directeur régional de la Santé publique. À Tessaoua, un troisième chantier, situé à Tsamia Koura, est en cours de finalisation. Les équipements y seront installés dès l’achèvement des travaux, garantissant ainsi un suivi technique irréprochable.

Cérémonie d'inauguration des centres de santé

le pidurem : un modèle de développement intégré

Pour le Niger, qui œuvre activement à la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) en matière de santé, le PIDUREM représente un modèle innovant. En associant construction d’infrastructures et fourniture immédiate de matériel, le projet évite les écueils des initiatives inabouties, souvent critiquées pour leur manque de suivi. À Maradi, la santé de proximité prend ainsi une nouvelle dimension, offrant aux habitants un accès facilité aux soins essentiels.

Équipements médicaux modernes dans les nouveaux centres

un impact concret pour les populations

Ces nouvelles infrastructures sanitaires répondent à un besoin criant dans la région. En réduisant les distances à parcourir pour accéder aux soins, elles contribuent à améliorer la santé des populations urbaines et périurbaines. Le PIDUREM démontre ainsi l’efficacité d’une approche intégrée, où chaque étape du projet est pensée pour maximiser son impact.

  • Désengorgement des hôpitaux : en offrant des soins de proximité, les nouveaux centres réduisent la pression sur les structures hospitalières régionales.
  • Accès facilité aux soins : les habitants de Maradi et Tessaoua bénéficient désormais de plateaux techniques modernes à proximité de leur domicile.
  • Suivi rigoureux : le projet s’accompagne d’un accompagnement technique pour garantir la pérennité des infrastructures et des équipements.

Maintien en détention de Kemi Seba en Afrique du Sud : l’audience reportée au 11 mai

L’activiste franco-béninois Kemi Seba demeure incarcéré. Ce mercredi 29 avril, les autorités judiciaires de l’Afrique du Sud ont confirmé son placement en détention, rejetant les arguments avancés par ses conseils. Entre l’invalidité juridique de son passeport diplomatique et l’existence de deux mandats d’arrêt internationaux émis par le Bénin, le président de l’organisation Urgences Panafricanistes se retrouve dans une position complexe. Cette audience a illustré la prévalence des procédures légales sur les revendications militantes, avant un report de la procédure au 11 mai prochain.

Une décision judiciaire ferme

Malgré les attentes de ses partisans concernant une éventuelle libération sous caution, le magistrat a ordonné que Stellio Gilles Robert Capo Chichi, plus connu sous l’identité de Kemi Seba, reste en cellule. La justice sud-africaine a motivé cette décision par un risque de fuite jugé réel et par l’importance des poursuites internationales engagées contre lui. Ce maintien en détention souligne une confrontation directe entre les stratégies de l’activiste et la rigueur du cadre procédural de Pretoria.

L’inefficacité de l’argument diplomatique

Lors des débats du 29 avril, la défense a tenté d’obtenir une immunité en présentant un passeport diplomatique à l’origine incertaine. Selon les avocats, ce titre de voyage aurait dû empêcher toute arrestation sur le territoire sud-africain. Cependant, la cour a balayé cet argument avec fermeté.

Le juge a précisé qu’un document diplomatique ne confère aucune protection systématique sans une accréditation préalable auprès des autorités du pays d’accueil. Kemi Seba n’ayant pu fournir d’ordre de mission officiel justifiant une fonction étatique, le tribunal a considéré le document comme un simple titre de voyage ordinaire, y voyant une tentative de diversion sans fondement juridique.

La menace d’une extradition vers le Bénin

La situation de l’intéressé est particulièrement précaire en raison de son passif judiciaire en Afrique de l’Ouest. Le dossier s’appuie sur deux mandats d’arrêt internationaux délivrés par le Bénin. Les autorités de Cotonou sollicitent activement l’extradition de leur ressortissant pour des faits jugés graves, ayant entraîné une coopération judiciaire internationale.

En validant la poursuite de sa détention, l’Afrique du Sud s’apprête désormais à analyser la recevabilité de ces demandes d’extradition. Cette phase place l’activiste dans un isolement inédit, loin de l’agitation médiatique habituelle.

Le droit face à la rhétorique militante

Habitué à transformer ses apparitions judiciaires en tribunes politiques, Kemi Seba se heurte cette fois à une institution sud-africaine peu réceptive à ses discours anti-système. En privilégiant l’application stricte des conventions internationales, Pretoria rappelle que la légalité prime sur la mise en scène.

L’avenir de l’activiste s’annonce incertain. Les prochaines étapes consisteront à vérifier si les critères requis pour son extradition vers le Bénin sont réunis. Ayant perdu sa nationalité française après avoir détruit son passeport il y a quelques mois, il ne bénéficie plus d’aucune protection consulaire européenne.

L’échéance du 11 mai marquera un tournant décisif dans cette affaire. Le dossier est alourdi par des éléments sonores suggérant l’implication de Kemi Seba dans un projet de déstabilisation visant le Bénin. Ces enregistrements mentionneraient une tentative d’action violente durant les célébrations des Vodun Days, au risque de causer des pertes civiles. Pour le leader d’Urgences Panafricanistes, l’heure est désormais à la confrontation avec la réalité carcérale de Pretoria.

Un sifflet sénégalais pour la CAN U17 : El Hadj Amadou Sy seul représentant national

La Confédération africaine de football (CAF) a récemment dévoilé la liste des arbitres présélectionnés pour le stage préparatoire de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations U17. Cette étape cruciale précédera la publication de la liste définitive des officiels qui prendront part à la compétition, dont le coup d’envoi est prévu au Maroc du 13 mai au 2 juin.

Dans cette sélection d’élite, le Sénégal sera représenté par un seul arbitre : El Hadj Amadou Sy. Sa désignation est une confirmation de son ascension et de son expertise sur la scène continentale. Nommé arbitre international FIFA depuis 2019, El Hadj Amadou Sy, originaire de Saint-Louis, a bâti sa carrière en gravissant les échelons avec détermination. Il a fait ses premiers pas dans l’arbitrage lors des compétitions locales de « navétanes » chez les cadets, avant de progresser vers les catégories seniors et de s’imposer au sein du championnat professionnel sénégalais.

Habitué des rencontres africaines de haut niveau, il avait déjà officié lors de la CAN U20 en 2023 et était également présent parmi les officiels de la précédente édition de la CAN U17. Alors que, par le passé, le Sénégal comptait souvent plusieurs arbitres ou un trio complet pour représenter ses couleurs, El Hadj Amadou Sy portera cette fois seul les espoirs nationaux durant cette phase préparatoire. L’attente est forte de le voir figurer sur la liste finale et d’arbitrer lors de cette compétition, qui verra également la participation de la sélection sénégalaise des U17.

Parmi les nations les plus représentées dans cette présélection figurent l’Algérie, le Cameroun, la République Démocratique du Congo, le Maroc, la Zambie et l’Afrique du Sud, chacune avec trois officiels. D’autres pays comme la Tunisie, le Mali, le Nigeria et l’Égypte comptent également deux arbitres dans cette liste provisoire.

CAN U17 2025 : El Hadj Amadou Sy, seul arbitre sénégalais retenu pour le stage de préparation de la CAF - wiwsport

Psg bayern : un match de légende qui a marqué la ligue des champions

PSG 5-4 Bayern : un duel épique qui entre dans l’histoire de la Ligue des Champions

Le football a encore une fois prouvé qu’il était capable de transcender le sport pour devenir un spectacle à couper le souffle. Lors d’une demi-finale aller de Ligue des Champions au Parc des Princes, le Paris Saint-Germain a livré une bataille mémorable face au Bayern Munich, s’imposant 5-4 dans une rencontre où l’offensive a pris le pas sur toute logique défensive.

Une soirée où le génie offensif a dominé

Ce mardi soir, le Parc des Princes a vibré au rythme d’un match où chaque action pouvait basculer en un instant. Le Bayern Munich a ouvert le score dès la 17e minute grâce à un penalty transformé par Harry Kane, mais le PSG n’a jamais baissé les bras. Porté par une inspiration collective et des individualités flamboyantes, les Parisiens ont renversé la tendance.

Kvaratskhelia et Dembélé, les artisans du renversement

Khvicha Kvaratskhelia a été l’un des grands héros de la soirée, inscrivant un doublé décisif (24e, 56e) qui a relancé les ambitions parisiennes. Son association avec Ousmane Dembélé, auteur d’un penalty avant la mi-temps puis d’une frappe magistrale à la 58e minute, a mis le Bayern Munich dans une position délicate, avec un score de 5-2 en faveur du PSG.

Les supporters parisiens commençaient déjà à célébrer leur qualification en finale, mais le destin en a décidé autrement…

Le Bayern Munich relance le suspense dans les dernières minutes

Contre toute attente, les Bavarois ont démontré leur résilience légendaire en revenant de l’arrière. En seulement trois minutes, grâce à des réalisations de Dayot Upamecano (65e) et de la recrue Luis Díaz (68e), le Bayern a réduit l’écart à un seul but. La défense parisienne, auparavant si sûre d’elle, a vacillé sous la pression.

Marquinhos, capitaine du PSG, a résumé l’ambiance : « C’était de la folie pure. On mène 5-2, on se sent intouchables, et puis cette équipe vous punit à la moindre seconde d’inattention. »

Un avantage parisien à confirmer

Avec ce score de 5-4, le PSG dispose d’un avantage fragile avant le match retour à l’Allianz Arena le 6 mai prochain. Quatre buts encaissés à domicile laissent planer un doute : les joueurs de Luis Enrique pourront-ils tenir la distance ? Une chose est sûre, ce match a montré que la Ligue des Champions réserve encore des surprises et des rebondissements spectaculaires.

Pour les amateurs de football, cette rencontre restera comme l’une des plus palpitantes de l’histoire récente de la compétition. Neuf buts, des échanges incessants et un niveau technique exceptionnel : le PSG et le Bayern ont offert un spectacle total à leurs supporters et aux téléspectateurs du monde entier.