Valentin Djenontin célèbre la libération de Julien Kandé Kansou et plaide pour l’unité nationale

Valentin Djenontin célèbre la libération de Julien Kandé Kansou et plaide pour l’unité nationale

La décision historique du président Romuald Wadagni de gracier Julien Kandé Kansou, effective le 1er août 2026, a suscité un élan de solidarité au sein des sphères politiques béninoises. Cette mesure de clémence, saluée par de nombreux acteurs, marque un tournant dans l’apaisement des tensions au sein de la société.

Julien Kandé Kansou, poète et membre du parti Les Démocrates

Un geste politique et humain salué par l’opposition

Dans une allocution publique diffusée le 2 août, Valentin Djenontin-Agossou, figure de l’opposition béninoise et ancien ministre sous la présidence de Boni Yayi, a exprimé sa profonde satisfaction face à cette libération. Il y voit un acte fort de réconciliation, illustrant la volonté de l’État de privilégier l’unité nationale plutôt que les divisions.

La clémence présidentielle, un pas vers la paix sociale

Bien qu’il maintienne ses réserves sur les conditions initiales ayant conduit à l’arrestation de Julien Kandé Kansou, Valentin Djenontin-Agossou a tenu à reconnaître publiquement le caractère salvateur de cette mesure. Pour lui, cette décision reflète une démarche d’humanité et de responsabilité politique, essentielle pour restaurer la confiance dans les institutions.

Il a également tenu à rendre hommage au président Romuald Wadagni et à son gouvernement pour cette initiative, la qualifiant de victoire collective pour la démocratie béninoise. Selon ses propos, cette libération doit servir de catalyseur pour engager des actions plus larges en faveur de la paix et de la cohésion sociale.

Vers une réconciliation nationale élargie ?

L’ancien membre du gouvernement a profité de cette occasion pour appeler à une politique de clémence plus inclusive. Il a notamment insisté sur la nécessité de libérer d’autres détenus, qu’il qualifie de prisonniers politiques, afin de consolider le processus de réconciliation. Son plaidoyer s’articule autour de l’idée que le pardon et le dialogue doivent primer sur les divisions passées.

Cette prise de position met en lumière les enjeux actuels de la gouvernance béninoise, où la recherche d’un équilibre entre justice et apaisement reste un défi majeur pour les institutions.