Léonard She Okitundu dévoile sa feuille de route pour le dialogue politique en RDC

Le Parti Social-Démocrate Vert (PSDV) a accueilli avec un intérêt marqué l’annonce de l’imminent dialogue politique national inclusif en République Démocratique du Congo. Cette initiative, saluée par le PSDV, émane de la volonté du Chef de l’État d’engager des concertations approfondies avec l’ensemble des forces vives de la nation. L’objectif principal de cette démarche est de renforcer la cohésion nationale, en favorisant une réflexion collective essentielle pour la défense de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du pays, actuellement menacées par l’agression rwandaise. Cette approche est cruciale pour l’avenir de la société africaine congolaise.

Dès lors, le Parti Social-Démocrate Vert insiste sur un point fondamental : ce forum ne doit en aucun cas s’éloigner de la cause première de la crise actuelle, à savoir l’agression injuste dont la RDC est victime.

Afin d’assurer le succès et l’efficacité de ce processus vital pour la politique africaine du pays, le PSDV propose les recommandations suivantes, qui pourraient servir de termes de référence pour ce dialogue :

  1. De l’objet

Sans écarter d’autres questions internes d’importance, cette vaste concertation devra se concentrer principalement sur la formation d’un large front patriotique pour contrer l’agression subie par notre pays.

  • Du lieu

Le dialogue devra impérativement se tenir sur le sol national.

  • De la participation

Le Parti Social-Démocrate Vert réaffirme son adhésion au principe d’inclusivité, à condition que celle-ci s’inscrive dans le cadre de modalités de participation réalistes et structurées, en conformité avec les engagements internationaux de la RDC.

Au niveau interne, le dialogue rassemblera des représentants de la majorité politique, de l’opposition non armée et de la société civile, auxquels s’ajouteront des personnalités politiques influentes.

Quant à l’opposition armée, le PSDV estime qu’elle doit, pour des raisons évidentes, poursuivre les pourparlers déjà initiés avec les représentants gouvernementaux à l’étranger. Ces discussions spécifiques doivent viser l’application rigoureuse des engagements pris dans le cadre du processus de Doha (désarmement, démobilisation et réinsertion des groupes armés) et de l’accord de Washington, sans préjudice de la mise en œuvre effective des obligations contraignantes découlant de la Résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, considérée comme une feuille de route essentielle pour un règlement durable du conflit.

  • De la modération

Étant donné la nature nationale de ce dialogue, le Parti Social-Démocrate Vert juge impératif que le Chef de l’État assume un rôle de premier plan dans la supervision des travaux de ces assises. Il incarne en effet la Nation et symbolise l’unité nationale, prérogatives que lui confère l’article 69 de la Constitution.

À ce titre, il lui appartiendra de désigner une personnalité jouissant d’une crédibilité suffisante auprès de toutes les parties prenantes pour assurer la facilitation. Cette personne bénéficiera du soutien des représentants des confessions religieuses (catholique, protestante, kimbanguiste, musulmane, Église du réveil du Congo) pour l’exécution de tâches spécifiques.

  • De l’observation

La présence de représentants de l’Union Africaine et de l’Organisation des Nations Unies en tant qu’observateurs est requise, en raison de leur implication directe dans le processus de résolution de la crise causée par l’agression.

En effet, certaines conclusions du dialogue seront présentées à ces institutions à titre de plaidoyer, notamment afin d’obtenir l’application effective de la Résolution 2773 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Au regard de ce qui précède, le Parti Social-Démocrate Vert réitère sa pleine disponibilité à contribuer activement à la réussite de ce dialogue et confirme son engagement inébranlable en faveur du recouvrement total de l’intégrité territoriale et de la défense sacrée de la Patrie.

Léonard SHE OKITUNDU

Président National