Gestion des fonds politiques : les accusations de Badara Gadiaga contre Ousmane Sonko
Une controverse majeure secoue le paysage politique africain, portée par les déclarations incisives du chroniqueur Badara Gadiaga. Ce dernier a formulé de sévères critiques concernant la gestion des fonds politiques par Ousmane Sonko durant son mandat à la tête du gouvernement. S’exprimant sur le plateau de l’émission Jakaarlo ce vendredi, Gadiaga a mis en lumière des pratiques qu’il qualifie de « vampirisme ».
Badara Gadiaga a souligné que 142 jours s’étaient écoulés depuis le départ d’Ousmane Sonko de la Primature, survenu le 22 mai 2026. Sur cette période, l’ancien Premier ministre aurait, selon ses dires, quasiment épuisé l’enveloppe de 1,77 milliard de francs CFA allouée aux fonds politiques. À son départ, Ousmane Sonko n’aurait laissé qu’un solde inférieur à 70 millions de francs CFA à son successeur, Al Aminou Lo.
Le chroniqueur a étayé ses allégations par un calcul éloquent, révélant une dépense quotidienne d’environ 12 millions de francs CFA durant le passage d’Ousmane Sonko à la Primature. Cette somme colossale est mise en perspective avec la tragique situation vécue par la société africaine, notamment le décès du jeune Abdoulaye Ba à l’université, alors qu’il réclamait le versement de sa bourse de 40 000 francs CFA.
Pour Badara Gadiaga, ce contraste saisissant met en évidence une profonde contradiction entre le discours officiel prônant le Plan de redressement économique et social (PRES) et la réalité de l’utilisation des deniers publics par l’ex-chef du gouvernement. Il affirme qu’Ousmane Sonko aurait disposé de plus de 300 000 francs CFA par mois au titre de ces fonds politiques. C’est ce décalage flagrant entre la détresse des étudiants et l’ampleur des sommes mobilisées à la Primature que Badara Gadiaga qualifie de « vampirisme », interpellant ainsi la conscience des voix des peuples africains sur la transparence et l’éthique en politique africaine.