Le Burkina Faso clôture son forum national sur le financement de la santé

Ouvert le 25 mars dernier par le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, dans la capitale Ouagadougou, la première édition du Forum national sur le financement de la santé (FONAFIS) a pris fin ce 27 mars.

Cette rencontre de haut niveau a réuni des décideurs politiques, des experts tant locaux qu’internationaux, ainsi que des Partenaires Techniques et Financiers (PTF). Les discussions se sont articulées autour des défis cruciaux liés à la mobilisation des ressources et à l’impératif de réduire la dépendance vis-à-vis des financements extérieurs dans le domaine de la santé publique en Afrique. Un autre objectif central des organisateurs était de « renforcer la résilience des systèmes de santé face aux crises » sur l’ensemble du continent africain.

Lors de la journée inaugurale, le 25 mars, Mohamed Janabi, Directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique, a dressé un bilan précis de la situation du financement de la santé sur le continent. Il a notamment souligné qu’un quart des dépenses de santé dans cette région provenait de sources extérieures, mettant en lumière l’ampleur du défi.

Dans ce contexte, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a affirmé que la « souveraineté sanitaire » constituait un pilier fondamental du projet de transformation nationale engagé par le Burkina Faso, qui est en pleine Révolution Progressiste Populaire (RPP) depuis septembre 2022. Il a également réitéré l’engagement ferme de l’exécutif de son pays à assurer, par ses propres moyens, le financement intégral de son système de santé.

Burkina Faso : l’impératif du financement endogène pour la santé sexuelle et reproductive

Le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) a récemment organisé une session de discussion majeure. Au cœur des débats, la question vitale du financement de la santé sexuelle et reproductive au Burkina Faso, confronté à une crise sécuritaire et à la diminution des apports extérieurs.

Le Burkina Faso fait face à un défi de taille : maintenir l’accès aux services essentiels de santé sexuelle et reproductive (SSR) et de planification familiale. La détérioration du contexte sécuritaire, couplée à un retrait progressif des partenaires financiers internationaux, a créé une situation délicate.

Les chiffres du ministère de la Santé révèlent une dépendance significative : jusqu’à 81% des fonds alloués à la SSR provenaient des soutiens étrangers. Cette manne ayant considérablement diminué ces dernières années, les décideurs et acteurs de terrain sont désormais contraints d’explorer des pistes de financement endogène.

Selon Désiré Thiombiano, directeur de AMS synergie Burkina Faso, la solution réside dans une prise de conscience collective et une participation active des populations. Il a clairement indiqué : « Il n’est plus envisageable d’attendre le retour des financements extérieurs. Nous devons impérativement investir nous-mêmes dans la santé sexuelle pour prévenir les grossesses précoces, les mariages d’enfants et les drames liés à la mortalité maternelle. »

Pour concrétiser cette vision, l’expert a formulé plusieurs recommandations stratégiques :

  • Sensibiliser activement les citoyens à l’importance de leur contribution financière pour la mobilisation des ressources.
  • Promouvoir une masculinité positive en intégrant les leaders d’opinion et les autorités religieuses dans les campagnes de communication et de plaidoyer.
  • Mettre en place un cadre institutionnel pour la collecte de fonds au niveau communautaire, géré par les collectivités territoriales, garantissant ainsi une gestion transparente et pérenne.

Dr Clarisse Bougma, agissant au nom de la directrice de la santé de la famille, a mis en lumière les actions concrètes de l’État burkinabè. Elle a rappelé qu’entre 2020 et 2025, près de 3,9 milliards de francs CFA ont été alloués par le gouvernement à l’achat de contraceptifs. Le ministère reste déterminé à maintenir ses initiatives, en particulier dans les régions les plus reculées, malgré la diminution des aides internationales.

Elle a insisté sur le fait que « la mobilisation des ressources endogènes constitue une orientation stratégique primordiale. C’est la voie pour garantir la pérennité de nos actions et accélérer l’atteinte des objectifs fixés au niveau international. »

Boureima Sanga, coordinateur du REMAPSEN au Burkina Faso, a précisé que cette initiative s’inscrit dans une démarche de plaidoyer et de renforcement des compétences des professionnels des médias. Il a souligné : « Face à un environnement marqué par des crises multiples, il est crucial que les médias soient parfaitement informés des dispositifs de financement endogène. Leur rôle est essentiel pour sensibiliser les citoyens et soutenir l’autonomie sanitaire du pays. »

Fondé en juin 2020, le REMAPSEN, avec le soutien du Partenariat de Ouagadougou, organise fréquemment de telles rencontres à l’échelle nationale. L’objectif est clair : promouvoir des approches et des solutions locales et durables pour les défis de santé.

Maroc vainqueur de la can 2025 : le Sénégal porte l’affaire devant le tas

Le Maroc sacré vainqueur de la CAN 2025, le Sénégal saisit le Tribunal arbitral du sport

Dernière controverse en date dans l’univers du football africain : après avoir été dépossédé de son titre par la CAF, le Sénégal a décidé de contester la décision devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Une issue attendue par les observateurs, dans un climat de tension post-finale.

Un titre retiré à l’issue d’une finale controversée

La Confédération africaine de football (CAF) a sanctionné le Sénégal en lui retirant le titre de champion d’Afrique 2025, deux mois après sa victoire en prolongation face au Maroc. La décision fait suite à un incident survenu en fin de match : après un pénalty accordé aux Marocains (raté par Brahim Diaz), les Lions de la Téranga avaient quitté le terrain en signe de protestation avant de revenir quelques instants plus tard.

Pour le Sénégal, cette sortie symbolisait une réaction légitime face à une décision arbitrale contestée. La fédération sénégalaise a donc choisi de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour faire valoir ses droits et obtenir l’annulation de la sanction.

Le Sénégal exige la reconnaissance de sa victoire sur le terrain

Les dirigeants de l’équipe sénégalaise refusent de se soumettre à la décision de la CAF. Leur objectif : récupérer le titre qu’ils estiment avoir remporté sur le gazon, grâce à un but de Pape Gueye en prolongation. Le recours au TAS intervient comme une stratégie juridique pour rétablir la vérité sportive.

Dans leur communication, les responsables sénégalais soulignent que la procédure arbitrale est le seul moyen de garantir un procès équitable. Ils espèrent ainsi faire annuler une décision qu’ils jugent injuste et précipitée.

Le TAS s’engage à traiter l’affaire rapidement

Le Tribunal arbitral du sport a confirmé avoir enregistré l’appel de la Fédération sénégalaise. Une équipe d’arbitres spécialisés et indépendants sera désignée pour examiner le dossier dans les meilleurs délais. Le TAS a d’ores et déjà précisé que la priorité est donnée à la célérité, tout en garantissant le respect des droits des deux parties.

« Nous comprenons l’impatience des supporters et des équipes. Notre mission est de rendre une décision juste et équitable, en un temps record, sans compromettre la rigueur juridique », a déclaré Matthieu Reeb, directeur général du TAS.

Prochaines étapes et calendrier incertain

À ce stade, aucune date d’audience n’a été fixée. Le TAS va d’abord nommer une formation arbitrale, puis établir un calendrier de procédure. Les observateurs s’attendent à ce que l’affaire soit traitée en quelques semaines, mais la complexité du dossier pourrait allonger le processus.

Réactions et enjeux autour de cette affaire

Cette décision de la CAF et le recours du Sénégal ont suscité de vives réactions dans le monde du football africain. Certains experts estiment que cette affaire pourrait redéfinir les règles de contestation en compétition internationale, tandis que d’autres appellent à une médiation pour éviter une escalade des tensions.

Pour les supporters sénégalais, cette affaire dépasse le cadre sportif : elle touche à l’honneur et à la crédibilité de leur équipe nationale. La mobilisation autour de ce litige reste forte, avec un espoir de voir la justice trancher en leur faveur.

Que retenir de cette polémique ?

  • Le Maroc a été déclaré vainqueur par la CAF après la finale controversée.
  • Le Sénégal conteste la décision et a saisi le TAS pour récupérer son titre.
  • L’affaire met en lumière les tensions autour de l’arbitrage en football africain.
  • Le TAS promet une procédure rapide, mais sans garantie de délai précis.

Togo : l’inflation maintient une trajectoire maîtrisée en février 2026

L’économie togolaise a continué d’afficher une maîtrise certaine de l’inflation au cours du mois de février 2026. L’indicateur de la hausse des prix à la consommation a été enregistré à 0,4 % pour cette période. Cette légère avancée fait suite au taux de 0,2 % constaté le mois précédent, ce qui confirme une dynamique de progression modérée des coûts pour les ménages au Togo.

L’offensive diplomatique américaine au Sahel : Niamey, nouvelle escale après Bamako et Ouagadougou

Washington intensifie significativement son activité diplomatique en Afrique de l’Ouest. Après des missions d’envergure menées au Mali et au Burkina Faso, les États-Unis dirigent désormais leur attention et leurs signaux stratégiques vers le Niger.

Cette série de déplacements ciblés s’inscrit clairement dans une tentative de réaffirmer l’influence américaine et de forger des partenariats solides dans la région du Sahel. L’objectif est de consolider une présence essentielle face aux multiples défis sécuritaires et géopolitiques qui caractérisent cette zone stratégique.

Ligue des champions : Le résultat des huitièmes et le programme des quarts

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Le choc attendu PSG – Liverpool aura bien lieu, après leurs victoires contre Chelsea et Galatasaray. Découvrez les résultats des huitièmes de finale de l’UEFA Champions League, et le programme complet des quarts de finale.

Stratégie diplomatique de Faure Gnassingbé face à la Russie, la CEDEAO et l’AES

Faure Gnassingbé, le 14 décembre 2025, à Abuja, lors de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO.

Un silence éloquent résume la gestion de la diplomatie togolaise. Le 9 mars 2026, le ministre russe de la Défense, Andreï Belousov, atterrissait à Lomé par avion. Dès le lendemain, il était reçu par le président Faure Essozimna Gnassingbé en personne. Pourtant, cette entrevue, confirmée par une source interne à la présidence togolaise, n’a fait l’objet d’aucun communiqué officiel.

une diplomatie du secret et des alliances stratégiques

Cette discrétion n’est pas anodine. Elle reflète une approche diplomatique où chaque mot compte. Faure Gnassingbé semble jouer un rôle d’équilibriste entre trois acteurs majeurs : la Russie, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Alliance des États du Sahel (AES).

Cette stratégie permet au président togolais de maintenir des relations avec des partenaires aux intérêts parfois divergents. Le Togo se positionne ainsi comme un acteur clé dans une région où les alliances géopolitiques évoluent rapidement.

les enjeux de l’alliance avec la Russie

La rencontre avec le ministre russe de la Défense s’inscrit dans un contexte où Moscou renforce son influence en Afrique. Faure Gnassingbé cherche à diversifier ses partenariats, notamment dans les domaines militaire et sécuritaire. Cette approche lui permet de sécuriser des soutiens extérieurs sans s’aliéner ses voisins ouest-africains.

la CEDEAO : un équilibre entre souveraineté et coopération

Malgré les tensions au sein de l’organisation, Faure Gnassingbé reste engagé dans la CEDEAO. Il participe activement aux sommets et aux initiatives régionales, tout en maintenant des relations avec les pays membres de l’AES, dont certains ont quitté la CEDEAO. Cette position lui permet de naviguer entre les exigences de la communauté économique et les réalités politiques des États sahéliens.

l’AES : un partenariat avec les voisins du Sahel

Le Togo, bien que géographiquement éloigné des pays de l’AES (Mali, Burkina Faso, Niger), entretient des liens économiques et sécuritaires avec ces nations. Faure Gnassingbé mise sur cette proximité pour renforcer la stabilité sous-régionale, tout en évitant de s’engager dans des conflits d’intérêts.

pourquoi cette discrétion ?

Plusieurs raisons expliquent cette diplomatie du silence. D’abord, Faure Gnassingbé évite de froisser ses partenaires traditionnels, notamment les pays de la CEDEAO, tout en explorant de nouvelles opportunités avec la Russie et l’AES. Ensuite, cette approche lui permet de tester des alliances sans s’engager officiellement, un avantage dans un contexte géopolitique incertain.

Enfin, cette stratégie renforce son image de leader pragmatique, capable de naviguer entre des blocs aux visions parfois opposées. En somme, Faure Gnassingbé utilise l’équilibrisme comme un levier de pouvoir, préservant ainsi la stabilité de son pays dans une région en pleine mutation.

perspectives et défis pour le Togo

  • Renforcer les relations avec la Russie sans aliéner les partenaires traditionnels de l’Afrique de l’Ouest.
  • Trouver un équilibre entre les attentes de la CEDEAO et les réalités politiques de l’AES.
  • Stimuler l’économie togolaise en tirant parti des nouvelles alliances sans compromettre la stabilité régionale.

Dans ce jeu d’alliances complexes, Faure Gnassingbé démontre une capacité rare à concilier des intérêts divergents. Son approche, bien que risquée, pourrait bien faire du Togo un acteur incontournable en Afrique de l’Ouest.

Maroc sacré champion de la can 2026 après le retrait du titre au Sénégal

Maroc sacré champion de la can 2026 après le retrait du titre au Sénégal

Deux mois après une finale controversée de la Coupe d’Afrique des nations, la Confédération africaine de football (CAF) a infligé un revers au Sénégal en lui retirant son titre de champion, attribué au Maroc. Une décision qui suscite une vive polémique et un appel immédiat devant le Tribunal arbitral du sport.

le Sénégal dénonce une « décision inique »

La Fédération sénégalaise de football a réagi avec indignation face à la décision de la CAF. Dans un communiqué publié le 17 mars 2026, l’instance a déclaré avoir déclaré le Sénégal « forfait » lors de la finale remportée 1-0 (après prolongation) par les Lions de la Teranga. Résultat homologué à 3-0 en faveur du Maroc. La fédération a qualifié cette décision de « sans précédent et inacceptable », ajoutant qu’elle allait saisir le Tribunal arbitral du sport à Lausanne pour contester ce verdict.

réactions enflammées sur les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux ont été le théâtre d’une vague de réactions indignées, notamment de la part des joueurs sénégalais. Le défenseur Moussa Niakhaté, évoluant à l’Olympique lyonnais, a partagé sur Instagram une photo de lui levant la coupe d’Afrique avec la mention : « venez la chercher ! ils sont fous eux ! ». Plusieurs de ses coéquipiers ont adopté le même geste symbolique. Cette contestation fait suite à un incident survenu lors de la finale à Rabat : des joueurs sénégalais avaient quitté temporairement le terrain après une décision arbitrale controversée, accordant un penalty au Maroc dans les arrêts de jeu.

Après 15 minutes de confusion, les joueurs sénégalais étaient revenus sur le terrain, mais le chaos s’est installé dans les tribunes, avec des supporters lançant des projectiles. Heureusement, le penalty décisif a été manqué par Brahim Diaz, l’ailier marocain.

un précédent dans l’histoire du football africain

La CAF s’est basée sur les articles 82 et 84 de son règlement, stipulant que toute équipe quittant le terrain avant la fin du match est considérée comme perdante. La Fédération marocaine de football a précisé que sa démarche visait uniquement à faire respecter le règlement, et non à contester les performances sportives.

Un cas similaire s’était produit en 2019 lors de la Ligue des Champions de la CAF, où l’Espérance de Tunis avait été déclarée vainqueur après le retrait du Wydad Casablanca. La CAF avait alors infligé des sanctions aux deux fédérations pour comportement antisportif. Par ailleurs, le procès de 18 supporters sénégalais, condamnés pour « hooliganisme », a été reporté au 30 mars.

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Décision controversée de la can 2025 : la caf et le tas en première ligne

La décision rendue par la Confédération africaine de football (CAF) deux mois après la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 a provoqué un séisme dans le monde du football africain. Le Jury d’Appel de la CAF a en effet déclaré le Sénégal « forfait » pour la finale perdue 1-0 contre le Maroc, attribuant ainsi le titre à la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF).

Un bouleversement inattendu pour les Lions de la Téranga

Deux mois après avoir célébré leur victoire en terre marocaine, les supporters sénégalais et les amateurs de football africain ont été pris de court par cette décision. Les médias locaux et internationaux se sont emparés du sujet, interrogeant les motivations et la légitimité de ce verdict rendu tardivement.

Le fronton du Tribunal arbitral du sport

Les arguments de la CAF pour justifier sa décision

Le communiqué publié par la CAF précise que la décision repose sur les articles 82 et 84 de son règlement. Selon ces textes, une équipe déclarée « forfait » perd le match sur le score de 3-0. La CAF a estimé que la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) avait enfreint les règles en ne respectant pas certaines dispositions, bien que le communiqué ne détaille pas explicitement les manquements reprochés.

L’article 82 du règlement de la CAF stipule qu’une équipe se retirant d’une compétition ou refusant de jouer est considérée comme perdante et éliminée. L’article 84 ajoute que les équipes enfreignant ces règles sont exclues et perdent le match sur le score de 3-0.

Les réactions des acteurs du football africain

Les supporters sénégalais, ainsi que des observateurs du football, se sont interrogés sur le délai de cette décision. Sur les plateaux télévisés, des consultants comme Samir Nasri ont ironisé : « pourquoi maintenant, deux mois après ? Il fallait attendre 2035 ? ». Les réseaux sociaux ont également été le théâtre de vives réactions, reflétant un profond mécontentement.

Les organes juridiques de la CAF : une procédure en deux temps

La CAF dispose de deux organes juridiques principaux pour gérer les litiges disciplinaires : la Commission de discipline et le Jury d’Appel. La Commission de discipline intervient en première instance pour sanctionner les comportements contraires aux règles. Elle examine les rapports d’arbitres, les vidéos d’incidents et peut prononcer des sanctions comme des suspensions ou des défaites par forfait.

Le Jury d’Appel, quant à lui, est saisi en cas de recours contre les décisions de la Commission de discipline. Composé de neuf membres, dont la Nigériane Roli Daibo Harriman et le Cap-verdien Faustino Varela Monteiro, il se réunit en urgence pour trancher les litiges. Les décisions sont prises après analyse des dossiers, généralement sous six jours.

Le Maroc conteste les sanctions initiales

Le 3 février, la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) a annoncé son intention de faire appel des sanctions prononcées par la Commission de discipline de la CAF. La FRMF a estimé que les sanctions étaient insuffisantes au regard de la gravité des incidents survenus lors de la finale, notamment le retrait des joueurs sénégalais, l’envahissement du terrain par leurs supporters et les scènes de violence qui ont suivi.

Le Sénégal saisit le Tribunal Arbitral du Sport (TAS)

Face à cette décision controversée, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a décidé de saisir le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), l’instance suprême pour le règlement des litiges sportifs au niveau international. Le Sénégal dispose de dix jours pour porter l’affaire devant le TAS, qui définira ensuite la procédure à suivre.

Le TAS, basé à Lausanne en Suisse, est une organisation indépendante fondée en 1984. Il compte environ 340 arbitres issus de 84 pays, choisis pour leur expertise en droit du sport. Les décisions du TAS sont définitives et ne peuvent faire l’objet d’aucun recours, sauf exceptions très limitées.

La FSF a décidé de saisir le Tribunal Arbitral du Sport

Un recours vers l’international

Le recours au TAS marque une étape cruciale dans ce litige. Les décisions du TAS sont reconnues mondialement et s’imposent aux fédérations sportives. Cependant, les délais de traitement peuvent varier : certaines procédures accélérées rendent des verdicts en 24 ou 48 heures, tandis que d’autres, plus complexes, peuvent prendre plusieurs mois.

Les enjeux de cette affaire pour le football africain

Cette décision de la CAF et le recours au TAS soulèvent des questions sur la transparence et la rapidité des instances dirigeantes du football africain. Les supporters et les acteurs du secteur attendent désormais une résolution équitable de ce litige, qui pourrait avoir des répercussions sur la crédibilité des compétitions organisées par la CAF.

L’issue de cette affaire sera suivie de près par tous les passionnés de football africain, qui espèrent une solution juste et apaisée pour mettre fin à cette polémique.

Le Maroc récupère la can 2025 à la place du Sénégal, qui dénonce une décision suspecte

La Confédération africaine de football (CAF) a retiré, deux mois après la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025, le titre remporté par le Sénégal pour le décerner au Maroc. Une décision qui a provoqué une vague d’indignation sur le continent et poussé les autorités sénégalaises à réclamer une enquête internationale pour « soupçons de corruption » au sein de la CAF.

« Ce n’est pas le 1er avril », « la blague du siècle ». Les réactions ont fusé, en Europe comme en Afrique, après l’annonce de la CAF. Le jury d’appel de l’instance a en effet retiré le titre de la CAN 2025 au Sénégal, pourtant vainqueur en finale face au Maroc (1-0 après prolongation), pour l’attribuer au royaume chérifien. Une décision intervenue deux mois après le match, sur décision de la CAF saisie par la Fédération marocaine de football.

Le gouvernement sénégalais a immédiatement réagi en exigeant une enquête internationale pour « soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes de la CAF ». « Le Sénégal rejette sans ambiguïté cette tentative de dépossession injustifiée », a déclaré Marie Rose Khady Fatou Faye, porte-parole de l’exécutif.

Règlement de la can : articles 82 et 84 au cœur du débat

La Fédération sénégalaise de football (FSF) a annoncé faire appel de cette décision et saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne. Elle dénonce une « décision inique, sans précédent et inacceptable qui jette le discrédit sur le football africain ».

Abdoulaye Sow, secrétaire général de la FSF, a tenu à rassurer la nation : « La CAF est pourrie, les réactions dans le monde après cette décision confirment une indignation totale… Le président de la FSF discute avec toutes les personnes concernées. Le combat n’est pas perdu. Je veux rassurer tous les Sénégalais. Le Sénégal a le droit et la victoire avec lui. La coupe ne quittera pas le pays. »

Le match du 18 janvier au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat avait été marqué par des incidents. En fin de prolongation, alors que le score était de 0-0, l’arbitre a sifflé un penalty controversé pour le Maroc. Les joueurs sénégalais, convaincus d’avoir été lésés par une erreur arbitrale précédente, ont demandé à quitter la pelouse. Après 15 minutes de confusion et des altercations en tribune, le match a repris. Brahim Diaz a finalement manqué son tir au but, mais Pape Gueye a offert la victoire au Sénégal d’une frappe puissante.

Depuis, l’attribution du titre avait été gelée, jusqu’à l’annonce surprise de la CAF. Mardi, l’instance a déclaré forfait l’équipe du Sénégal, estimant que celle-ci avait quitté le terrain sans l’autorisation de l’arbitre, en violation de l’article 82 du règlement de la CAN. L’article 84, qui encadre les sanctions, a ensuite été appliqué pour homologuer le score de 3-0 en faveur du Maroc.

Un précédent similaire : le cas Wydad Casablanca en 2019

La Fédération marocaine de football a salué cette décision, affirmant qu’elle « n’avait jamais eu pour objet de contester la performance sportive des équipes, mais uniquement de demander l’application du règlement ». Une source proche de la FRMF a rappelé qu’un cas similaire s’était produit en 2019 lors de la Ligue des champions de la CAF : le Wydad Casablanca avait quitté le terrain en finale après une panne de la VAR, avant que l’Espérance Sportive de Tunis ne soit finalement déclarée vainqueur.

Fin janvier, la CAF avait déjà infligé des sanctions aux deux fédérations pour des comportements antisportifs, incluant des amendes de plusieurs centaines de milliers d’euros. Le procès en appel de 18 supporters sénégalais, condamnés pour « hooliganisme » après les incidents de la finale, a été reporté au 30 mars.

Can 2025 : le Sénégal dénonce une décision controversée de la caf et réclame une enquête

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et le capitaine de l'équipe nationale Khalidou Koulibaly célèbrent la victoire en Coupe d'Afrique des Nations en tenant ensemble le trophée.

Le gouvernement du Sénégal a réagi avec fermeté après la décision du Jury d’Appel de la Confédération africaine de football (CAF) d’annuler la victoire de la CAN 2025 obtenue par la sélection sénégalaise face au Maroc. Une issue qui a suscité de vives critiques et relancé des questions sur l’intégrité des instances dirigeantes du football africain.

Une décision qualifiée d’injuste et de sans précédent

Dans un communiqué publié peu après l’annonce, les autorités sénégalaises ont dénoncé une « décision inédite, d’une gravité exceptionnelle », qui « heurte de front les principes fondamentaux de l’éthique sportive ». Elles ont rejeté avec force ce qu’elles qualifient de « tentative de dépossession injustifiée » et exigé la mise en place d’une enquête internationale indépendante pour faire la lumière sur d’éventuels soupçons de corruption au sein de la CAF.

Le gouvernement a réaffirmé son engagement à « défendre les droits de la sélection sénégalaise » et à « restaurer l’honneur du sport africain ». Il a également rappelé sa mobilisation pour assurer le suivi des supporters sénégalais encore bloqués au Maroc après les incidents survenus lors de la finale.

Les faits qui ont conduit à l’annulation du match

Le 18 janvier 2025, le Sénégal avait battu le Maroc 1-0 en finale de la CAN 2025, grâce à un but de Pape Gueye en prolongation. Cependant, cette victoire a été annulée par la commission d’appel de la CAF après une plainte déposée par la Fédération royale marocaine de football (FRMF).

Selon la CAF, le Sénégal aurait enfreint l’article 82 du règlement en refusant de poursuivre le match après l’attribution d’un penalty en faveur du Maroc à la 88e minute. L’article 84 prévoit alors que l’équipe fautive soit déclarée perdante sur le score de 3-0. Le Maroc a été officiellement déclaré vainqueur, bien que la décision fasse débat.

La FRMF a justifié son appel en affirmant qu’elle n’avait « jamais eu pour but de remettre en cause la performance sportive », mais simplement demandé l’application du règlement. La fédération a salué « la clarté du cadre compétitif et la stabilité des compétitions africaines », tout en félicitant les nations participantes pour cette édition marquante.

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a condamné les « scènes déplorables » survenues lors de la rencontre, tandis que la décision de la CAF a été qualifiée d’injuste et inacceptable par la Fédération sénégalaise de football, qui a annoncé son intention de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Récit des derniers instants du match

Alors que le score était de 0-0 en fin de match, l’arbitre Jean-Jacques Ndala a accordé un penalty au Maroc à la 88e minute, après consultation de la VAR. Cette décision a provoqué la colère du sélectionneur sénégalais, Pape Thiaw, qui venait d’observer l’annulation d’un but valable d’Ismaïla Sarr. Il a alors ordonné à son équipe de quitter le terrain.

Après 17 minutes d’interruption, les joueurs sont finalement revenus sur le terrain. Brahim Diaz a tiré le penalty, mais sa tentative de « panenka » a été arrêtée par Édouard Mendy. Pape Gueye a ensuite inscrit le but de la victoire en prolongation (1-0), offrant au Sénégal son deuxième titre en cinq ans.

Malgré ce dénouement, la polémique a persisté. Le sélectionneur marocain, Walid Regragui, a qualifié le comportement des Sénégalais de « honteux », tandis que Pape Thiaw a présenté des excuses publiques pour avoir donné l’ordre de quitter le terrain, reconnaissant une erreur de jugement.

Réactions et conséquences

Le Maroc a mis fin au contrat de Walid Regragui quelques semaines plus tard, en mars 2025, soit quatre mois avant la Coupe du monde. Cette décision a été interprétée comme un signal fort de désapprobation face aux événements de la finale.

Le journaliste sportif Maher Mezahi a déclaré que « l’émotion ressentie par les supporters présents ce jour-là ne peut pas être effacée ». Il a souligné que la décision de la CAF ne change rien à la réalité du match et à la joie des Sénégalais qui avaient célébré la victoire comme un véritable triomphe national.

Les réseaux sociaux ont été inondés de témoignages et d’images montrant les joueurs sénégalais brandissant le trophée, confirmant leur statut de champions. Malgré l’annulation administrative, l’impact émotionnel et symbolique de cette victoire reste ancré dans la mémoire collective.

Face à cette situation, le gouvernement sénégalais maintient sa position : exiger transparence et justice, tout en défendant l’intégrité sportive du pays. La bataille juridique et médiatique ne fait que commencer, et l’Afrique du football observe avec attention.

Victoire controversée du Maroc en finale de la can 2025 après le retrait du Sénégal

Victoire controversée du Maroc en finale de la CAN 2025 après le retrait du Sénégal

La Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 a été marquée par un rebondissement historique : la Confédération africaine de football (CAF) a annulé le résultat de la finale opposant le Maroc au Sénégal, privant ainsi les Lions de la Teranga d’un titre continental disputé.

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Une décision historique de la CAF : le Sénégal perd son titre

Dans un communiqué officiel, la Commission d’appel de la CAF a statué en faveur du Maroc, attribuant une victoire par forfait 3-0 à l’équipe nationale marocaine. Cette décision fait suite au retrait des Lions de la Teranga en pleine finale, une protestation jugée contraire aux règles du tournoi.

Les faits remontent à un moment critique en prolongation : après une intervention du VAR, un penalty a été sifflé en faveur du Maroc. Le banc sénégalais, mené par l’entraîneur Pape Thiaw, a réagi avec véhémence, ordonnant aux joueurs de quitter le terrain. La Commission a estimé que cette action violait les articles 82 et 84 du Règlement de la CAN, entraînant une défaite administrative pour le Sénégal.

Les raisons de l’annulation de la finale

La décision de la CAF s’appuie sur plusieurs éléments :

  • Violation du règlement : Le départ des joueurs sénégalais a été considéré comme une infraction aux règles de la compétition.
  • Recevabilité du recours marocain : La Fédération royale marocaine de football (FRMF) a vu sa plainte acceptée par la Commission d’appel.
  • Annulation de la décision disciplinaire initiale : La première sanction prise par la Commission de discipline a été invalidée.

Le communiqué précise : « La Commission d’appel de la CAF a estimé que le comportement de l’équipe du Sénégal relevait des articles 82 et 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des nations. »

Le rôle de Sadio Mané et les conséquences du match

Alors que la plupart des joueurs suivaient leur entraîneur vers les vestiaires, Sadio Mané a tenté de les convaincre de revenir sur le terrain. Interrogé après le match, il a déclaré :

« Quand ils ont décidé de sortir et de ne pas jouer, je suis resté et j’ai demandé à certains : “Qu’en pensez-vous ? Est-ce une bonne idée ou non ?” Puis j’ai décidé d’aller chercher tout le monde pour les ramener sur le terrain. Je pense que c’était la meilleure chose à faire. Après tout, ce n’est que du football, et je pense que l’arbitre peut parfois se tromper. Le monde entier regarde ce match. »

Les joueurs sont finalement revenus, mais le chaos a persisté : Brahim Diaz a manqué le penalty en tentant une panenka. Le match s’est poursuivi en prolongation, où Papa Gueye a marqué le but décisif, offrant une victoire initiale au Sénégal avant l’annulation.

Amendes et sanctions pour les deux fédérations

Malgré la victoire marocaine, la FRMF n’a pas été épargnée par les sanctions financières. La CAF a confirmé des amendes pour :

  • Interférences autour du système VAR : 100 000 dollars.
  • Utilisation de lasers par le public : 10 000 dollars (sanction réduite).
  • Incident impliquant des ramasseurs de balles : 50 000 dollars (sanction divisée par deux).

La Fédération sénégalaise de football (FSF) n’a pas été sanctionnée financièrement, mais a subi une défaite administrative qui a privé les Lions de la Teranga d’un titre tant espéré.

Réactions et perspectives

Cette décision a suscité de vives réactions parmi les supporters et les observateurs du football africain. Certains y voient une application stricte des règles, tandis que d’autres dénoncent une décision controversée qui a bouleversé le cours de la compétition.

Quoi qu’il en soit, le Maroc est officiellement sacré champion d’Afrique 2025, tandis que le Sénégal voit son parcours s’achever de manière inattendue. Cette finale restera dans les mémoires comme l’une des plus tumultueuses de l’histoire de la CAN.