Les révélations du rapport provisoire de la Cour des comptes du Niger sur la gestion de la Nigérienne des Eaux (NDE) suscitent des réactions vives et appellent à des perspectives de réforme. Ce document, qui couvre les exercices 2023 et 2024, met en évidence des défaillances sanitaires, financières et managériales. Alors que la phase contradictoire se poursuit, les parties prenantes sont appelées à se prononcer, et l’urgence de réformes structurelles se fait de plus en plus pressante.
Des réactions contrastées face aux révélations
La publication des conclusions préliminaires de la Cour des comptes a provoqué une onde de choc. Si les autorités nigériennes n’ont pas encore réagi officiellement, des voix s’élèvent pour exiger des comptes. Les organisations de la société civile et les usagers, directement concernés par la qualité de l’eau, expriment leur inquiétude. Certains observateurs soulignent que ces révélations pourraient accélérer la mise en œuvre de réformes tant attendues. D’autres appellent à attendre les conclusions définitives avant de tirer des conclusions hâtives.
Quelles perspectives pour la Nigérienne des Eaux ?
Au-delà des réactions immédiates, l’avenir de la NDE est en jeu. Les défaillances pointées du doigt — contamination bactériologique, pertes financières, mauvaise exécution des marchés — nécessitent des mesures correctives urgentes. Les perspectives envisagées incluent un renforcement des contrôles internes, une révision des procédures de passation de marchés et un plan d’investissement pour la réhabilitation du réseau. La question de la gouvernance reste centrale : comment restaurer la confiance du public et garantir la sécurité sanitaire de l’eau potable ?
Les recommandations de la Cour des comptes
Le rapport provisoire formule plusieurs recommandations pour remédier aux dysfonctionnements. Parmi celles-ci, on note la nécessité de moderniser les infrastructures, d’assurer une maintenance régulière et de former le personnel technique. La Cour insiste également sur la transparence dans l’attribution des marchés et la gestion des ressources humaines. Ces recommandations devront être suivies d’effets pour éviter que la crise ne s’aggrave.
Un appel à une action collective
Face à l’ampleur des défis, une action collective est indispensable. Les autorités, la direction de la NDE, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les citoyens, doivent s’impliquer pour sauver la société nationale d’exploitation. La sécurité hydraulique au Niger est un enjeu de santé publique majeur qui ne peut être sacrifié. Les prochains mois seront décisifs pour l’avenir de l’eau potable dans le pays.