Yaoundé s’apprête à accueillir la 51e session de l’Assemblée parlementaire de la francophonie

Les préparatifs s’accélèrent pour ce grand rendez-vous diplomatique sous la direction du député Hilarion Etong.

Dans deux semaines, le Cameroun sera le centre de la diplomatie francophone en accueillant la 51e session de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF). Pour préparer cet événement d’envergure internationale, le comité d’organisation, composé de représentants du Sénat et de l’Assemblée nationale, a récemment détaillé les axes majeurs de cette rencontre. Les prévisions font état de plus de 300 délégués attendus, dont une dizaine de présidents de parlements et 80 représentants de la jeunesse.

Les participants viendront des quatre grandes régions de l’espace francophone : Afrique, Amérique, Asie-Pacifique et Europe. Parmi les figures de proue annoncées figurent Amelia Lakrafi, déléguée générale de l’APF, ainsi que Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie. À ce jour, les listes d’émargement comptabilisent déjà 275 inscriptions confirmées.

Le dispositif organisationnel, opérationnel depuis janvier 2026, est piloté par Hilarion Etong, qui cumule les fonctions de président de la section camerounaise de l’APF, président en exercice de l’organisation et premier vice-président de l’Assemblée nationale. Cette structure s’appuie sur 17 sous-comités spécialisés pour garantir la fluidité de l’événement. Côté logistique, huit établissements hôteliers de diverses catégories ont été mobilisés pour assurer l’hébergement des délégations.

Les échanges s’articuleront autour de deux thématiques cruciales pour la société africaine et mondiale : « Multilatéralisme et souveraineté des États » ainsi que « Les parlements francophones face aux changements climatiques dans un monde en mutation et en quête de développement ». Le premier volet permettra d’aborder les défis liés au protectionnisme, à la lutte contre le terrorisme, à la gestion des flux migratoires et à la stabilité démocratique. Le second volet visera à renforcer le rôle des législateurs dans la transposition des accords climatiques internationaux en cadres juridiques nationaux.

L’agenda de cette session s’annonce dense. Les activités débuteront le 7 juillet 2026 avec la réunion du bureau de l’APF. Le 8 juillet sera consacré aux réseaux des jeunes et des femmes parlementaires, incluant une visite sur le site de Nachtigal. Après les travaux des commissions permanentes le 9 juillet, l’ouverture solennelle de la session aura lieu le 10 juillet, avant la clôture officielle prévue pour le samedi 11 juillet 2026.