Réforme constitutionnelle en RDC : l’APEC de Louis Watum Kabamba mise sur une constitution adaptée aux besoins du pays
RDC : l’APEC de Louis Watum Kabamba défend une réforme constitutionnelle au cœur de Lubumbashi
Le Grand Katanga a vibré ce matin au rythme d’une mobilisation politique sans précédent. Dans un stadium de la Gécamines archicomble, l’Action des Patriotes pour l’Émergence du Congo (APEC), dirigée par l’autorité morale Louis Watum Kabamba, a tenu une rencontre publique sous haute tension. L’objectif affiché ? Convaincre l’opinion de l’urgence d’une réforme constitutionnelle adaptée aux réalités de la République Démocratique du Congo.
Une mobilisation record pour un projet politique ambitieux
Des milliers de militants, vêtus aux couleurs du parti, ont répondu présents à l’appel. L’hymne national a retenti sous les vivats, créant une atmosphère électrique. Au cœur de l’événement : l’adhésion massive de nouveaux membres, mais surtout, une déclaration de guerre aux tabous institutionnels. Pour l’APEC, la Constitution actuelle ne reflète plus les défis sécuritaires, économiques et sociaux qui minent le pays.
Le président national ad intérim de l’APEC, Dominique Unyon Pewu, a pris la parole devant cette foule en liesse. Il a rappelé que le peuple congolais, souverain selon l’article 5 de la Constitution, doit avoir le dernier mot sur toute modification de la loi fondamentale. Une position qui s’inscrit dans la droite ligne de l’Union Sacrée du président Félix Tshisekedi.
« La question de la réforme constitutionnelle est au centre des débats en RDC. Est-ce que l’on peut envisager cette réforme sans l’APEC ? Nous nous appuyons sur l’article 5 de la Constitution, qui reconnaît au peuple congolais le droit souverain de se prononcer sur ce changement. Si le peuple est d’accord, qui pourrait nous en empêcher ? C’est pourquoi l’APEC, derrière son autorité morale, Louis Watum Kabamba, soutient résolument ce projet. »
Un diagnostic sans concession sur l’état des institutions
Les cadres de l’APEC n’ont pas hésité à pointer du doigt les failles de l’architecture institutionnelle actuelle. Pour eux, le texte fondamental doit évoluer au rythme des mutations de la société congolaise. Une nécessité, selon eux, pour bâtir un État plus performant et répondre aux aspirations profondes des Congolais.
À Lubumbashi, la capitale économique du pays, où l’APEC affiche un ancrage solide, les responsables du parti ont martelé leur volonté de contribuer à la modernisation des institutions. Leur credo : une Constitution qui reflète les réalités du terrain, notamment en matière de gouvernance et de sécurité.
Dans un discours sans ambiguïté, Dominique Unyon Pewu a souligné que la réforme n’est pas une remise en cause de la démocratie, mais un exercice légitime dans toute nation en mouvement. Il a insisté sur l’importance d’un débat national inclusif, où chaque voix compte.
L’APEC s’impose comme un acteur clé du paysage politique congolais
Cette rencontre à Lubumbashi a confirmé la place centrale de l’APEC dans le débat politique congolais. En réussissant à mobiliser des foules importantes, le parti de Louis Watum Kabamba démontre sa capacité à fédérer au-delà des clivages régionaux. Une performance qui en fait désormais un interlocuteur incontournable pour les autorités et les autres forces politiques.
L’APEC ne se contente pas d’être un parti de plus. Elle se positionne comme une force de proposition, déterminée à peser dans les décisions qui façonneront l’avenir de la RDC. Son message est clair : le pays a besoin d’institutions à la hauteur de ses défis, et une Constitution adaptée est le premier pas vers cette modernisation.
Dominique Unyon Pewu, président national ad intérim de l’APEC, lors de son discours à Lubumbashi.