Mobilisation des jeunes commerçants du Burkina Faso pour une économie locale dynamique

À Ouagadougou, les jeunes entrepreneurs du secteur commercial ont fait entendre leur voix lors d’un rassemblement national organisé sous le thème « Passer des idées à l’action : construire une économie locale robuste au Burkina Faso ». Cette rencontre, tenue un samedi du mois de juin 2026, avait pour mission de rassembler les acteurs du commerce autour d’une réflexion commune sur les obstacles du secteur et les pistes pour dynamiser leur contribution à l’essor économique du pays.

Les débats ont porté en priorité sur la structuration des entreprises, le renforcement des compétences des commerçants et la promotion d’un entrepreneuriat organisé et pérenne.

Portrait du président de l’Association des jeunes commerçants du Burkina Faso, Ismaël Sawadogo

Le président de l’association, Ismaël Sawadogo, a mis en avant l’importance de cette initiative : « Notre objectif est de fédérer les énergies et d’instaurer un cadre de dialogue régulier pour cerner les défis actuels du commerce et imaginer des solutions concrètes à ces enjeux ».

Une partie centrale de l’événement a été dédiée à une formation sur la formalisation des entreprises, considérée comme un levier essentiel dans un contexte économique en pleine mutation.

Participants à la rencontre des jeunes commerçants du Burkina Faso, réunis pour échanger sur l’économie locale

Selon Ismaël Sawadogo, l’intégration progressive du secteur formel est indispensable pour accéder aux appels d’offres publics, aux dispositifs de financement et aux programmes d’accompagnement des jeunes entreprises. « Il est crucial que les commerçants quittent progressivement l’informel pour le formel en obtenant les documents requis. Cette transition leur ouvrira davantage de portes et renforcera leur impact sur l’économie burkinabè », a-t-il expliqué.

Les échanges ont révélé des préoccupations récurrentes, notamment les obstacles liés à l’accès aux emplacements commerciaux et les lourdeurs administratives pour obtenir les papiers de formalisation.

Le président de l’association a insisté sur la nécessité d’un soutien accru aux jeunes entrepreneurs, afin de simplifier les démarches et d’encourager la croissance de leurs activités.

Roland Achille Sow, figure majeure de la cérémonie, a salué cette dynamique et rappelé l’importance de la formalisation pour la durabilité des entreprises. « Quatre entreprises sur cinq disparaissent après leur fondateur. La question est simple : préférons-nous disparaître rapidement ou bâtir des structures capables de résister au temps et de traverser les générations ? »

Roland Achille Sow, représentant de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso

Il a également réitéré l’engagement de la Chambre de commerce à soutenir toutes les initiatives visant à structurer les activités économiques, un pilier de sa stratégie actuelle.

Cette rencontre a permis aux jeunes commerçants burkinabè de réaffirmer leur détermination à mieux s’organiser, à développer leurs compétences et à jouer un rôle clé dans l’édification d’une économie nationale plus solide, compétitive et résiliente.

Pour les participants, l’avenir du commerce au Burkina Faso repose sur une meilleure organisation du secteur, un dialogue constant entre les acteurs économiques et un accompagnement renforcé des institutions publiques et consulaires.