Tchad se retire de la Cour pénale internationale
Le Tchad a annoncé sa décision de se retirer de la Cour pénale internationale, évoquant son efficacité « limitée et à géométrie variable ». Cette décision est l’aboutissement d’un examen approfondi du fonctionnement de la CPI depuis son entrée en fonction en 2002 ainsi que de son bilan dont l’efficacité demeure limitée et à géométrie variable.
« Cette décision est l’aboutissement d’un examen approfondi du fonctionnement de la CPI depuis son entrée en fonction en 2002 ainsi que de son bilan dont l’efficacité demeure limitée et à géométrie variable », a indiqué le gouvernement tchadien, qui dénonce une activité concentrée sur le continent africain.
Sur les treize enquêtes ouvertes par la Cour depuis son entrée en vigueur, neuf « concernent des États africains, contre quatre ouvertes dans d’autres régions du monde, mais sans avancées concrètes », a fustigé le porte-parole.
« Cette décision compromet les perspectives de succès de plusieurs initiatives en cours, notamment le signalement que nous avons déposé en 2025, pour des ONG, concernant des faits présumés de complicité de crimes internationaux liés, entre autres, à l’acheminement d’armes en provenance des EAU au profit des FSR », a commenté l’avocat français Vincent Brengarth.
Les deux belligérants du conflit soudanais sont régulièrement accusés par la communauté internationale des crimes de guerre que sont le ciblage systématique de civils et les bombardements indiscriminés de zones habitées.