Sénégal : Sonko dénonce une tentative d’imposer l’homosexualité par l’Occident

Sénégal : Sonko dénonce une tentative d’imposer l’homosexualité par l’Occident

Ousmane Sonko
Ousmane Sonko s'exprimant devant des députés

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a vivement critiqué, lors d’un discours devant les députés, la pression exercée par certains pays occidentaux pour faire adopter des normes sociétales jugées étrangères au Sénégal. Il a notamment évoqué leur volonté d’imposer l’homosexualité, qualifiant cette démarche de « tyrannie ».

Dans un pays où l’islam majoritaire influence fortement les valeurs culturelles, les questions liées à la communauté LGBTQ+ suscitent des débats houleux. Pour Sonko, ces revendications ne sont qu’un outil utilisé par l’Occident pour exporter ses propres standards.

Fin mars 2026, le président Bassirou Diomaye Faye a promulgué une loi alourdissant les peines pour les relations entre personnes du même sexe, passant de un à cinq ans à cinq à dix ans d’emprisonnement. Plusieurs arrestations ont déjà été enregistrées en application de cette nouvelle législation.

« Il y a huit milliards d’êtres humains sur Terre, mais un petit groupe occidental, fort de ses ressources et de son contrôle médiatique, tente d’imposer ses choix au reste du monde », a-t-il déclaré devant l’assemblée nationale.

Le chef du gouvernement a également souligné que les critiques internationales, notamment en provenance de la France, n’avaient aucun fondement. « Chacun est libre de ses pratiques, mais nous ne souhaitons recevoir aucune leçon de qui que ce soit », a-t-il ajouté.

Sonko a par ailleurs insisté sur l’importance d’une application stricte de la loi, rejetant toute idée de moratoire. Cette position s’inscrit dans la continuité de ses promesses électorales de 2024, où il s’était engagé à criminaliser davantage les relations homosexuelles.

La loi ne se limite pas à sanctionner les actes eux-mêmes : elle prévoit également des peines de trois à sept ans de prison pour ceux qui inciteraient ou financeraient de telles relations. Une approche qui reflète la fermeté de l’État sénégalais face à ce qu’il considère comme une ingérence culturelle.