La Plateforme panafricaine des femmes et des jeunes pour la paix, la démocratie et la gouvernance (2PFJ) lance un appel pressant en faveur d’un dialogue politique inclusif et transparent afin d’accompagner les réformes électorales en Côte d’Ivoire. Cette demande, formulée dans un communiqué officiel, s’inscrit dans un contexte où les tensions socio-politiques persistent et nécessitent une approche collective pour éviter de nouvelles fractures.
Pour la 2PFJ, la refonte du système électoral ivoirien ne peut se contenter de simples échanges formels. Elle exige un diagnostic approfondi des défis actuels, notamment les séquelles laissées par les crises politiques passées. L’organisation souligne que toute modification des règles électorales doit s’appuyer sur un consensus national, garantissant ainsi la légitimité des institutions et la confiance des citoyens.
Parmi ses propositions, la 2PFJ recommande la création de commissions techniques mixtes, associant le gouvernement, l’opposition et la société civile. Ces structures auraient pour mission de déterminer les contours des futurs organes de gestion électorale, en veillant à leur indépendance, leur autonomie financière et leur impartialité. L’objectif ? Éviter que ces réformes ne soient perçues comme partisanes et renforcer leur crédibilité auprès de l’ensemble des acteurs.
La Plateforme met également en avant l’importance cruciale d’un climat de confiance pour la réussite des discussions. Elle préconise ainsi la libération des détenus politiques, le retour des exilés dans des conditions sécurisées, et une représentation équitable des femmes et des jeunes dans les instances décisionnelles. Ces mesures, selon elle, favoriseraient une veille citoyenne active et pacifique, essentielle pour bâtir un avenir électoral serein.
Jean-Martial N’Guessan, président du conseil d’administration de la 2PFJ, rappelle que les crises électorales ont marqué durablement la Côte d’Ivoire. Pourtant, il rappelle aussi que l’histoire du pays a toujours démontré la capacité des Ivoiriens à dépasser leurs divisions lorsque l’unité nationale est en jeu. La réforme électorale représente, selon lui, une chance unique de rassembler les forces vives autour d’un projet commun : une Côte d’Ivoire stable, apaisée et prospère.
Cette prise de position intervient alors que le gouvernement ivoirien a récemment organisé une réunion élargie, le 22 juin 2026, sous la présidence du Premier ministre Robert Beugré Mambé. Cette rencontre, présentée comme une étape de consultation, avait pour but d’examiner les pistes de réforme du système électoral et d’envisager des solutions durables pour l’avenir.