Ousmane Sonko recadre fermement Maimouna Dièye sur une référence religieuse inappropriée

Un incident révélateur lors d’un meeting politique à Khombole

Lors d’un rassemblement organisé ce samedi à Khombole pour le lancement des opérations de vente des cartes de membre de son parti, Pastef, le président Ousmane Sonko a dû rappeler à l’ordre Maimouna Dièye, ancienne ministre et figure militante. Son intervention a mis en lumière un détail qui, bien que subtil, a suscité une vive réaction de la part du leader du parti.

Une formule jugée excessive par Ousmane Sonko

Sur scène, Maimouna Dièye a tenu à souligner sa présence en associant le nom d’Ousmane Sonko à une formule religieuse traditionnelle : « Je m’exprime sous la présence de Seydina Ousmane Sonko Salalahou Aleyhi Wa Salam. » Cette mention, bien que courante dans certains contextes, a immédiatement interpellé le chef de Pastef, qui a jugé cette association inappropriée.

Face à l’assistance, Ousmane Sonko a pris la parole pour clarifier sa position. « Cette affection que les populations me portent peut parfois entraîner certaines personnes à dépasser les limites, » a-t-il déclaré. Il a ensuite ajouté, avec fermeté : « Ma sœur Maimouna Dièye, en parlant tout à l’heure, a dit mon nom et y a joint Salalahou Aleyhi Wa Salam. Ma téyé sama Guémign. »

Une clarification nécessaire pour préserver la dimension politique

Ousmane Sonko a tenu à préciser que cette formule religieuse doit rester exclusivement réservée au Prophète Mohammed. « Cette évocation, laissons-la au Prophète Mohammad. Car je n’ai jamais atteint ce niveau et je ne l’atteindrai jamais, » a-t-il insisté, sous les applaudissements nourris des militants présents.

Cette mise au point s’inscrit dans le cadre d’une tournée nationale dédiée à la campagne de vente des cartes de membre de Pastef. Après Khombole, Ousmane Sonko prévoit de se rendre à Bargny, Bambey et Sébikhotane pour mobiliser davantage de soutiens autour de son mouvement politique.