Niger : un nouveau chef d’état-major nommé après la mutinerie déjouée

Au Niger, le général Abdourahamane Tiani, à la tête du régime militaire, a procédé à un remaniement à la tête des Forces armées. Par décret en date du 11 septembre 2026, il a porté le général de brigade Mamane Sani Kiaou au poste de chef d’état-major des Armées. Cette décision intervient deux semaines après une tentative de mutinerie qui a secoué le pays fin août.

L’information a été diffusée via un communiqué lu sur la télévision publique nationale.

Une nomination aux allures de réponse à la crise

Fin août 2026, les autorités nigériennes annonçaient avoir déjoué une mutinerie militaire. Des affrontements avaient éclaté dans plusieurs zones sensibles de Niamey, notamment aux abords de la présidence, de l’aéroport international et d’une base militaire voisine.

Le général Kiaou succède au général Moussa Salaou Barmou, dont les raisons du départ n’ont pas été précisées par les autorités. Jusqu’à cette nomination, il occupait les fonctions de chef d’état-major de l’armée de Terre.

Un parcours marqué par les opérations antijihadistes

Présenté par son entourage comme un « homme de terrain aguerri », le général Kiaou a conduit plusieurs opérations de lutte contre les groupes jihadistes dans les régions de Tillabéri et de Diffa. Il a aussi été l’artisan des négociations ayant conduit au retrait des forces françaises et américaines du Niger, après le coup d’État de juillet 2023.

D’après les médias officiels nigériens, il achevait une tournée dans les principales garnisons du pays, avec pour objectif de « ramener la cohésion au sein des soldats ».

Le Niger reste dirigé par le général Tiani depuis le putsch de juillet 2023, qui a renversé le président élu Mohamed Bazoum, toujours détenu.