Modernisation des infrastructures au Cameroun : la nouvelle stratégie pour l’horizon 2035
Le Cameroun franchit une étape décisive dans la transformation de son paysage logistique et de ses réseaux de transport.
Dans une volonté affirmée d’accroître la compétitivité de son économie, le pays a récemment dévoilé les grandes lignes de sa politique de modernisation des infrastructures. Les 24 et 25 juin 2026, un atelier stratégique a permis de restituer les études de faisabilité pour deux chantiers majeurs : la naissance de l’Agence de régulation des Transports Terrestres (ARTT) et la mise en œuvre de la Stratégie Logistique Nationale (SLN) projetée vers 2035.
L’Agence de régulation des Transports Terrestres : un nouveau gendarme du secteur
Sous la direction de Mbamome Nkendong Divine, Directeur des Transports Routiers, et de Claude Misse Ntone, Directeur des Transports Ferroviaires, les discussions ont réuni des experts du cabinet Idea Consult International/TRT Studi Cameroun ainsi que des représentants de la Banque Mondiale et de la Banque Africaine de Développement.
L’ARTT, dont le siège sera établi à Yaoundé, aura pour mission première d’encadrer le transport routier avant d’élargir progressivement ses compétences. Le budget d’amorçage est évalué à 260 millions de FCFA. Cette enveloppe couvrira la mise en place du cadre institutionnel, l’aménagement des locaux et l’acquisition du matériel informatique indispensable à son bon fonctionnement.
Une ambition ferroviaire et logistique de 40 milliards d’euros
Le second volet de cette réforme, la Stratégie Logistique Nationale, dessine un futur ambitieux pour le Cameroun. Le plan d’action proposé s’articule autour de huit axes prioritaires où le rail occupe une place centrale. Le coût global des investissements ferroviaires est estimé à environ 40 milliards d’euros.
Parmi les recommandations phares, on note la création d’un Conseil National de la Logistique, qui jouera un rôle crucial dans la coordination interministérielle et l’arbitrage stratégique. En clôturant les travaux, les autorités ont insisté sur l’importance d’une collaboration étroite entre tous les partenaires pour mener à bien ces projets structurants pour l’avenir de la société africaine et de l’économie nationale.