Les trois pays de l’Alliance des États du Sahel actent leur retrait de la CPI

ARCHIVES – Siège de la Cour pénale internationale à La Haye, Pays-Bas

La Cour pénale internationale a officiellement validé la notification de retrait déposée par le Burkina Faso, le Mali et le Niger, membres fondateurs de l’Alliance des États du Sahel (AES). Ces trois nations africaines ont entamé le processus d’un an prévu par le Statut de Rome pour se retirer de la juridiction internationale.

Dès septembre 2025, les gouvernements de l’AES avaient annoncé leur intention de quitter la CPI, dénonçant un « instrument de domination néocoloniale ». La Cour, chargée de juger les crimes les plus graves comme le génocide ou les crimes contre l’humanité, voit ainsi trois de ses États africains majeurs tourner le dos à son système judiciaire international.

Dans un communiqué officiel, la présidence de l’assemblée des États parties à la CPI a confirmé la réception des lettres de retrait et l’activation du délai de 12 mois avant l’effet juridique du retrait. Cette procédure suspend l’application des obligations liées au Statut de Rome pour ces pays, à compter du 2 juillet 2026.

La CPI a toutefois appelé les autorités de l’AES à maintenir le dialogue avec la communauté internationale afin d’exprimer leurs griefs et trouver des solutions alternatives. La Cour souligne l’importance de la coopération judiciaire pour lutter contre l’impunité des crimes les plus graves.