Le premier ministre du Sénégal défie l’occident sur la loi anti-homosexualité
le premier ministre du Sénégal défie l’occident sur la loi anti-homosexualité
Lors d’une séance devant les députés, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a vivement critiqué l’attitude de l’Occident, qu’il qualifie de « tyrannie », dénonçant une volonté d’imposer l’homosexualité comme modèle universel. Il a catégoriquement rejeté toute idée de suspendre l’application de la nouvelle législation, confirmant que le texte sera appliqué sans concession.
Adoptée début mars puis promulguée fin mars par le président Bassirou Diomaye Faye, cette loi s’inscrit dans un climat marqué par une montée des tensions et des arrestations liées à l’homosexualité présumée. Ousmane Sonko a défendu avec fermeté cette décision, affirmant que « si la loi doit être renforcée, elle le sera », tout en rejetant les critiques venues notamment de France.
une résistance aux pressions extérieures
« Il y a une sorte de tyrannie. Nous sommes huit milliards d’êtres humains, mais un petit groupe, l’Occident, veut imposer ses choix malgré des débats internes non résolus », a-t-il déclaré. Il a ajouté : « Ils ont fait leurs choix, mais nous n’avons aucune leçon à recevoir. Ce n’est pas à eux de nous dicter notre conduite. »
Le chef du gouvernement a également souligné que aucun pays d’Asie, d’Afrique ou du monde arabe ne s’est joint aux critiques, renforçant ainsi la légitimité de la position sénégalaise. Pour lui, l’objectif principal de cette loi est de « mettre fin à la prolifération de l’homosexualité » dans le pays.
Il a insisté sur la nécessité d’une application « totale, impersonnelle et parfaite » de la loi par la justice, rappelant que « l’homosexualité est perçue comme une déviance » au Sénégal.
rejet catégorique d’un moratoire
Ousmane Sonko a balayé d’un revers de main les appels à un moratoire sur l’application de la loi, émis par une trentaine de personnalités d’origine africaine dans une tribune publiée mi-mai. « Il n’y aura pas de moratoire. Une partie de nos élites sont complexées », a-t-il rétorqué avec fermeté.
Cette position s’inscrit dans la droite ligne des promesses électorales du camp au pouvoir, une thématique porteuse sur le plan politique dans un pays où les valeurs traditionnelles occupent une place centrale.