Muhindo Nzangi et Félix Tshisekedi lors du lancement de la campagne agricole 2025-2026

Dans une charge cinglante, Olivier Kamitatu, directeur de cabinet de Moïse Katumbi, a comparé le président Félix Tshisekedi à Louis XIV, dénonçant un pouvoir qui s’exerce dans l’absolu, entouré d’une cour de courtisans et de flatteurs. Une métaphore historique pour illustrer ce qu’il considère comme une dérive du système congolais.

S’exprimant lors du Space Live animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, Kamitatu a brandi la Constitution comme un bouclier contre les passions éphémères du pouvoir. Pour lui, la loi fondamentale doit rester intouchable, même face aux ambitions personnelles des dirigeants. Il a évoqué la figure d’Ulysse, lié au mât pour résister au chant des sirènes, une allégorie pour signifier que les règles doivent primer sur les tentations du moment.

« Toutes les règles de la Constitution doivent être hors des passions du moment », a-t-il insisté, rappelant que ce texte protège les minorités, souvent menacées par la majorité au pouvoir, et défend les intérêts des générations futures, qui ne peuvent s’exprimer par leur vote. En faire un outil au service d’une ambition individuelle reviendrait à trahir le pacte républicain de Sun City, fondement de la reconstruction de la RDC.

Cette critique, formulée dans un contexte politique tendu, met en lumière les tensions persistantes entre les acteurs de l’opposition et la majorité présidentielle. Kamitatu, figure influente du camp Katumbi, rappelle que la Constitution n’est pas un simple document, mais un rempart contre l’arbitraire.