La rdc face aux violences sexuelles : la Chine mise sur la paix pour briser ce cycle
Lors d’une séance historique du Conseil de sécurité des Nations Unies, présidée par la République démocratique du Congo, l’ambassadeur Fu Cong, représentant permanent de la Chine, a tiré la sonnette d’alarme sur l’aggravation des violences sexuelles dans les zones de conflit à travers le monde. Mercredi 8 juillet 2026, il a dénoncé une escalade alarmante de ces exactions, ciblant principalement les femmes et les filles, et les qualifiant de violation flagrante des droits humains et du droit international.
Des chiffres alarmants et une situation critique en RDC
Selon le dernier rapport de l’ONU, les violences sexuelles liées aux conflits ont plus que doublé en un an, atteignant des proportions sans précédent. Dans ce contexte, la République démocratique du Congo figure parmi les pays les plus touchés, notamment dans sa partie orientale, où l’activisme des groupes armés locaux et étrangers, ainsi que l’agression rwandaise via la rébellion de l’AFC/M23, exacerbent la vulnérabilité des populations civiles. Les femmes et les enfants subissent de plein fouet ces atrocités, subissant des traumatismes profonds et durables.
L’ambassadeur chinois a rappelé que ces actes, souvent utilisés comme armes de guerre ou de terrorisme, sapent les fondements mêmes de la dignité humaine et des droits fondamentaux. Il a insisté sur le fait que le respect de la souveraineté des États reste un principe intangible, tout en soulignant l’urgence d’une action collective pour prévenir ces crimes et protéger les victimes.
La Chine salue les avancées congolaises et appelle à une coopération renforcée
Fu Cong a rendu hommage aux efforts déployés par la République démocratique du Congo pour lutter contre ce fléau, citant des progrès significatifs en matière d’enquêtes, de poursuites judiciaires, de renforcement des capacités militaires et policières, ainsi que de soutien aux survivantes. Il a également salué les initiatives visant à mettre en œuvre des réparations publiques et à améliorer l’assistance aux victimes et à leurs familles.
Cependant, le représentant chinois a tenu à rappeler que la stabilité et la paix constituent des préalables indispensables à l’éradication durable de ces violences. Selon lui, les conflits armés, les tensions sociales et l’affaiblissement de l’État de droit créent un terreau fertile pour la prolifération de ces crimes atroces. Il a appelé la communauté internationale à privilégier le règlement pacifique des différends, à renforcer la diplomatie préventive et à promouvoir des cessez-le-feu durables.
« Seul un environnement stable et pacifique permettra d’endiguer ces violences à la racine et de créer les conditions nécessaires à la justice et à la réparation. La Chine appelle à une tolérance zéro envers le terrorisme et à une coopération internationale renforcée pour combattre toutes les formes de violences sexuelles », a-t-il déclaré.
Un appel à l’action humanitaire et à la solidarité internationale
En plus de la nécessité de rétablir la paix, l’ambassadeur chinois a souligné l’importance de renforcer les mécanismes d’assistance aux victimes. Il a plaidé pour un soutien accru aux pays touchés, afin d’améliorer les systèmes de soins médicaux, de soutien psychologique, d’assistance juridique et de réinsertion économique. Il a également critiqué les pénuries de financement qui limitent l’accès des survivantes à ces services essentiels, appelant les donateurs internationaux à honorer leurs engagements et à fournir un soutien financier stable et prévisible.
Alors que les femmes congolaises continuent de payer le prix fort de cette crise humanitaire, Fu Cong a réitéré l’engagement de la Chine à soutenir les initiatives locales et internationales visant à briser ce cycle de violence et à restaurer la dignité des victimes. « La paix et la justice ne sont pas des options, mais des impératifs absolus pour un avenir meilleur », a-t-il conclu.
Illustration/Ph. ACTUALITE.CD
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