Georges Dougueli recadre Owona Nguini sur la santé de Paul Biya et l’éthique journalistique

Le journaliste Georges Dougueli a fermement répondu aux accusations de Mathias Eric Owona Nguini, rappelant que l’analyse de l’état de santé des dirigeants est une composante essentielle de la politique africaine.

Face aux critiques acerbes formulées par le vice-recteur de l’université de Yaoundé II, le journaliste a tenu à clarifier sa position. Il affirme que s’interroger sur la disparition potentielle ou la santé des chefs d’État n’est pas une dérive, mais une pratique inhérente au métier. Pour lui, aucune personnalité n’est sacrée, et il est du devoir de la presse de se pencher sur la condition physique de ceux qui incarnent le pouvoir au Cameroun.

Dans sa réponse, Dougueli s’interroge sur les motivations réelles des attaques d’Owona Nguini. Il pointe du doigt une dérive idéologique, notamment l’utilisation de concepts identitaires qu’il juge dangereux pour la cohésion nationale. Cette actualité africaine citoyenne met en lumière les tensions entre la liberté d’informer et les pressions de certains cercles de pouvoir.

La remise en question des théories identitaires et du concept Ekang

Le journaliste dénonce ce qu’il appelle une manipulation de concepts mythologiques à des fins politiques. Il évoque notamment la promotion d’une certaine suprématie ethnique qui, selon lui, pourrait engendrer des tensions sociales majeures. En s’appuyant sur des exemples au Gabon ou en Guinée équatoriale, il souligne les risques de rejet que de telles idéologies peuvent provoquer au sein d’une société africaine plurielle.

La fracture entre l’élite et le peuple autour de Samuel Eto’o

Le débat s’étend également à la gestion de la Fecafoot et au soutien populaire dont bénéficie Samuel Eto’o. Dougueli accuse son contradicteur de vouloir dresser une barrière entre une prétendue élite intellectuelle et une base populaire qualifiée de « fanatique ». Il voit dans cet acharnement une tentative de protéger un clan dont l’image est ternie par des problèmes de gouvernance et de corruption.

Par cette prise de parole, le journaliste rappelle que la voix des peuples africains ne doit pas être étouffée par l’usage abusif des « hautes instructions ». Il invite les experts en sciences politiques à analyser avec finesse ces discours qui agitent l’espace public camerounais et le peuple Afrique dans son ensemble.