Bilan de Félix Tshisekedi en RDC : Jean-Claude Tshilumbayi met en avant des avancées majeures
Face aux critiques suggérant que les débats sur la Constitution serviraient à occulter un manque de résultats, Jean-Claude Tshilumbayi a pris la parole pour défendre vigoureusement les accomplissements du pouvoir en place depuis 2019. Le premier vice-président de l’Assemblée nationale a dressé un panorama complet des transformations opérées en République démocratique du Congo.
Un bond budgétaire et économique sans précédent
L’un des points les plus marquants de cette intervention concerne la santé financière de l’État. En sept ans de gouvernance sous Félix Tshisekedi, le budget national est passé de 3 milliards à 18 milliards de dollars. Cette croissance s’accompagne d’une augmentation significative des réserves de change du pays, témoignant d’une gestion économique plus robuste.
Éducation et santé : des piliers sociaux renforcés
Le volet social occupe une place centrale dans ce bilan. Jean-Claude Tshilumbayi a rappelé que la gratuité de l’enseignement primaire a permis à 6 millions d’enfants de retrouver le chemin des classes. Parallèlement à cette mesure, 1 500 écoles ont été construites à travers le territoire national pour soutenir cette dynamique éducative.
Dans le secteur de la santé, les avancées notables incluent :
- La prise en charge gratuite des accouchements pour 2,5 millions de femmes congolaises.
- La construction de 7 grands complexes hospitaliers, dont la modernisation de l’hôpital Mama Yemo, un établissement historique.
- Une revalorisation salariale spectaculaire pour les médecins, dont le traitement est passé de 300 à 2 400 dollars, tandis que le nombre de praticiens rémunérés par l’État a grimpé de 1 700 à 7 800.
Infrastructures et modernisation de la fonction publique
Sur le plan des infrastructures, le réseau routier a connu une extension majeure, passant de 3 000 à 9 000 kilomètres en sept ans. Le pays s’est également doté de nouvelles universités aux standards internationaux et de plusieurs infrastructures aéroportuaires modernes.
Concernant la gestion des agents de l’État, le premier vice-président a souligné la régularisation de plus d’un million de fonctionnaires et de 400 000 agents qui travaillaient auparavant sans matricule ni rémunération. Les salaires des policiers et des magistrats ont également été revus à la hausse pour garantir une meilleure stabilité sociale.
Pour Jean-Claude Tshilumbayi, qualifier ce bilan d’échec est infondé au regard des chiffres présentés. Il estime que la véritable question actuelle est de définir les mécanismes par lesquels la population peut exprimer sa volonté souveraine dans la vie politique africaine et nationale.