Gabon et cuba scellent un partenariat ambitieux pour les médias et le cinéma
Le ministre gabonais de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, a rencontré ce lundi 13 juillet à Libreville l’ambassadeur de Cuba au Gabon, Alex González Garcia. Cette entrevue, première du genre entre les deux responsables, a permis d’ébaucher une collaboration renforcée dans les domaines clés de la communication, de l’audiovisuel et du cinéma.
À l’issue des échanges, le diplomate cubain a salué des discussions « très fructueuses », ouvrant la voie à des projets concrets. Si la diplomatie bilatérale via les médias a été un axe central, les discussions ont dépassé ce cadre pour explorer des synergies dans d’autres secteurs essentiels comme l’éducation, l’agriculture et l’industrie cinématographique.
Les deux parties ont également exprimé leur volonté de coordonner leurs positions au sein des instances internationales dédiées à la communication, afin de peser davantage sur la scène mondiale.
Le cinéma gabonais bénéficiera de l’expertise cubaine
L’un des volets majeurs de ce partenariat repose sur le transfert de compétences. Alex González Garcia a réaffirmé la volonté de Cuba de soutenir le développement des talents gabonais dans les médias et le cinéma. Le pays insulaire dispose en effet d’une école internationale de cinéma reconnue, ayant formé des générations de professionnels africains.
Cette collaboration technique et pédagogique vise à renforcer les capacités des journalistes, techniciens et cinéastes gabonais, en s’appuyant sur l’expérience cubaine en matière de formation et de production audiovisuelle.
Des échanges académiques pour dynamiser les secteurs culturels
Pour concrétiser cette alliance, des mesures immédiates sont envisagées. Parmi elles, l’attribution de bourses d’études pour des Gabonais souhaitant intégrer les prestigieux cursus cubains. Parallèlement, des experts et enseignants cubains pourraient être envoyés au Gabon pour dispenser des formations spécialisées en radio, télévision et réalisation cinématographique.
Cette première rencontre marque ainsi le début d’une coopération durable, destinée à transformer le paysage médiatique et artistique des deux nations.