Gabon : Défense de l’éducation des mineurs, une lutte sans concession
En République gabonaise, la législation est claire : l’instruction est obligatoire pour tous les enfants âgés de 6 à 16 ans. Mais un décalage persiste entre les textes de loi et la réalité du terrain.
Une mission conjointe, associant les équipes du ministère de la Justice, des forces de sécurité et des Affaires sociales, s’est déployée au cœur des zones commerciales et des marchés de Libreville. Cette initiative d’envergure nationale marque une volonté ferme de traquer les infractions et de restituer aux enfants leur droit fondamental à l’éducation.
Une criminalité déguisée en nécessité économique
La situation exige une fermeté absolue, rappelle Gladys Victoire Maganga, directrice des Affaires sociales et de la protection de la jeunesse. L’exploitation des mineurs n’est pas une fatalité économique, mais un crime prévu et puni par la loi.
Les témoignages des jeunes mettent en lumière la complexité de leur situation. Travailler de manière informelle pour aider leurs parents, ou financer les fournitures scolaires… Cela engendre de lourdes séquelles physiques et psychologiques.
Vers le démantèlement des réseaux de traite
Cette offensive des autorités ne se limitera pas à des contrôles sporadiques. Elle a pour ambition de dresser une cartographie précise des réseaux et des mécanismes d’exploitation.