Le match entre Nantes et Toulouse, stoppé à la 22e minute après l’intrusion de supporters nantais sur la pelouse, a été officiellement classé nul (0-0) par la commission de discipline de la LFP. Une issue qui irrite le Toulouse Football Club (TFC), lequel envisage de contester cette décision devant les instances supérieures.
« Nous regrettons que cette rencontre n’ait pu se terminer dans des conditions normales et nous nous interrogeons sur les mesures concrètes que le club pouvait mettre en œuvre pour permettre au match de reprendre. Nous resterons attentifs aux éventuelles dérives que cette décision pourrait engendrer à l’avenir », a déclaré le TFC dans un communiqué, laissant entendre qu’une victoire par forfait (3-0) aurait été préférable.
Sébastien Deneux, président de la commission de discipline, lève le voile sur les raisons de ce choix. Il souligne que la décision s’appuie sur des critères précis et une analyse rigoureuse du règlement disciplinaire.
Pourquoi entériner le score plutôt que déclarer Nantes perdant ?
La LFP a introduit cette option il y a deux ans pour dissocier l’aspect sportif des sanctions disciplinaires. L’objectif ? Éviter qu’un club ne tire profit du comportement des supporters adverses pour obtenir un avantage sportif non mérité. Dans ce cas précis, le match n’avait plus aucun enjeu sportif au moment de son interruption : Nantes était déjà relégué, et Toulouse, qu’il gagne ou qu’il perde, terminerait 9e au classement avec 45 ou 47 points.
« Il est impensable que des clubs ou leurs supporters tentent, par leurs agissements, d’influencer le cours d’un match en l’interrompant définitivement et en espérant en tirer un quelconque bénéfice. »
Faut-il craindre une jurisprudence dangereuse ?
Non, assure Sébastien Deneux. Cette décision est avant tout liée à l’absence d’impact sportif. Dans tout autre contexte, la commission aurait opté pour une autre solution. La LFP réaffirme ainsi sa fermeté : aucun club ne doit pouvoir profiter d’une interruption de match pour obtenir un avantage indu.
