Caméroons : les cadavres non réclamés dans les morgues, une situation préoccupante
Des formations sanitaires situées au cœur des grandes villes du Cameroun sont de manière régulière confrontées à des dizaines de corps non réclamés par des familles. Cette situation rend complexe la gestion des capacités d'accueil et de conservation, entraînant de nombreux risques.
Des corps sans vie peuvent longtemps séjourner dans des chambres froides des hôpitaux sans qu’aucun propriétaire se présente. À Douala, à Yaoundé ou à Bafoussam, la récurrence de cette situation est problématique.
Des cadavres non identifiés sont stockés dans les morgues de plusieurs hôpitaux du Cameroun, selon une source anonyme. Les familles ne se présentent pas pour récupérer leurs proches, laissant ces corps sans vie dans des conditions difficiles.
Un cas concret est celui de l'hôpital général de Yaoundé, où 80 cadavres non réclamés sont signalés. Certains sont identifiés, tandis que d’autres ne le sont pas.
Les corps proviennent de différents quartiers et ont été conduits à la morgue pour la plupart par des brigades de gendarmerie, des brancardiers des hôpitaux, des mairies, des commissariats. Le directeur de l'hôpital prie les familles de passer à la morgue identifier les personnes dont les noms sont listés.
La situation est répandue dans plusieurs régions du Cameroun, notamment dans le Centre et dans l’Ouest. Les autorités déclarent souvent que les familles ne se présentent pas pour récupérer leurs proches, ce qui entraîne des problèmes de conservation et de stockage.
Les cadavres non réclamés ont des conséquences importantes sur les formations sanitaires du Cameroun. En effet, ils nécessitent la conservation et l'entretien, mais les charges induites ne sont souvent pas payées par personne. Cela peut entraîner des problèmes de gestion des capacités d’accueil et de conservation.
La situation est complexe et nécessite une solution urgente. Les autorités doivent prendre des mesures pour garantir que les familles soient informées de la situation de leurs proches et que les corps soient récupérés dans un délai raisonnable.