Violences lors du match fc nantes toulouse : un président de club de supporters exprime sa colère

violences lors du match fc nantes toulouse : un président de club de supporters exprime sa colère

journaliste sportif

L’interruption brutale du dernier match de Ligue 1 entre Nantes et Toulouse, suite à des débordements graves, soulève désormais une tempête de réactions. Roland Menu, figure emblématique du club de supporters « Allez Nantes Canaris », s’insurge contre ces actes qui, selon lui, trahissent l’esprit même du sport.

Les images du match du 17 mai sont sans équivoque : envahissement du terrain, jets de projectiles, fumigènes allumés en plein match, et une violence inouïe qui a forcé l’arbitre à stopper définitivement la rencontre. Roland Menu, président de ce club de supporters depuis des décennies, ne décolère pas.

Les propos du coach Vahid Halilhodžić, qualifiant d’« honte » et de « lâches » les auteurs de ces violences, trouvent un écho particulier chez vous ?

Absolument. C’est une honte, oui, et ceux qui ont commis ces actes sont des lâches. Je suis dévasté par ce qui s’est passé hier soir. Même si l’équipe traverse une période difficile, on ne peut en aucun cas justifier l’envahissement du terrain ou les agressions qui ont suivi. Ces comportements irresponsables auront des conséquences lourdes pour le club, et c’est ce qui me rend si triste.

Ces débordements étaient-ils prévisibles, malgré les annonces de manifestations en fin de match ?

Les rumeurs évoquaient des protestations, mais jamais nous n’aurions imaginé une telle escalade. Ces violences, survenues en milieu de match, avec une intensité et une rapidité alarmantes, dépassent tout ce que nous avions pu connaître auparavant. Personne ne s’attendait à cela.

Le coach a exprimé sa colère et sa tristesse, vous partagez son désarroi ?

Sans hésiter. Son objectif était clair : faire entendre raison aux supporters pour que le match puisse reprendre. Il voulait simplement que le jeu continue, surtout lors de son dernier match à la tête de l’équipe. C’était son ultime rencontre, et voir ces incidents gâcher un moment aussi important est profondément injuste.

Quelles sanctions le FC Nantes risque-t-il d’encourir, et comment les supporters vivent-ils cette incertitude ?

Les matchs à huis clos sont une première menace : perdre l’opportunité d’encourager notre équipe en tribune serait un véritable crève-cœur. Pire encore serait un retrait de points, car démarrer la saison prochaine avec un handicap serait un nouveau coup dur pour le club et ses supporters. Nous avons déjà connu cette situation à Saint-Étienne il y a quelques années, et les conséquences furent désastreuses.

Certains évoquent la dissolution de la Brigade Loire, un groupe connu pour son ambiance dans les tribunes. Que pensez-vous de cette proposition ?

La Brigade Loire n’est pas un club de supporters, mais un groupe isolé. Ils animent effectivement le stade, et c’est là leur seul mérite. En revanche, leur implication dans ces violences est inacceptable. Il ne s’agit plus de supporterisme, mais d’un comportement criminel qui discrédite tout le monde.

Pour vous, ces individus ne sont donc pas des supporters ?

Non, pas du tout. Être supporter, c’est encourager son équipe dans les bons comme dans les mauvais moments, sans jamais franchir la ligne rouge. Ce que nous avons vu hier soir n’a rien à voir avec le soutien légitime que nous portons au FC Nantes depuis plus de soixante ans.

Malgré cette situation, votre engagement reste intact pour la saison prochaine, même en Ligue 2 ?

Bien sûr. Le FC Nantes, c’est notre vie. Nous avons connu des hauts et des bas, des dirigeants plus ou moins compétents, mais notre amour pour ce club ne faiblira jamais. Nous serons là, quoi qu’il arrive, pour soutenir l’équipe.