Sénégal : Sonko rejette la pression occidentale sur l’homosexualité

Sénégal : Sonko rejette la pression occidentale sur l’homosexualité

Le Premier ministre sénégalais a défendu, lors d’une intervention parlementaire, la nouvelle législation renforçant les sanctions contre les relations homosexuelles, écartant toute idée de moratoire sous la pression internationale.

Sénégal : Sonko rejette la pression occidentale sur l'homosexualité

Une critique acerbe des pressions extérieures

Face aux députés, Ousmane Sonko a vivement critiqué ce qu’il qualifie de « tyrannie de l’Occident » sur les questions sociétales. Selon lui, les pays occidentaux, grâce à leur influence médiatique et économique, tentent d’imposer leurs normes au reste du monde. « Nous sommes huit milliards d’habitants, mais un petit groupe, l’Occident, veut imposer ses choix à l’ensemble de la planète », a-t-il déclaré lors de son discours.

Un durcissement législatif salué par une partie de la population

Adoptée début mars, la nouvelle loi sénégalaise alourdit les peines encourues pour les relations homosexuelles, passant de cinq à dix ans de prison. Promulguée le 31 mars par le président Bassirou Diomaye Faye, cette mesure a été défendue sans compromis par Ousmane Sonko, qui a écarté toute suspension ou moratoire sur son application.

Un débat sociétal et politique brûlant

Dans ce pays à majorité musulmane, les questions liées à l’homosexualité restent un sujet sensible, tant sur le plan politique que religieux. Si certains y voient une atteinte aux droits fondamentaux, d’autres estiment que cette loi reflète les valeurs culturelles et religieuses du Sénégal. Le gouvernement, quant à lui, insiste sur le respect de la souveraineté nationale face aux critiques internationales.