Sénégal : Sonko évoque l’avenir politique de Diomaye Faye au sein du Pastef

Le débat politique au Sénégal reste marqué par les tensions internes au Pastef, parti au pouvoir. Alors que des voix s’élèvent pour demander l’exclusion du président Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, a clairement indiqué que cette décision reviendrait aux instances du mouvement.

Interrogé lors d’une récente intervention médiatique, Sonko a souligné que toute procédure disciplinaire devait s’appuyer strictement sur les textes fondateurs du parti. « Cette question sera examinée au moment opportun par les instances compétentes du Pastef », a-t-il déclaré, ajoutant que le parti repose sur des règles claires et organisées.

Il a également précisé qu’aucune initiative d’exclusion n’était actuellement envisagée : « Nous n’en sommes pas encore là ». Ces propos reflètent une volonté de maintenir une approche méthodique face aux divergences internes.

Un différend traité sur le plan politique, pas moral

Relancé sur les accusations de « trahison » visant le chef de l’État, Sonko a choisi d’éviter ce vocabulaire, préférant analyser la situation sous l’angle des engagements politiques. « Je m’en tiens au terrain politique plutôt qu’à des considérations morales », a-t-il affirmé.

Le leader du Pastef a pointé du doigt le non-respect de promesses électorales, estimant que certaines mesures promises au peuple sénégalais n’étaient ni appliquées ni même envisagées. « Il n’existe pas de réelle volonté de tenir ces engagements », a-t-il conclu, en laissant la notion de trahison à la sphère privée.

Tensions persistantes au sommet de l’État

Ces déclarations surviennent dans un climat de désaccord croissant au sein de la majorité présidentielle. Plusieurs cadres et militants reprochent au président Diomaye Faye de s’éloigner de l’idéal politique ayant porté le Pastef au pouvoir.

Malgré ces critiques, Sonko insiste sur la nécessité de privilégier les canaux internes du parti. Il rejette toute précipitation dans la gestion de cette crise, confirmant ainsi l’importance des règles partisanes dans la résolution des conflits.