Sénégal : bassirou diomaye faye officialise kiiraay et engage une nouvelle ère politique

Le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a marqué l’histoire politique du pays en donnant naissance, samedi 25 juillet à Dakar, à son nouveau parti politique : « KIIRAAY – Les Patriotes Républicains ». Cette initiative s’inscrit dans un contexte de profonde recomposition du paysage partisan sénégalais, après sa rupture avec le PASTEF, dont il était proche sous l’influence de son ancien mentor, Ousmane Sonko.

Lors d’une assemblée générale constitutive organisée dans un établissement hôtelier de la capitale, le parti a dévoilé sa devise : « La Patrie d’abord ». Cette orientation met en avant la primauté de l’intérêt national, le renforcement des institutions démocratiques et la consolidation de l’État de droit, des principes au cœur du projet politique porté par le président Faye.

Le choix du nom « Kiiraay », qui signifie « ce qui protège » en wolof, reflète la volonté de ses fondateurs de créer une force politique capable d’accompagner la vision de transformation du Sénégal portée par Bassirou Diomaye Faye. Une vision centrée sur le développement durable, la justice sociale et la stabilité institutionnelle.

une direction unanime pour kiiraay

À l’issue des débats, les délégués présents ont élu Bassirou Diomaye Faye à l’unanimité à la tête du parti. Ce choix symbolise un tournant dans son parcours politique, après avoir quitté les rangs du PASTEF en début de mandat présidentiel. La création de KIIRAAY s’appuie sur un processus de fusion de 437 partis, mouvements et associations, tous réunis autour d’un projet commun : soutenir les réformes en cours et les ambitions de développement du pays.

un impact au-delà des frontières nationales

La naissance de KIIRAAY suscite une attention particulière sur la scène internationale. Dans un contexte où le Sénégal déploie sa stratégie « Vision Sénégal 2050 », la stabilité politique et la clarté des orientations gouvernementales deviennent des leviers essentiels pour attirer les investissements, renforcer la confiance des partenaires économiques et pérenniser les collaborations internationales.

Cette nouvelle formation politique pourrait bien redéfinir les dynamiques au sein de la majorité présidentielle comme de l’opposition, à quelques encablures des prochaines consultations électorales. Elle pourrait également influencer le cadre dans lequel s’inscriront les réformes structurelles, économiques et institutionnelles du pays dans les années à venir.