Paul biya de retour au Cameroun après une longue absence médiatisée
Paul Biya de retour au Cameroun après une longue absence médiatisée
Jeudi 20 août en milieu de journée, l’avion transportant le président Paul Biya, son épouse Chantal et leur délégation a quitté Genève pour un vol à destination de Yaoundé. L’atterrissage est prévu en fin d’après-midi, marquant ainsi le retour officiel du chef de l’État camerounais après une absence record de 74 jours.
Les militants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir, ont été mobilisés en masse pour accueillir le président. Une réception chaleureuse et organisée est prévue pour célébrer ce retour, illustrant l’importance accordée à cet événement par les autorités locales.
Les Camerounais suivent avec attention les préparatifs et s’interrogent sur les résultats concrets de cette longue absence. Parmi les dossiers prioritaires, la formation d’un nouveau gouvernement, annoncée il y a huit mois, reste en suspens. De plus, la désignation d’un vice-président, poste créé en avril dernier, suscite également de nombreuses spéculations.
Un retour orchestré par les médias d’État
Les autorités camerounaises ont transformé ce retour en un événement national. La Cameroon Radio Television (CRTV), média public, a déployé 200 de ses agents pour assurer une couverture en direct à la radio et à la télévision. L’atterrissage ainsi que le trajet de 22 kilomètres entre l’aéroport et le palais présidentiel seront retransmis et commentés en direct sur les antennes de la CRTV, soulignant le caractère exceptionnel de ce retour.
Cette absence prolongée, la plus longue depuis le début de son mandat, a alimenté de nombreuses rumeurs. Certains évoquaient une santé déclinante, évoquant une possible hospitalisation ou une opération du genou, tandis que d’autres parlaient de consultations médicales de routine. Le silence des autorités n’a fait qu’amplifier ces spéculations.
Alors que le président Biya fait son retour, les Camerounais attendent avec impatience des réponses concrètes. Les promesses non tenues, comme la formation du nouveau gouvernement, ainsi que les questions liées à la gouvernance et à la santé du chef de l’État, restent au cœur des préoccupations de la population.