Ousmane sonko dénonce la rupture avec la présidence : le pastef exclut toute participation au nouveau gouvernement
Dans un entretien marquant, Ousmane Sonko, figure incontournable du paysage politique sénégalais et leader du parti PASTEF, a révélé les coulisses tendues des négociations ayant mené à la formation du dernier exécutif. Son annonce, à la fois ferme et révélatrice, éclaire les tensions persistantes entre son mouvement et la présidence actuelle.
Lors de cette conférence de presse, Sonko a exposé les désaccords profonds qui ont scellé la fin de toute collaboration. Selon ses propos, le président Bassirou Diomaye Faye aurait pris une direction opposée aux valeurs portées par le PASTEF, s’éloignant délibérément de l’alliance initiale. « Nous avons rapidement réalisé que notre parti était mis de côté », a-t-il déclaré, soulignant l’absence de consultation sur des sujets majeurs comme la dette publique, l’augmentation du pouvoir d’achat ou encore la justice.
Le leader du PASTEF a insisté sur un principe qu’il juge intangible : « Un gouvernement doit refléter la majorité qui le soutient. C’est à nous de désigner le Premier ministre, et non l’inverse. » Cette exigence, non respectée selon lui, a révélé l’écart croissant entre les attentes du parti et les décisions prises par l’exécutif. Les échanges avec le chef de l’État se sont soldés par un constat sans appel : « Aucun consensus n’a été trouvé sur la justice, pilier de nos revendications. »
La composition du gouvernement a également cristallisé les tensions. Alors que le président évoquait un exécutif de 30 membres, Sonko a exigé que le PASTEF en soit la force dominante. Une condition rejetée, selon ses dires. « Nous n’aurions eu aucun poids dans les décisions, aucune influence sur les orientations stratégiques. » Face à cette impasse, le parti a finalement choisi de ne pas intégrer l’équipe d’Al Amine Lô, confirmant ainsi une rupture politique sans précédent.