N’Djamena vibre avant la fête de la Tabaski
Tchad
N’Djamena vibre avant la fête de la Tabaski
Villes et marchés du Tchad s’animent à l’approche d’une des fêtes les plus importantes de l’islam. Malgré la hausse des prix, les habitants de N’Djamena préparent activement cette célébration sacrée.

Les rues de N’Djamena résonnent déjà des préparatifs pour la Tabaski, fête religieuse majeure pour la communauté musulmane tchadienne. Les marchés, souvent bondés en cette période, deviennent le théâtre d’une intense activité où se mêlent achats, discussions et négociations.
Une effervescence commerciale avant la célébration sacrée
Dès les premières lueurs du jour, les étals se remplissent de clients en quête de moutons, de tissus pour les tenues traditionnelles ou encore d’épices destinées aux repas festifs. Les commerçants, souvent des éleveurs ou des revendeurs, ajustent leurs prix en fonction de la demande croissante. Les prix des ovins, en particulier, connaissent une hausse notable cette année, poussant certains acheteurs à négocier avec acharnement.
Des défis logistiques et économiques
Les axes routiers principaux de la capitale tchadienne subissent d’importantes congestions, causées par l’afflux de véhicules, de deux-roues et de charrettes transportant marchandises et bétail. Les autorités locales multiplient les appels à la prudence, craignant des accidents liés à cette saturation des voies. « La circulation devient un vrai casse-tête à cette période, mais c’est aussi le signe que la fête approche », confie un commerçant du marché central.
Les produits alimentaires ne sont pas épargnés par cette hausse des prix. Farine, viande et autres denrées de base voient leurs tarifs augmenter, rendant l’organisation des repas festifs plus difficile pour les foyers modestes. Pourtant, malgré ces contraintes économiques, l’esprit de solidarité persiste. Les familles les plus aisées partagent souvent leurs achats avec leurs voisins, perpétuant une tradition de générosité.
Préparatifs et traditions en avance
Dans les quartiers résidentiels, les décorations font leur apparition : guirlandes, tissus colorés et motifs géométriques ornent les devantures des maisons et des commerces. Les tailleurs, débordés par les commandes de boubous et d’abayas, travaillent jour et nuit pour honorer les livraisons avant le jour J. Les salons de beauté, quant à eux, voient affluer une clientèle féminine en quête de soins pour le corps et le henné, élément incontournable des célébrations.
La Tabaski, au-delà de son aspect religieux, incarne un moment de rassemblement familial. Les préparatifs, bien que rythmés par les embouteillages et la flambée des prix, renforcent les liens sociaux et rappellent l’importance de cette fête dans la culture tchadienne. « C’est le seul moment de l’année où tout le monde se réunit, où l’on oublie les soucis du quotidien », explique une mère de famille en rangeant ses achats.