Maréchal Deby renforce le soutien à l’hippisme tchadien lors du Grand Prix de la République

Le président tchadien, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, a marqué son engagement indéfectible en faveur de la filière hippique nationale ce dimanche, à l’occasion du Grand Prix de la République célébré sur l’hippodrome d’Afrouk, en périphérie de N’Djamena. Des milliers de passionnés, d’éleveurs et de cavaliers se sont rassemblés pour assister aux épreuves équestres et écouter le chef de l’État.

Sous les yeux du public, le chef de l’État a participé aux différentes épreuves avant de dévoiler un plan d’aide financière sans précédent pour dynamiser ce secteur emblématique du patrimoine sportif et culturel tchadien. En présence des acteurs du milieu, il a réaffirmé sa volonté d’accompagner le développement des courses de chevaux et l’amélioration des races équines locales.

C’est le ministre d’État, directeur de cabinet de la Présidence, Aziz Mahamat Saleh, qui a détaillé les contours de cet appui exceptionnel lors de son allocution. Il a annoncé une enveloppe de 50 millions de francs CFA destinée à soutenir les compétitions hippiques et à renforcer la qualité génétique des chevaux au Tchad. « Le Président de la République s’engage à accompagner la course des chevaux au Tchad et l’amélioration de la race », a-t-il souligné devant une assemblée enthousiaste.

Célébration du Grand Prix de la République à N'Djamena

Cette initiative a été chaleureusement accueillie par les responsables de l’Association des éleveurs et acteurs des courses hippiques du Tchad (AEARCT), fondée en 1963 à Fort-Lamy, aujourd’hui N’Djamena. Considérée comme la première association d’utilité publique du pays, son président, Idriss Ahmed Idriss, a salué cet engagement comme une étape majeure pour la filière.

Dans son discours, il a mis en lumière le rôle historique de l’association, qui, depuis plus de soixante ans, incarne « un véritable creuset du vivre-ensemble tchadien ». Il a souligné sa capacité à rassembler des personnalités issues de tous les horizons de la société tchadienne, renforçant ainsi le lien social à travers l’hippisme.

Idriss Ahmed Idriss a également évoqué les liens étroits entre les plus hautes autorités du pays et le monde hippique. Il a rappelé que l’ancien président Ngarta Tombalbaye organisait régulièrement des courses lors des visites d’État, tandis que son successeur, Idriss Déby Itno, suivait avec attention les compétitions à la télévision.

Le responsable associatif a surtout salué la construction du nouvel hippodrome d’Afrouk, rebaptisé « Hippodrome Hassan Guihini Khamis », qualifiant cette réalisation de « plus grand projet jamais engagé en faveur du sport hippique au Tchad ». Jusqu’à présent, les activités de l’association se déroulaient sur l’ancien hippodrome de N’Djamena ou sur des sites temporaires.

Discours du président de l'AEARCT lors du Grand Prix de la République

« Vous êtes le premier chef d’État à inaugurer une infrastructure dédiée aux sports équestres, aux courses de chevaux, à l’administration de l’AEARCT ainsi qu’à un village hippique », a-t-il déclaré, sous les ovations de l’assistance. Il a également formulé des attentes, notamment la mise en place d’un financement pérenne pour la filière, inspiré des modèles de pari mutuel utilisés dans d’autres nations.

L’hippisme au Tchad dépasse largement le cadre sportif. Cette discipline est profondément ancrée dans plusieurs régions du pays, où le cheval joue un rôle central dans les traditions, l’élevage et la vie communautaire. La présence du président et l’annonce de ce soutien financier sont perçues comme un signal fort en faveur de la modernisation et de la professionnalisation de la filière équine tchadienne.