Mali : primes record pour traquer sept terroristes recherchés au Sahel
Les autorités maliennes ont dévoilé une initiative exceptionnelle pour accélérer la lutte antiterroriste. Depuis la capitale, un communiqué officiel du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, signé par le Général de division Daoud Aly Mohammedine, annonce une récompense financière oscillant entre 500 millions et 2 milliards de FCFA pour toute information permettant l’arrestation ou la neutralisation de sept individus impliqués dans des activités terroristes.
Cette mesure, présentée comme une réponse directe à l’insécurité croissante, s’inscrit dans une stratégie globale visant à protéger les populations et les infrastructures. Les personnes ciblées sont soupçonnées d’avoir joué un rôle clé dans l’organisation ou l’exécution d’attaques ayant causé des pertes humaines et matérielles sur l’ensemble du territoire.
Parmi les sept profils recherchés, certains noms reviennent avec insistance dans les rapports des services de renseignement. À commencer par Iyad Ag Ghali, alias Abou Al-Fadel, une figure emblématique des groupes armés du Sahel. Hamadoun Hassan Sangaré, plus connu sous les pseudonymes Amadou Kouffa ou Môbbô, est également visé pour son implication présumée dans des attaques dévastatrices.
La liste inclut Abdoulaye Mamadou Bakaye Diallo, surnommé Jouleybib de Nampala ou Sidi, ainsi que Alghabass Ag Intalla. Sedan Ag Hita, connu sous plusieurs identités comme Outhman Al Ansari, Abdel Hakim Al Kidali ou Al Qayrawani, fait également partie des fugitifs. Les autorités mentionnent aussi Bilal Ag Acherif et Abderrahmane Al-Batna Al-Jazairi, dont les activités présumées alimentent les tensions dans les zones frontalières.
Le gouvernement insiste sur l’urgence de la situation et appelle la population à collaborer activement avec les forces de l’ordre. « Toute information, même minime, peut faire la différence », souligne le communiqué, qui rappelle que les services de sécurité traquent ces individus avec détermination. Cette annonce intervient alors que les opérations militaires contre les groupes armés se multiplient dans les régions les plus exposées du Mali.