L’Ouganda réaffirme son engagement pour la stabilité de l’est de la RDC par la coopération régionale

Le président ougandais, Yoweri Museveni, a récemment accueilli Floribert Anzuluni, ministre de l’Intégration régionale de la République démocratique du Congo. Cette rencontre, qui s’est tenue le lundi 13 juillet à la ferme présidentielle de Kisozi, à environ 150 kilomètres de Kampala, s’inscrit dans un cadre d’échanges diplomatiques régionaux intensifiés. Monsieur Anzuluni a transmis un message personnel du Président Félix Tshisekedi, alors que l’est de la RDC est toujours le théâtre d’affrontements entre les forces gouvernementales congolaises et la rébellion de l’AFC/M23, accusée d’être soutenue par le Rwanda.

Au cours de cet entretien, le président Museveni a réitéré la détermination de l’Ouganda à œuvrer aux côtés de la RDC et des autres nations partenaires afin de surmonter les défis sécuritaires persistants dans cette région stratégique. Il a souligné l’importance cruciale de la paix et de la stabilité pour la prospérité des peuples africains.

« Nous avons abordé des sujets d’intérêt commun, notamment la situation sécuritaire dans l’est de la RDC. La paix et la stabilité dans notre région demeurent essentielles à la prospérité de nos populations, et nous poursuivrons notre collaboration avec nos partenaires régionaux pour relever les défis auxquels est confronté l’est du Congo », a déclaré le dirigeant ougandais sur son compte X.

Cette entrevue fait suite à la visite officielle du Président Félix Tshisekedi en Ouganda les 11 et 12 mai 2026. Lors de cette précédente rencontre, les deux chefs d’État avaient eu un entretien en tête-à-tête à Entebbe, culminant avec la signature de six protocoles d’accord. Ces textes, préparés et validés lors de la 9e session de la Commission permanente mixte, impliquaient quinze membres des gouvernements congolais et ougandais.

Les accords signés visent à renforcer l’intégration économique et à instaurer un espace de prospérité mutuelle, tout en respectant la souveraineté et l’intégrité territoriale de chaque État. Ils couvrent des domaines variés tels que l’utilisation interétatique des ressources de recherche et de sauvetage (SAR), l’intensification du commerce bilatéral, la coopération en administration publique, les technologies de l’information et de la communication, la promotion des exportations et le développement du tourisme. Cette dynamique diplomatique souligne une volonté de renforcer les relations bilatérales entre Kinshasa et Kampala au sein de la région des Grands Lacs, particulièrement dans un contexte de tensions croissantes avec Kigali. Malgré les initiatives de paix menées à Washington et Doha, les résultats concrets sur le terrain se font encore attendre, malgré quelques avancées dans les négociations.