Les raisons de la rupture de l’accord de pêche entre le Gabon et l’Union européenne
Une nouvelle orientation pour la gestion des ressources maritimes au Gabon
Le Gabon a officiellement décidé de ne pas reconduire son partenariat halieutique avec l’Union européenne. Ce choix marque une rupture significative dans les relations commerciales entre Libreville et Bruxelles, illustrant une volonté de réformer en profondeur la gestion des eaux territoriales gabonaises au profit de l’économie nationale.
L’arrêt de cet accord s’inscrit dans une stratégie de souveraineté visant à favoriser la transformation locale des produits de la pêche. À Libreville, des infrastructures comme l’usine du groupe IBL témoignent de cette ambition de capter davantage de valeur ajoutée sur le sol gabonais. Plutôt que de concéder l’accès à ses zones de pêche à des flottes étrangères, le pays semble désormais privilégier le développement de sa propre industrie.
Ce changement de cap est perçu comme une étape clé pour la politique africaine en matière de ressources naturelles. En mettant fin à cette entente, le Gabon entend rééquilibrer ses partenariats internationaux et garantir que la richesse halieutique bénéficie directement à la société africaine et aux acteurs économiques locaux.