Le Gabon ambitionne d’atteindre une croissance économique de 7% d’ici 2030

Après une décennie marquée par une stagnation économique sous le seuil des 5 %, le Gabon s’apprête à opérer un tournant stratégique majeur. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a tracé les contours d’une nouvelle orientation visant à rompre avec la dépendance historique aux rentes traditionnelles du pays.

Mettre fin à l’illusion du modèle rentier

Le diagnostic porté sur la léthargie de l’économie nationale est sans concession : le modèle actuel, basé sur l’exportation brute, ne parvient pas à générer une croissance inclusive. Pour le chef de l’État, expédier le pétrole et le manganèse sans transformation locale revient à exporter les emplois qui devraient bénéficier à la population.

Les trois piliers de la relance économique

Afin de bâtir une structure économique solide et créatrice de valeur, la stratégie nationale s’articule désormais autour de trois axes fondamentaux :

  • L’industrialisation accélérée par le biais de la transformation des matières premières sur le territoire.
  • La diversification des revenus, en mettant l’accent sur les secteurs de l’agriculture et des services.
  • L’amélioration du climat des affaires pour instaurer un cadre propice aux investissements nationaux et internationaux.

Le PNCD 2026-2030 : une feuille de route pour l’émergence

Cette ambition se concrétise à travers le Plan national de croissance et de développement (PNCD) pour la période 2026-2030. Ce programme vise à propulser le taux de croissance du Gabon vers des sommets inédits, ciblant une progression annuelle comprise entre 6 % et 7 %.

Le PNCD identifie plusieurs secteurs moteurs : la valorisation industrielle du manganèse, le développement des filières d’élevage (avicole et bovine), l’expansion du numérique et l’exploitation durable des ressources forestières via les marchés carbone.

En associant ces objectifs économiques à une gouvernance restaurée et rigoureuse, Brice Clotaire Oligui Nguema entend repositionner le pays parmi les nations les plus dynamiques de la région d’ici la fin de la décennie. C’est un signal fort pour la société africaine et le développement du peuple Afrique.