Un match soporifique, où la peur de l’erreur a étouffé toute ambition sportive. Saint-Étienne et Nice se sont neutralisés (0-0) lors du barrage aller de Ligue 1/Ligue 2, mardi soir, sous un ciel de Geoffroy-Guichard. Pourtant, en théorie, ces deux formations n’auraient jamais dû se retrouver dans une telle situation. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 11 tirs, aucun cadré, un xG cumulé de seulement 0,41. L’énergie dépensée a surpassé l’envie de briller.
L’arbitre Bastien est resté le seul acteur à marquer l’empreinte du match. Deux occasions ratées de sanctions ont cristallisé l’atmosphère tendue : un contact violent sur Luan Gadegbeku (34e) et un pied dangereux de Lucas Stassin sur Peprah Oppong (41e). Aucune autre action notable n’a émaillé ce premier acte.
La pause a redonné un semblant de dynamisme au Chaudron. Les initiatives des Verts ont commencé à poindre, portées par une foule en liesse. Zuriko Davitachvili a frôlé la réussite d’un coup franc brossé (58e), suivi d’une puissante volée d’Augustine Boakye (60e). Maxime Bernauer a confirmé ce regain d’énergie (66e). Face à eux, les Niçois, privés d’Elye Wahi et cadenassés par Julien Le Cardinal et Bernauer, ont peiné à émerger. Mohamed-Ali Cho, malgré sa vitesse, n’a jamais trouvé l’ouverture.
L’incident Boudaoui : un tournant dans le match
Dès la 10e minute, l’Algérien Hicham Boudaoui a dû quitter le terrain, victime d’un choc violent à la mâchoire après une collision avec Abdoulaye Kanté. Les images, glaçantes, ont révélé l’ampleur de la blessure. Remplacé par Charles Vanhoutte, son avenir s’assombrit : incertain pour le match retour, voire compromis si le protocole commotion est déclenché. Une préparation pour le Mondial avec l’Algérie qui pourrait être sérieusement perturbée.
Le match retour, programmé vendredi à l’Allianz Riviera, se déroulera à huis clos, après les incidents survenus lors de la 34e journée contre Metz le 17 mai. Peu importe le scénario – 90 minutes, prolongations ou tirs au but –, le nom du 18e participant à la Ligue 1 2026-2027 sera connu. Même si le spectacle laisse à désirer, l’enjeu reste colossal.