Le casse-tête de Scaloni : qui de Martinez ou Alvarez pour accompagner Messi en attaque ?

Qui de Julian Alvarez ou Lautaro Martinez ?

L’Argentine se passionne pour un débat qui agite le monde du football : qui de Julian Alvarez ou de Lautaro Martinez doit être titularisé à la pointe de l’attaque ? Comme lors des sacres à la Coupe du monde 2022 et à la Copa America 2024, le sélectionneur Lionel Scaloni fait face à ce dilemme pour choisir l’associé de Lionel Messi, dont la place est évidemment indiscutable, encore plus après son triplé lors du match d’ouverture.

Il s’agit d’un véritable problème de luxe pour l’entraîneur, qui peut compter sur deux des cinq avants-centres les mieux cotés du marché, à l’instar de Didier Deschamps avec ses options offensives comme Mbappé et Dembélé. Si la valeur marchande d’un joueur (100 millions d’euros pour Alvarez, 85 pour Martinez selon Transfermarkt) est influencée par des facteurs comme la durée de son contrat, elle souligne la qualité exceptionnelle des attaquants de l’Atletico et de l’Inter.

Argentina's forward #09 Julian Alvarez and forward #22 Lautaro Martinez take part in an MD-1 training session at Sporting KC Training Centre in Kansas City, on June 15, 2026, on the eve of the 2026 World Cup Group H football match between Argentina and Algeria. (Photo by JUAN MABROMATA / AFP)

Des profils complémentaires : la puissance contre la technique

Bien qu’ils soient tous deux des buteurs redoutables mesurant à peine plus d’1m70, Martinez et Alvarez présentent des styles de jeu distincts. Titulaire lors du premier match, Martinez (28 ans) est un atout précieux pour l’équipe grâce à son jeu de tête supérieur, qui lui a permis de marquer cinq fois de la « cabeza » cette saison, contre aucune pour son compatriote. Il représente ainsi une menace constante sur les coups de pied arrêtés. Surnommé « El Toro », il est une arme redoutable en contre-attaque avec ses courses tranchantes et sa capacité à finir les actions, comme en témoigne sa bicyclette contre le Pérou.

Son jeu dos au but et son engagement dans les duels lui confèrent une palette défensive plus étendue que celle d’Alvarez (26 ans). Ce dernier, surnommé « La Araña » (l’araignée), brille par sa qualité de dribble et ses courses balle au pied qui permettent de faire progresser le bloc. Moins attiré par la profondeur que son aîné, il est plus créatif, avec huit passes décisives à son actif cette saison. S’il ne marque pas de la tête, il compense par une frappe puissante des deux pieds et une technique qui lui permet de se sortir des situations les plus complexes.

Statistiques : un avantage récent pour Martinez

La relation de Lautaro Martinez avec la Coupe du Monde est complexe, puisqu’il n’a jamais marqué en huit matchs dans la compétition. En 2022, la hiérarchie s’était inversée : après deux titularisations sans but contre l’Arabie Saoudite et le Mexique, l’Intériste avait perdu sa place au profit d’Alvarez, qui avait saisi sa chance contre la Pologne. Avec quatre buts, dont un doublé en demi-finale contre la Croatie, le joueur alors à Manchester City était devenu le numéro 1. Scaloni lui a renouvelé sa confiance lors de la Copa America 2024, malgré un bilan inférieur à celui de son rival (2 buts contre 5). Pourtant, depuis juin 2024, les statistiques en sélection penchent en faveur de Martinez, auteur de treize buts et trois passes décisives en 1180 minutes, contre sept buts et deux passes pour Alvarez en 1600 minutes.

État de forme et contexte du transfert

La performance en demi-teinte de Martinez lors du premier match a cependant relancé le débat. Julian Alvarez, qui était le titulaire habituel, n’a pas débuté la compétition à cause d’une blessure au mollet contractée avec l’Atletico. Ses 35 minutes contre l’Algérie étaient ses premières depuis le 5 mai. « Julian est prêt à jouer », avait pourtant assuré Scaloni. Le fera-t-il débuter contre l’Autriche ? La question est d’autant plus pertinente que l’attaquant est au cœur de la plus grande saga du mercato espagnol. Courtisé par le Barça, Arsenal et le PSG, l’Argentin sous contrat jusqu’en 2030 aurait fait part de son intention de quitter l’Atletico et de ne plus évoluer sous les ordres de Simeone. Cette agitation extra-sportive pourrait bien marquer son été et influencer ses performances.