La Côte d’Ivoire s’impose comme la signature la plus fiable d’Afrique subsaharienne

Un tournant historique pour les finances ivoiriennes

La Côte d’Ivoire franchit un nouveau palier dans sa gestion économique. Le Fonds monétaire international (FMI) a officiellement reclassé le pays dans la catégorie à « risque faible » de surendettement. Cette décision, validée le 24 juin dernier lors d’un conseil d’administration, concerne tant la dette extérieure que la dette publique globale. C’est une distinction inédite pour une économie d’Afrique subsaharienne, propulsant Abidjan au rang de partenaire financier de premier plan.

Ce nouveau statut marque la fin d’une période de plus de dix ans durant laquelle la nation était maintenue sous un risque jugé « modéré ». Ce progrès est le fruit d’une politique de consolidation budgétaire rigoureuse entamée dès 2023. Les efforts de l’État se traduisent par une amélioration notable des indicateurs : la dette de l’administration centrale devrait se situer à 57,1 % du PIB d’ici la fin de l’année 2025, affichant une baisse par rapport aux 59,5 % enregistrés précédemment.

Au-delà de l’aval des institutions internationales, les investisseurs privés avaient déjà témoigné leur confiance envers la solidité ivoirienne. En février, une levée de fonds de 1,3 milliard de dollars sur les marchés internationaux a rencontré un succès massif, avec une demande cinq fois supérieure à l’offre. Avec un taux d’intérêt de 5,39 %, le plus bas observé dans la région depuis une demi-décennie, la Côte d’Ivoire confirme son attractivité et la résilience de son modèle économique.