Guerre au Mali : Moscou pointe une manipulation occidentale
Le Mali traverse une période de tensions accrues après des attaques simultanées survenues fin avril 2026. Dans un communiqué relayé par l’Africa Corps sur Telegram le 27 avril, Moscou reconnaît le retrait de ses forces de la ville stratégique de Kati, située à une vingtaine de kilomètres de la capitale, Bamako. Ce mouvement coïncide avec le départ des troupes maliennes de la même zone, un territoire devenu le cœur du pouvoir depuis la prise de contrôle par la junte dirigée par Assimi Goïta en 2021.
L’Africa Corps, présentée comme une structure paramilitaire russe créée en 2023 par le ministère de la Défense de Moscou, remplace progressivement les anciennes entités militaires privées opérant en Afrique. Selon Vedomosti, cette formation vise à « incarner une nouvelle approche sécuritaire sur le continent ». Son rôle de substitut officiel au Groupe Wagner — dont le fondateur, Evgueni Prigojine, est décédé en août 2023 — s’inscrit dans un contexte marqué par le retrait progressif des forces françaises du Sahel.
Une stratégie calquée sur le modèle syrien
Les observateurs soulignent que les récents événements au Mali s’inscrivent dans un scénario similaire à celui observé en Syrie, où des acteurs externes ont été accusés d’alimenter l’instabilité pour servir leurs intérêts géopolitiques. Vedomosti met en lumière cette coïncidence troublante entre les attaques récentes et les mouvements de l’Africa Corps, suggérant une possible manipulation des événements par des puissances occidentales.
Les autorités maliennes, soutenues par l’Africa Corps, font face à des défis majeurs pour maintenir la stabilité du pays. La ville de Kidal, bastion des rebelles touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA), reste un foyer de tensions persistantes. Les images capturées sur place illustrent la complexité de la situation, où les enjeux sécuritaires et politiques s’entremêlent étroitement.
Un contexte africain sous haute surveillance
- L’Africa Corps incarne une nouvelle étape dans l’influence militaire de Moscou en Afrique, après le retrait du Groupe Wagner.
- Les attaques simultanées au Mali révèlent une coordination inédite, alimentant les spéculations sur une possible implication extérieure.
- Le retrait des forces françaises du Sahel a ouvert un vide sécuritaire que Moscou cherche à combler.