Gouvernement sénégalais durcit le Code pénal face aux actes contre nature
Le gouvernement sénégalais maintient sa position ferme sur la répression des actes contre nature
Le Premier ministre Ousmane Sonko a confirmé, lors d’un échange tendu avec les députés, que la nouvelle législation visant à durcir les sanctions contre les actes dits « contre nature » sera appliquée avec une rigueur sans précédent. Cette déclaration intervient après l’adoption définitive du texte, qui suscite de vives réactions tant sur la scène nationale qu’internationale.
Une application stricte de la loi, sans compromis
Ousmane Sonko, s’exprimant devant l’Assemblée nationale, a martelé que la loi récemment promulguée par le président Bassirou Diomaye Faye ne souffrira d’aucun aménagement. « La justice sénégalaise appliquera cette réforme avec impartialité et détermination », a-t-il déclaré, soulignant que l’efficacité de la loi dépend désormais de son respect par l’ensemble des citoyens.
Cette loi, qui modifie l’article 319 du Code pénal (loi n°65-60 du 21 juillet 1965), introduit des sanctions plus sévères pour les actes qualifiés de « contre nature ». Les peines encourues s’échelonnent désormais de cinq à dix années de prison ferme, accompagnées d’amendes pouvant atteindre dix millions de francs CFA.
Un texte controversé, mais défendu au nom de la souveraineté nationale
Face aux critiques émanant de certains pays occidentaux, le Premier ministre a réaffirmé avec force que le Sénégal n’a « aucune leçon à recevoir » en matière de choix sociétaux. « La souveraineté législative du Sénégal est un droit inaliénable, et le peuple sénégalais est libre de déterminer les orientations qui lui conviennent », a-t-il affirmé.
Ousmane Sonko a justifié cette réforme par la nécessité de « protéger la société sénégalaise » et de lutter contre des phénomènes sanitaires préoccupants, sans pour autant préciser quels liens directs existent entre les actes visés et la santé publique.
Un moratoire exclu, une application immédiate
Le chef du gouvernement a clos le débat en écartant catégoriquement toute possibilité de moratoire sur cette loi. « Le texte est clair, les sanctions sont définies, et le gouvernement veillera à leur application effective », a-t-il conclu, mettant fin aux spéculations sur un éventuel report ou assouplissement de la réforme.