Diplomates européens déclarés persona non grata au Burkina Faso
Le Burkina Faso expulse deux diplomates de l’Union européenne
Le gouvernement burkinabè a pris une décision ferme en déclarant deux diplomates européens persona non grata sur son territoire. Cette mesure, effective depuis hier, impose à ces responsables de quitter le pays sous 72 heures, sans que les autorités n’aient justifié leur choix.
Parmi les expulsés figure le chef de délégation adjoint de l’Union européenne en charge des questions de presse et d’information, ainsi que la chargée de programme de la Délégation de l’UE à Ouagadougou. Ces informations ont été confirmées par l’agence d’information burkinabè (AIB).
Un contexte de tensions diplomatiques accrues
Cette expulsion intervient dans un climat déjà tendu entre le Burkina Faso et l’Union européenne. Le 22 juin dernier, le ministre des Affaires étrangères burkinabè, Karamoko Jean-Marie Traoré, avait convoqué l’ambassadeur européen Daniel Aristi Gaztelumendi pour protester contre une résolution du Parlement européen jugée « hostile » et perçue comme une ingérence dans les affaires internes du pays.
Quelques semaines plus tard, le 26 juin, Ouagadougou a franchi une nouvelle étape en rompant officiellement ses relations diplomatiques avec la France, renforçant ainsi l’isolement du pays sur la scène internationale.
Des relations en net refroidissement
Cette décision marque un nouveau tournant dans les relations entre le Burkina Faso et ses partenaires européens. L’absence de communication officielle sur les motifs de l’expulsion laisse place à des spéculations, mais confirme une volonté politique de marquer une distance avec les institutions européennes.
Alors que les tensions persistent, cette mesure pourrait s’inscrire dans une stratégie plus large visant à affirmer la souveraineté nationale et à réduire l’influence extérieure sur les décisions internes.