Dernier match de Ligue 1 : nantes-toulouse interrompu après envahissement du terrain

Un match de Ligue 1 marqué par l’envahissement du terrain et des fumigènes

  • La rencontre entre Nantes et Toulouse, lors de la 34ᵉ journée de Ligue 1, a été définitivement interrompue après des incidents graves.
  • Des supporters nantais ont envahi la pelouse et lancé des fumigènes, forçant l’arbitre à arrêter le match.

La fin de saison de Ligue 1 a pris une tournure chaotique lors du match opposant Nantes à Toulouse. La rencontre, initialement prévue pour la 34ᵉ et dernière journée, a été définitivement interrompue après que des supporters nantais ont envahi la pelouse du stade de la Beaujoire et lancé des fumigènes.

À la 22ᵉ minute, alors que le score était de 0-0, la Tribune Loire a été le théâtre d’une invasion massive des supporters locaux. L’arbitre Stéphanie Frappart a immédiatement ordonné le retour des joueurs aux vestiaires, avant de confirmer l’arrêt définitif de la partie pour des raisons de sécurité.

Il a été décidé d’interrompre définitivement la rencontre sur décision du préfet pour des raisons de sécurité, a déclaré l’arbitre internationale lors d’une conférence de presse, près de 40 minutes après l’incident.

Des supporters nantais regagnent leur tribune sous surveillance des CRS, malgré quelques échauffourées

Sur le bord de la pelouse, l’entraîneur nantais Vahid Halilhodzic a tenté de retenir les supporters avant d’être lui-même retenu par des membres de la sécurité. Visiblement ému, il a ensuite expliqué à la presse que ce match représentait son dernier coaching et que cette situation lui faisait très mal.

Quelques minutes plus tard, les supporters nantais ont regagné leur tribune sous bonne escorte, bien que des échauffourées aient persisté. Une cellule de crise, incluant le préfet, les forces de l’ordre, les représentants des clubs et les arbitres, s’est rapidement réunie pour statuer sur le sort de la rencontre.

Après plus de 30 minutes de délibération, Stéphanie Frappart et le délégué du match ont annoncé l’arrêt définitif de la partie. Waldemar Kita, président du FC Nantes, et son fils Franck, directeur général délégué, n’étaient pas présents au stade lors de la rencontre, bien qu’ils aient partagé un repas avec l’équipe quelques heures plus tôt.

Cet incident rappelle celui survenu lors de la saison précédente entre Montpellier et Saint-Étienne, où des fumigènes en tribune avaient entraîné la fermeture de la tribune des ultras montpelliérains.