Crise judiciaire au Sénégal : sonko exige des comptes face aux lenteurs
crise judiciaire au Sénégal : sonko exige des comptes face aux lenteurs
Lors d’une réunion interministérielle tenue ce jeudi, le Premier ministre Ousmane Sonko a vivement critiqué les dysfonctionnements récurrents du système judiciaire sénégalais. Son intervention a marqué un tournant dans la gestion des affaires de détournement présumé de fonds publics, mettant en lumière l’inefficacité des procédures et l’absence de résultats concrets.
une interpellation directe de la ministre de la justice
Le chef du gouvernement a interpellé publiquement la ministre de la Justice, Yassine Fall, après que cette dernière ait présenté l’état d’avancement des dossiers judiciaires. Ousmane Sonko a pointé du doigt le rythme trop lent des enquêtes et l’impunité persistante dans plusieurs affaires sensibles, soulignant que des ressources publiques auraient été dilapidées sans que des condamnations ne soient prononcées.
« Des milliards de francs CFA ont été détournés, et pourtant, les procédures s’enlisent sans que les responsabilités ne soient clairement établies », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de redonner confiance aux citoyens dans les institutions.
des blocages structurels dénoncés
Au-delà des critiques sur les lenteurs, Ousmane Sonko a évoqué des obstacles structurels dans le traitement des dossiers. Il a appelé à une réforme en profondeur du système judiciaire, évoquant un possible « blocage institutionnel » qui freine l’avancée des affaires. Selon lui, cette situation menace la crédibilité de l’action publique et justifie une mobilisation immédiate.
La ministre de la Justice a répondu en assurant que son département travaillait activement à accélérer les procédures. Elle a rappelé que les services judiciaires poursuivaient leurs investigations lorsque les preuves étaient suffisantes, malgré des contraintes administratives et logistiques.
transparence et reddition des comptes au cœur du débat
Ousmane Sonko a réaffirmé que la reddition des comptes était une priorité absolue pour le gouvernement. Il a exigé une plus grande transparence dans le suivi des dossiers et une célérité accrue pour éviter que l’impunité ne s’installe. « Les citoyens méritent des réponses rapides et des décisions judiciaires sans délai », a-t-il martelé.
En conclusion de son intervention, il a rappelé que ces affaires relevaient de l’intérêt général et devaient être traitées avec la rigueur nécessaire pour préserver la confiance dans les institutions judiciaires.