Côte d’Ivoire : une économie verte pour un avenir durable face au climat
Côte d’Ivoire : vers une économie verte et résiliente face aux défis climatiques
Abidjan – À l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement célébrée chaque année le 5 juin, la Côte d’Ivoire a réitéré avec force sa volonté de bâtir un modèle économique sobre en carbone, résilient et respectueux de l’environnement. Cette année, le thème mondial « Air – Action pour le climat » a servi de cadre à une déclaration gouvernementale ambitieuse, lue par le ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, Abou Bamba.
Dans un contexte où les impacts du changement climatique s’intensifient, avec des pluies de plus en plus irrégulières, des températures en hausse, une dégradation accélérée des sols agricoles, une érosion côtière marquée et des inondations répétées, les autorités ivoiriennes ont souligné l’urgence d’accélérer les réformes pour renforcer la résilience nationale. « Notre objectif est limpide : édifier une économie résiliente, sobre en carbone et respectueuse de l’environnement », a affirmé le gouvernement, rappelant que cette ambition s’inscrit pleinement dans les engagements internationaux du pays, notamment ceux issus de l’Accord de Paris.
Plusieurs initiatives structurantes ont été mises en place pour concrétiser cette vision. Parmi elles figurent la nouvelle loi sur le Code de l’environnement, la loi dédiée à la lutte contre les changements climatiques, la création de la Commission nationale de lutte contre les changements climatiques, ainsi qu’un renforcement des évaluations environnementales et sociales des projets. Parallèlement, la Côte d’Ivoire déploie sa troisième génération de Contributions déterminées au niveau national (CDN), avec un objectif chiffré : réduire de 33,07 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2035, en visant une neutralité carbone à long terme.
Le pays a également consolidé son rôle de leader africain en matière de finance climatique grâce à l’installation du bureau régional Afrique du Fonds vert pour le climat à Abidjan. Concernant la qualité de l’air, thème phare de cette édition, les autorités ont déployé un réseau de surveillance équipé de capteurs dédiés, tandis que le Centre ivoirien anti-pollution (CIAPOL) intensifie ses contrôles sur les sites émetteurs de polluants atmosphériques.
Cependant, le ministre a tenu à rappeler que l’action étatique ne suffit pas à elle seule. Il a appelé l’ensemble des acteurs – populations, collectivités locales, secteur privé et société civile – à adopter des comportements plus responsables pour réduire les différentes formes de pollution. Le thème national « Soyons la solution, pas la pollution ! » incarne cette mobilisation collective en faveur de la préservation des ressources naturelles et de l’amélioration du cadre de vie des citoyens.
Pour les responsables gouvernementaux, cette transition écologique représente une réelle opportunité économique. Elle pourrait générer des emplois verts, renforcer la sécurité alimentaire et stimuler des secteurs innovants comme les énergies renouvelables, les transports durables et la construction écologique. Enfin, pour signaler les infractions environnementales, les citoyens sont invités à utiliser le numéro vert 1372, signe que la Côte d’Ivoire place la protection de son environnement au cœur de son projet de société.