
Avec ce projet ambitieux, la Côte d’Ivoire pourrait devenir le deuxième pays africain à se doter d’un train à grande vitesse, après le Maroc. Ce tracé ferroviaire de 640 kilomètres, actuellement à l’étude, vise à réduire considérablement les temps de trajet entre Abidjan et Yamoussoukro, actuellement effectués en près de trois heures par la route. Une fois opérationnelle, cette ligne permettrait de relier les deux villes en un temps record de 45 minutes.
Le projet ne s’arrête pas là : il prévoit également d’étendre son réseau vers le nord du pays, avec des arrêts prévus à Bouaké, deuxième ville du pays, ainsi qu’à Korhogo et Ferkessédougou. Ces infrastructures pourraient jouer un rôle clé dans la désenclavement des régions et la dynamisation des échanges économiques.
Pour le gouvernement ivoirien, dirigé par le Premier ministre Robert Beugré Mambé, ce TGV s’inscrit dans une stratégie globale de modernisation des transports. Ce projet s’ajoute à d’autres initiatives majeures, comme la construction d’un nouveau métro à Abidjan d’ici 2029, le développement de 1 000 kilomètres d’autoroutes et l’édification de deux nouveaux aéroports à San Pedro et Bondoukou. Ces réalisations symbolisent l’ambition du président Alassane Ouattara de transformer le pays en un hub économique et social moderne.
Un levier pour l’attractivité et la croissance
Au-delà de la réduction des temps de trajet, ce TGV pourrait renforcer l’attractivité de Yamoussoukro, souvent éclipsée par Abidjan, et contribuer à désengorger la capitale économique où les tensions immobilières sont fortes. Ce projet pourrait également servir de vitrine pour la candidature de la Côte d’Ivoire à l’organisation de la Coupe du Monde de football en 2038, bien que les chances de succès restent limitées face à la candidature du Maroc déjà retenue pour l’édition 2030.
Les études de faisabilité et de financement sont en cours, et ce projet phare pourrait marquer une nouvelle étape dans le développement des infrastructures en Afrique de l’Ouest. Une avancée technologique et économique qui positionnerait la Côte d’Ivoire comme un acteur clé de la mobilité sur le continent.