Côte d’Ivoire : un baromètre pour améliorer les services financiers des usagers
Côte d’Ivoire : un Baromètre innovant pour évaluer la qualité des services financiers
Abidjan accueille le lancement d’un outil révolutionnaire dédié à la mesure de la satisfaction des usagers des services financiers. Ce Baromètre digital, fruit de l’initiative de l’Observatoire de la qualité des services financiers en Côte d’Ivoire (OQSF-CI), promet de transformer la relation entre les prestataires et leurs clients.
Un outil de mesure en temps réel pour une inclusion financière renforcée
Ce Baromètre, officiellement dévoilé en grande pompe à Abidjan, se présente comme une plateforme digitale capable de recueillir instantanément les retours des utilisateurs. Son objectif ? Transformer les expériences bancaires, digitales et assurantielles en données exploitables pour améliorer durablement la qualité des services proposés.
Selon les autorités présentes, cet instrument s’inscrit dans une logique de gouvernance par la donnée. Galla Kouamé Armand, conseiller technique du ministère ivoirien de l’Économie, des Finances et du Budget, a souligné : « En dotant l’observatoire d’un outil fiable, nous passons d’une approche théorique à une gestion concrète de la qualité. L’inclusion financière ne se limite pas à l’accès aux services : elle exige transparence, respect des droits et satisfaction des usagers, qu’il s’agisse d’un entrepreneur, d’un agriculteur ou d’un utilisateur de mobile money. »
Un thermomètre de la performance financière pour les acteurs du secteur
Adama Coulibaly, représentant le ministre, a qualifié ce Baromètre de « thermomètre précis » permettant d’évaluer mois après mois l’efficacité des mesures mises en place. Il servira également à identifier les freins persistants à la satisfaction des consommateurs et à l’inclusion financière.
Contrairement à une idée reçue, cet outil n’a pas vocation à sanctionner. Pour les autorités, il s’agit avant tout d’un levier de performance pour les institutions financières. Comme l’a rappelé M. Galla : « L’exigence qualité n’est plus une option, mais une nécessité pour rester compétitif sur le marché. »
Un nouveau contrat de confiance entre les acteurs financiers et les usagers
Arthur Ahoussi, directeur général du Trésor et président du conseil d’orientation de l’OQSF-CI, a mis en avant la dimension collaborative de ce projet. « Ce Baromètre n’est pas qu’un simple outil technique. Il incarne un nouveau contrat de confiance entre le secteur financier et les consommateurs. »
Il a ajouté : « En mesurant la satisfaction, nous ne nous contentons pas de collecter des avis. Nous élevons les standards de notre pays, car chaque prestation financière répond à une attente. » Léocadie Loukou Yao, secrétaire exécutive de l’OQSF-CI, a abondé dans ce sens : « Notre ambition est de transformer les retours des usagers en intelligence qualité pour une amélioration continue des services. »
Un instrument au service de l’amélioration permanente
Le Baromètre QSSF-CI se veut un observatoire permanent, analysant en continu les données pour affiner les stratégies des acteurs financiers. Ses missions ?
- Recueillir les perceptions et attentes des usagers ;
- Produire des indicateurs fiables pour orienter les décisions ;
- Renforcer la confiance entre prestataires et consommateurs ;
- Transformer l’expérience utilisateur en leviers d’innovation.
Avec cette initiative, la Côte d’Ivoire se dote d’un mécanisme unique en Afrique de l’Ouest pour évaluer et améliorer la qualité des services financiers, plaçant l’écoute des citoyens au cœur de sa politique économique.